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À Bourg-de-Péage, dans la Drôme, le collège de l’Europe a décidé de sortir du cadre classique des heures de colle et des exclusions temporaires. Depuis le mois de janvier, l’établissement a mis en place un dispositif de « mesures de responsabilisation » permettant à certains élèves sanctionnés de remplacer une exclusion par des heures de bénévolat aux Restos du cœur de Romans-sur-Isère.
Concrètement, les collégiens concernés sont amenés, en dehors du temps scolaire, à participer à des tâches simples au sein de l’association caritative : rangement, manutention légère, mise en rayon ou aide logistique. La présence des élèves se fait exclusivement le soir ou le week-end, sous la supervision d’un adulte référent, afin de ne pas perturber ni les cours ni l’organisation des distributions alimentaires.
Une convention strictement encadrée
Le dispositif repose sur une convention formelle signée entre le chef d’établissement et l’antenne locale des Restos du cœur. Celle-ci précise la durée de l’engagement, les horaires, les missions autorisées et les modalités de suivi. Le collège insiste sur le caractère encadré et ponctuel de la mesure, qui ne concerne qu’un nombre limité de situations disciplinaires.
L’accord des familles est systématiquement requis. À l’issue de la période de bénévolat, un retour est effectué auprès de l’établissement afin d’évaluer le déroulement de la mesure et son impact sur le comportement de l’élève.
Selon l’équipe éducative, cette alternative vise avant tout à éviter les ruptures avec la scolarité que peut entraîner une exclusion de plusieurs jours. L’objectif affiché est de maintenir un cadre éducatif tout en donnant un contenu concret à la sanction, plutôt que de laisser l’élève sans encadrement à domicile.
« Donner du sens à la sanction »
À l’origine du projet, la conseillère principale d’éducation de l’établissement explique vouloir « casser la spirale négative » que provoquent parfois les exclusions répétées, souvent liées à des faits de violence, d’insultes ou d’attitudes jugées irrespectueuses. L’idée est d’amener l’élève à se confronter à une autre réalité que celle du collège, dans un cadre structuré.
Du côté des Restos du cœur, l’accueil de jeunes bénévoles ne constitue pas une nouveauté. L’association souligne toutefois que ces accueils restent limités et encadrés, afin de ne pas désorganiser les distributions. À Romans-sur-Isère, près de 450 familles bénéficient régulièrement de l’aide alimentaire, et les responsables locaux estiment que cette expérience peut, dans certains cas, contribuer à une prise de conscience chez les adolescents concernés.
Une mesure prévue par les textes de l’Éducation nationale
Sur le plan réglementaire, le dispositif s’inscrit dans les « mesures de responsabilisation » prévues par l’Éducation nationale. Celles-ci autorisent les établissements à proposer, en lieu et place d’une exclusion temporaire, des actions d’intérêt général ou de solidarité, à condition qu’elles soient individualisées, proportionnées et acceptées par les représentants légaux.
Le collège de l’Europe précise que cette mesure ne remplace pas l’ensemble de l’arsenal disciplinaire, mais constitue une option parmi d’autres. Son éventuelle pérennisation dépendra des premiers retours observés au cours de l’année scolaire.
Une initiative qui interroge
Si l’initiative est saluée par certains comme une tentative de redonner du sens à la sanction scolaire, elle soulève aussi des interrogations. Jusqu’où peut-on externaliser la discipline scolaire vers des associations caritatives ? Le bénévolat, par nature volontaire, peut-il devenir un outil de sanction sans en dénaturer le principe ?
À Bourg-de-Péage, l’expérience ne fait que commencer. Elle illustre en tout cas une tendance plus large : face aux limites des sanctions classiques, certains établissements cherchent des réponses alternatives, au croisement de l’éducation, de la responsabilisation… et de l’expérimentation sociale.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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5 réponses à “Dans la Drôme, un collège expérimente le bénévolat aux Restos du cœur en alternative à la sanction disciplinaire”
Demat à noter que France Soir a commis le même article et complète parfaitement celui-ci. Merci BI ; excellente initiative mais alors pourquoi ne pas les employer à nettoyer nos fossés pleins de déchets ? Ils apprendraient alors ce qu’est de bouger son corps positivement et de respecter son prochain et nettoierait la nature et ils donneraient en plus une seconde vie à des bouteilles en verre et à des canettes en métal. La chanson du jour = « Now I’m here » des Queen. Kenavo
Les obliger à bosser pour une assoce aussi pernicieuse que les Restos du coeur, ça pourrait en effet être considéré comme une sanction disciplinaire en soi. À condition qu’un accompagnement pédagogique explique pourquoi. Sinon plutôt les mettre sur des tâches utiles pour tout le monde, pas au service d’une idéologie comme celle des Restos du c.
@Marc-François de Rancon
J’accompagne une fois par semaine aux Restos du Coeur une mère de 4 enfants qui reçoit son lot de nourriture car elle ne peut s’exprimer en français et a du mal à marcher et je n’ai jamais senti d’idéologie déversée sur ceux qui sont dans le besoin. Les bénévoles sont gentils et compréhensifs. Et les RdC ont des frais : locaux et nourriture.
Je me doute bien que ces gens ne votent pas pour JMLP, ça ne les empêche pas d’être humains à ce que je vois et sens.
Quand les enfants turbulents, je préfère qu’il comprennent qu’ils font du bénévolat et qu’à force ils l’apprécient. En commençant l’article je pensais même qu’ils distribuaient en binôme avec un adulte. C’est ce que je leur souhaite.
@Marc-François de Rancon
J’accompagne une fois par semaine aux Restos du Coeur une mère de 4 enfants qui reçoit son lot de nourriture car elle ne peut s’exprimer en français et a du mal à marcher et je n’ai jamais senti d’idéologie déversée sur ceux qui sont dans le besoin. Les bénévoles sont gentils et compréhensifs. Et les RdC ont des frais : locaux et nourriture.
Je me doute bien que ces gens ne votent pas pour JMLP, ça ne les empêche pas d’être humains à ce que je vois et sens.
Quant aux enfants turbulents, je préfère qu’il comprennent qu’ils font du bénévolat et qu’à force ils l’apprécient.
En commençant à lire l’article j’ai pensé qu’ils distribuaient la nourriture en binôme avec un adulte. C’est ce que je leur souhaite.
Pourquoi ne pas leur faire nettoyer les chiottes et laver les carrelages. Ça leur montrerait ce qu’est le travail et le respect d’autrui. Le travail aux Restos du Coeur sera pris par certains comme un amusement pas comme une sanction.
Savez vous ce qui a été expérimenté dans certains établissements pour les élèves relevant d’une grosse sanction (insulte et agression physique d’un professeur)? On leur a donné une mission : « Responsable de classe, chargé des rapports entre élèves et professeurs ». Une récompense en guise de punition.
Depuis plus de 40 ans l’EN s’enfonce dans la décadence!