La 34e édition des Vieilles Charrues s’est achevée dimanche 19 juillet à Carhaix, après quatre jours de complet. Deux cent quatre-vingt mille festivaliers ont foulé la prairie de Kerampuilh, soit 70 000 par jour, pour un budget de 22 millions d’euros. Une édition que le président de l’association, Jean-Luc Martin, qualifie de « la plus joyeuse », et dont le directeur général Jérôme Tréhorel retient surtout la ferveur du public.
Quatre jours, une météo clémente et des sommets sur scène
Hormis quelques averses orageuses le premier jour, le festival a bénéficié de conditions idéales. Katy Perry et Gims ont ouvert le bal jeudi avec un plateau pop spectaculaire. Vendredi, Nick Cave & The Bad Seeds ont livré ce que les programmateurs décrivent comme l’un des moments les plus intenses du week-end, tandis que Jean-Louis Aubert réunissait les générations. Samedi, Aya Nakamura et Mika ont embrasé la prairie, avant qu’Orelsan ne referme l’édition dimanche soir.
Un moment se détache dans les souvenirs de l’équipe : la montée du bagad Brieg sur scène aux côtés du DJ Mosimann, qui a par ailleurs multiplié les apparitions inattendues — DJ set improvisé à la Guinguette, passage derrière un stand de restauration en crêpier. À cela s’ajoutent les deux concerts surprise de Jain le dimanche.
La scène Grall a fait la part belle aux talents émergents, avec la onzième édition du Label Charrues qui accompagne toute l’année deux formations régionales — cette fois No Pain No Pain et Ne Rangez pas les Jardins. La scène Gwernig, elle, a alterné fest-noz et musiques traditionnelles.
Côté public, la programmation n’a pas fait l’unanimité partout, certains reprochant une disparition progressive du rock, qui a pourtant fait la renommé du festival.
Une banquise à Kerampuilh
La scénographie a marqué les esprits : le site s’est transformé en univers polaire, glace, banquise et clins d’œil nordiques, largement relayé sur les réseaux sociaux. Le Boréal Sound System, conçu par le collectif QU4DR4NT, permettait aux festivaliers de piloter eux-mêmes son et lumière, joystick en main, dans une installation où chaque geste du public modifiait la musique en temps réel.
Autre nouveauté plébiscitée : la Guinguette, installée dans le parc du château. Restauration variée, grande roue, luge, projections sur le château et programmation musicale continue. Le stand À Table !, ex-Jardin des Chefs, y invitait chaque jour un chef breton. Les organisateurs annoncent vouloir maintenir ces nouveautés au moins trois ans.
Des ombres au tableau
Le bilan n’est pas exempt de zones sombres. Trois personnes ont été interpellées, dont deux placées en garde à vue, et cinq enquêtes ont été ouvertes pour des faits d’agression sexuelle. Vendredi, les forces de l’ordre ont mené une trentaine d’interventions et procédé à dix interpellations dans le cadre de rixes. Un bilan de sécurité complet devait être présenté lundi.
Le départ massif du public après les concerts de Katy Perry et Gims a par ailleurs provoqué d’importants bouchons sur la N164 jeudi soir — un désagrément que la direction qualifie de rapidement résorbé, et sans commune mesure avec les embouteillages de 2023 après le passage des Red Hot Chili Peppers.
L’année à venir sera déterminante. L’association a racheté des terrains pour deux millions d’euros afin de pérenniser certaines installations, et prévoit de transformer l’ancienne Chambre d’agriculture voisine en bureaux permanents, avec la création d’une boutique.
Rendez-vous est pris pour la 35e édition, du 15 au 18 juillet 2027.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.