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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.
Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».
En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.
Le 4 septembre, c’est la Sainte Roza
Sainte italienne de l’ordre des Franciscain au 13e siècle.
Née dans une famille très pauvre, à l’époque où Frédéric II était en conflit avec l’Église et voulait s’emparer des États pontificaux.
Très pieuse depuis sa petite enfance, elle allait tous les jours à l’église, et distribuait son pain aux mendiants. Sa légende raconte qu’elle ressuscita sa tante, qu’on emmenait au cimetière.
Soucieuse de vivre une vie de pauvreté et d’identification au Christ, elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint François, afin de réaliser son idéal religieux.
Obéissant à sa vocation qui lui disait d’exhorter les foules à la pénitence et à la soumission au Pape, elle commença a parcourir les rues de Viterbe, en habit de pénitente, pieds nus, un crucifix à la main. Des miracles étaient observés sur son passage.
Toutefois, le gouverneur impérial de Viterbe, irrité par l’influence de Rose, la fit comparaître à son tribunal. Elle lui répondit : « Je parle sur l’ordre d’un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir». Elle finit par être chassée de Viterbe avec toute sa famille et partit à Soriano nel Cimino.
Sainte Rose, peu de temps après, annonça la mort de Frédéric II qui, effectivement, succomba. Les habitants de Viterbe rappelèrent Rose, et la reçurent triomphalement. Le Pape Innocent IV put, peu après, regagner Rome.
Ne pouvant pas entrer au couvent de Ste Marie des Roses, parce qu’elle était trop pauvre, elle vécut dans la maison de ses parents, se vouant à la contemplation et à la pénitence. Plusieurs autres jeunes filles la rejoignirent.
Elle mourut le 6 mars 1252. Au moment de rendre l’âme, elle dit à ses parents : « Je meurs avec joie, puisque je vais être unie à mon Dieu. Il ne faut pas avoir peur de la mort, elle n’est pas effrayante, mais douce et précieuse ». Son corps, six mois après son décès, fut transporté au monastère de Viterbe, sur l’ordre du Pape Alexandre IV. Sa dépouille était en parfait état de conservation. De nombreux miracles eurent lieu sur son tombeau.
Le 4 septembre, à Viterbe une grande fête a lieu en son honneur, durant laquelle la statue de la sainte est portée en procession à travers la ville.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “A la découverte des Saints Bretons. Le 4 septembre, c’est la Sainte Roza”
pour moi c’est la sainte ROSALIE ma belle mère très chrétienne et ce jour c’est la beétification de SAINT JEAN PAUL II ELLE POLONAISE !!!!
BONNE FETE