Parcoursup : 1 néo-bachelier breton sur 5 quitte la région, et ce sont les meilleurs élèves qui partent le plus

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Où partent étudier les jeunes Bretons après le bac ? L’Insee Bretagne livre une radiographie complète dans une étude publiée ce 10 septembre (Insee Analyses Bretagne n° 140), à partir des données Parcoursup 2022 : cette année-là, 23 700 néo-bacheliers bretons ont accepté une proposition d’admission dans l’enseignement supérieur. Un sur 5 — soit 4 600 jeunes — a quitté la région pour poursuivre ses études, une proportion proche de la moyenne nationale (18 %) qui place la Bretagne au 11e rang des régions pour la mobilité sortante, loin derrière la Corse et le Centre-Val de Loire (35 %). Et le solde est parfaitement équilibré : 4 600 néo-bacheliers venus d’autres régions ont fait le chemin inverse la même année.

Le profil des bacheliers bretons se distingue au passage : 74 % ont décroché une mention (contre 70 % en France), et 64 % sont d’origine sociale favorisée ou très favorisée (contre 59 % au niveau national).

Les mentions très bien partent, les BTS restent

C’est l’enseignement le plus frappant de l’étude : plus l’élève est brillant, plus il quitte la Bretagne. Un tiers des titulaires d’une mention « Très Bien » ou « Très Bien avec félicitations » partent hors de la région, contre 14 % seulement des bacheliers sans mention. En cause, leur orientation : les meilleurs élèves visent les classes préparatoires aux grandes écoles — 7 étudiants bretons sur 10 ayant choisi une CPGE changent de zone d’emploi — et les formations sélectives, écoles de commerce et d’ingénieurs en tête, dont beaucoup sont implantées en région parisienne. Au total, la moitié des néo-bacheliers ayant accepté un vœu dans ces filières sélectives sont contraints de quitter la Bretagne, mention ou pas. Le taux de mobilité global culmine ainsi à 81 % pour les écoles de commerce ou d’ingénieurs (dont 56 % hors région), contre 54 % pour les sections de technicien supérieur — filière implantée dans les lycées de toutes les zones d’emploi, parfois dans l’établissement même où l’élève a passé son bac.

Les filles, majoritaires parmi les néo-bacheliers (54 %), sont surreprésentées parmi les sortants de la région (57 %) — mais minoritaires en CPGE (43 %) et surtout en école d’ingénieurs (30 % en Bretagne).

Rennes et Brest, aimants régionaux

Quitter la région n’est qu’une partie du tableau : rester en Bretagne implique très souvent de déménager quand même. 45 % de l’ensemble des néo-bacheliers bretons — 10 800 jeunes — changent de zone d’emploi tout en restant dans la région, l’un des taux de mobilité interne les plus élevés de France (3e rang, derrière la Corse et les Hauts-de-France). Destinations privilégiées : Rennes (4 100, soit 27 % des mobiles internes) et Brest (2 100, 14 %), qui concentrent à elles deux 63 % des places en formation de la région et 80 % des places en licence. Le flux interne le plus important relie Quimper à Brest (600 néo-bacheliers), devant les axes Saint-Malo, Vannes et Vitré vers Rennes (400 chacun) — des trajets bien desservis par le train, ce qui permet à des jeunes souvent sans permis de rester proches de leur famille.

Côté sorties de région, plus de la moitié des partants viennent des zones d’emploi frontalières de la Normandie et des Pays de la Loire (2 500), et rejoignent en priorité Nantes, puis Angers et Paris — 570 Bretons acceptent une formation dans la zone d’emploi parisienne, dont 200 Rennais.

Dans la moitié des zones d’emploi, partir n’est pas un choix

Reste la donnée la plus parlante pour le Centre-Bretagne et les territoires ruraux : l’offre de formation supérieure est très inégalement répartie, et la moitié des 20 zones d’emploi bretonnes ne comptent que très peu d’établissements du supérieur, essentiellement des STS. Résultat : plus de 90 % des néo-bacheliers qui y résident doivent changer de zone d’emploi pour étudier — et pour les bacheliers généraux visant une licence, la part atteint 100 %. À Vitré, 97 % des néo-bacheliers quittent leur zone d’emploi. À l’inverse, moins de 40 % des jeunes de Rennes et Brest bougent, l’offre étant à leur porte. L’Insee est formel : toutes choses égales par ailleurs, c’est l’offre de formation de la zone d’origine qui détermine le plus la mobilité post-bac.

L’étude relève enfin quelques spécificités bretonnes de l’offre : davantage de places en licence (52 % contre 48 % en France) et en STS-BUT, des STS agricoles et maritimes surreprésentées (16 % des places contre 10 %), et des filières santé qui retiennent presque tous leurs étudiants — 2 % seulement des Bretons choisissant LAS ou PASS quittent la région, contre 10 % en France

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Parcoursup : 1 néo-bachelier breton sur 5 quitte la région, et ce sont les meilleurs élèves qui partent le plus”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    En d’autres temps, avant le bac trouvé comme un cadeau Bonnux dans une pochette surprise l’Académie de Rennes disputait l’excellence aux Académies de Paris et Versailles, souvenez-vous de nos agrégés comme P.J. Hélias sorti du peuple prouvant l’excellence intrinsèque du Celte.

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