Afrique du Sud : Vers un Cap indépendant ?

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Face au chaos racial en Afrique du Sud (une réunion publique de l’EFF dans un stade la semaine dernière a vu Julius Malema entonner la chanson anti-blanche « Kill the Boers »), certains habitants du Cap, à l’ouest du pays, ont choisi le CapExit, ou l’indépendance de la région du Cap.

Le Cap est une région à part en Afrique du Sud avec une population avec une très forte composante métisse et blanche mais sans que puisse se dessiner une majorité raciale claire comme ailleurs dans le pays où les Noirs dominent. De la même façon, l’usage de l’afrikaans est plus important avec une petite moitié de la population qui parle cette langue dérivée de l’ancien néerlandais.

« Dévolution », « indépendance », « autonomie », « référendum », le paysage politique nationaliste capiste est assez bigarré et recouvre toutes les solutions, de la plus modérée à la plus radicale, pour s’éloigner le plus possible de la gestion de l’ANC et du retour de l’Afrique du Sud vers son « africanité ». Ainsi, dans la province du Wes Kaap (Cap-Occidental), le « premier ministre » (sorte de président du conseil régional avec beaucoup plus de pouvoirs) est un membre de la DA depuis 2009 et non un membre de l’ANC comme dans les autres provinces.

Au niveau économique, le Cap-Occidental est aussi à part avec un revenu par habitant le plus haut de toute l’Afrique du Sud et 15 % du PIB national généré par son industrie. Le chômage y est beaucoup plus bas que dans le reste du pays même s’il reste très élevé avec 18% de sans-emploi.

Des partis confidentiels mais présents dans le débat

Divers mouvements réclament donc, avec chacun leur nuance, la sécession de la province d’avec le reste de l’Afrique du Sud. En premier lieu le Kaapse Onafhanklikheids Party ou « Parti de l’Indépendance du Cap ». Pour ce parti, le Cap « historique » est beaucoup plus large que la province issue de la réorganisation du pays post-apartheid, c’est pourquoi les limites de l’indépendance sont poussées jusqu’à la province du Cap Nord et divers autres territoires. Au conseil municipal du Cap, le parti détient deux sièges depuis au moins deux mandatures (17 partis y sont représentés, depuis les divers partis des Malais musulmans jusqu’aux partis métis, africanistes, blancs, indiens, etc….).

Elections après élections, le parti augmente son audience mais celle-ci reste tout de même confidentielle, les Blancs lui préférant la DA ou le Front de la Liberté+. Le Parti n’est pas uniquement un parti de Blancs, la composante métisse (à peine 9% de la population de toute l’Afrique du Sud) y est très importante car, eux aussi, souffrent de la politique « Blacks only » de l’ANC et de ses scissions extrémistes.

Le VF+ pour l’autodétermination

Autre formation : le RP ou Parti du Référendum. Comme son nom l’indique, le RP milite pour un référendum d’autodétermination pour le Cap. Formé en marge de la DA, il attire des déçus de ce parti gouvernemental de Centre-Droit à majorité blanche. En 2024, le RP n’a obtenu que 0,26% aux élections provinciales mais fait quelques scores intéressants dans certains quartiers blancs où il est mano à mano avec la DA.

D’autres formations séparatistes existent, certaines étant même spécifiquement « Coloured » (métisses). Mais la plus sérieuse reste le VF+ ou Front de la Liberté qui représente, en gros, sur l’ensemble de l’Afrique du Sud, les intérêts des Afrikaners (blancs) et des métis afrikaanophones. Dans le gouvernement national issu des dernières élections marquées par un fort recul de l’ANC, le VF+ est même présent sous la forme d’un secrétariat d’état ! Le VF+ soutient officiellement la revendication de l’Indépendance du Cap depuis quelques années comme il soutient l’autonomie croissante des autres peuples d’Afrique du Sud (notamment zoulous). Le parti a d’ailleurs présenté une loi au Parlement provincial du Cap-Occidental (connue sous le nom de « projet de loi du peuple du Cap-Occidental ») appelant à la reconnaissance de l’autodétermination du Cap-Occidental.

Le parti détient un siège sur 24 au parlement de la province du Cap-Occidental, comme il en détient dans à peu près toutes les provinces où il y a des Afrikaners (même au Limpopo !)

Le Nationalisme capiste est donc assez minoritaire dans la société du Cap mais il existe tout de même et n’hésite pas à intervenir dans le débat public. Fait saillant : il fait partie de ces questions qui rapprochent blancs et « coloured » (métis).

Crédit photo :  Wikipedia & Kaapse Onafhanklikheids Party
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

 

 

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3 réponses à “Afrique du Sud : Vers un Cap indépendant ?”

  1. Raymond Neveu dit :

    Qui est responsable du chaos racial en Afrique du Sud? mais aussi en Iran, en Irak et bien ailleurs, au besoin en usant de toutes ces associations dites humanitaires mais ce sont toujours ces porcs de Yankees, plèbe maudite car pour eux seul compte l’idole Fric tout en brandissant une bible protestante, la bonne conscience satanique! Populace de moeurs dissolues.

  2. Martin Créach dit :

    Débarrassons nous aussi du Franc CfA et donnons l’indépendance économique des pays africains.

  3. penkoz dit :

    🤔🤔🤔

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