Pour que vivent nos langues. Des rassemblements dans toute la Bretagne et dans l’hexagone

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Le collectif Pour que vivent nos langues a organisé samedi 1er juin des rassemblements pour demander une modification de la constitution au sujet des langues régionales. Ainsi en Bretagne, des mobilisations ont eu lieu, à Guingamp, Lannion, Saint-Brieuc, Morlaix, Brest, Quimper, Rennes, Redon, Nantes, Vannes, Lorient, Pontivy 

Des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bretagne pour défendre les langues régionales. A Guingamp, comme dans une dizaine d’autres villes, les manifestants ont exprimé leur ras-le-bol du statut de « sous-langues » infligé au breton et au gallo. Ils réclament une modification de l’article 2 de la Constitution afin de leur accorder une reconnaissance officielle. Unis derrière le slogan « Brezhoneg Yeiz Ofisiel (« Breton langue officielle »), les manifestants, toutes générations confondues, dénonçaient le fait que le français soit la seule langue officielle de la République, reléguant les langues régionales au rang de simples dialectes.

Cette mobilisation, qui a eu lieu à une semaine des élections européennes, visait également à faire entendre la voix des défenseurs des langues régionales auprès des institutions européennes.

Pour modifier la Constitution et accorder une reconnaissance officielle aux langues régionales, un long combat s’annonce. L’Assemblée nationale et le Parlement doivent se réunir en congrès pour adopter une telle mesure. A l’heure actuelle, aucune date n’a encore été fixée.

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« Malgré le vote de la loi MOLAC en 2021, pour la protection et la promotion des langues régionales, une interprétation restrictive de l’article 2 de la Constitution (qui indique notamment que la langue de la République est le français) continue à être systématiquement opposée à chaque avancée possible pour nos langues, et les problèmes se multiplient.
 
La liberté de choisir le prénom de son enfant avec un signe dit « diacritique » est systématiquement remise en question quand il s’agit de prénoms régionaux (cas des Fañch, Iñaki, Aña, Artús). Les collectivités publiques souhaitant développer l’usage de nos langues dans leurs institutions ont été systématiquement attaquées et leurs délibérations annulées au Conseil d’État ou au tribunal administratif.   
 
La situation se détériore dans l’enseignement avec l’ « oubli » des langues régionales lors des réformes du collège, réformes du lycée, « choc des savoirs » et maintenant lors de la réforme annoncée de la formation des enseignants, leur disparition pour les épreuves du baccalauréat, la non-application de la généralisation de l’enseignement des langues régionales à tous les élèves d’un territoire qui le souhaite, inscrite dans la loi en 2021,  l’insécurité juridique de la circulaire de l’Éducation Nationale de 2021 censée protéger l’enseignement par immersion, le blocage de  la contractualisation de Scola Corsa et le non-renouvellement des conventions avec les réseaux d’écoles associatives par immersion comme Seaska ou Diwan.

Nos langues ont besoin d’une sécurité juridique qui nécessite dès à présent une modification de la Constitution » indique le collectif.

Au Pays Basque, des manifestations ont été recensées à Ascain, Bayonne, Briscous, Ciboure, Hendaye, Saint-Jean-Pied de Pors, en Corse à Bastia et Ajaccio, en Alsace à Colmar et Strasbourg, en Occitanie  à Nîmes, Montpellier , Toulouse , Lavaur, Lescar, Narbonne, Périgueux, Carcassonne, Cintegabelle, PIbrac, Cournonterral, Gaillac, Agen, Leguevin, Pau, Béziers, Félines Minervois, Artix, Gignac, Albi, Mèze, Saint Cére et enfin, en Catalogne, sur l’étang de Saint-Estève

Crédit photo : Twitter
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Une réponse à “Pour que vivent nos langues. Des rassemblements dans toute la Bretagne et dans l’hexagone”

  1. Gwilhmod dit :

    une petite centaine à Guingamp : c’est un échec cuisant.

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