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Un car transportant des sympathisants du Rassemblement national a été attaqué, dimanche 25 octobre, près de la gare de Grenoble. Une dizaine d’individus cagoulés ont brisé les vitres du véhicule, qui devait rejoindre le congrès du parti à Orléans. Aucun blessé n’est à déplorer, mais une enquête a été ouverte pour violences aggravées et destruction du bien d’autrui.
Une attaque à l’aube devant la gare de Grenoble
Les faits se sont déroulés vers 5 heures du matin, sur le parvis ouest de la gare de Grenoble, dans le quartier Europole. Selon Le Dauphiné Libéré, une dizaine d’individus au visage dissimulé, armés de barres de fer, de marteaux ou de masses, auraient surgi en direction des sympathisants du RN. Ces derniers seraient parvenus à monter dans le car et à en fermer les portes avant l’attaque.
Les assaillants auraient ensuite brisé plusieurs vitres et inscrit « Gre Antifa » sur la carrosserie du véhicule, avant de prendre la fuite. Une source policière citée par l’AFP évoque des « militants antifas encagoulés et gantés ». Leur identité et leur éventuelle appartenance à une organisation restent toutefois à établir.
Onze sympathisants du RN et deux chauffeurs se trouvaient à bord. Aucun n’a été blessé. Le car, rendu inutilisable pour le trajet, a néanmoins pu regagner son dépôt.
Le procureur adjoint de Grenoble, Marianne Thirard, a confirmé l’ouverture d’une enquête pour violences volontaires aggravées et destruction du bien d’autrui. Les investigations ont été confiées au service local de police judiciaire.
Le RN dénonce des « méthodes totalitaires »
Dans un communiqué publié dimanche soir, Valentin Gabriac, délégué départemental du RN en Isère, a vivement condamné cette attaque. « Ils ne s’en prenaient pas seulement à un bus, mais également à des familles », évoquant notamment la présence de femmes et de personnes âgées.
Le responsable politique accuse l’extrême gauche de recourir à l’intimidation et réclame la dissolution des groupes violents concernés. Il met également en cause de supposées connivences avec certains milieux politiques de gauche, notamment écologistes et proches de LFI, sans qu’un tel lien ait été établi par l’enquête.
Cette attaque intervient alors que le RN tenait son congrès à Orléans, où Jordan Bardella a été réélu à la présidence du parti avec 98,98 % des voix. La veille, une manifestation d’opposants avait rassemblé 13 000 personnes selon les autorités, contre 26 000 selon les organisateurs.
Au-delà des divergences politiques, les violences de Grenoble posent une question fondamentale : celle de la liberté de réunion et de déplacement des citoyens. Le désaccord politique ne saurait justifier le recours à la violence contre des personnes se rendant à un rassemblement politique légal.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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