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Les émeutes du 17 octobre commencent à peser sur l’activité touristique française. À Paris et dans plusieurs grandes villes, les images de pillages et de dégradations diffusées à l’étranger provoquent des inquiétudes et des annulations de séjours. Alors que les vacances de la Toussaint ont commencé, les professionnels redoutent désormais des conséquences jusqu’aux fêtes de Noël.
Des hôtels touchés, même sans dégradations
À proximité de la gare Saint-Lazare, Didier Castel, directeur de l’Ouest Hôtel, indique avoir enregistré une cinquantaine de nuitées annulées entre dimanche et lundi, rapporte Le Parisien. Son établissement n’a pourtant subi aucune dégradation. Ces annulations, principalement issues de réservations de clients étrangers, concernent surtout les week-ends, même si les motifs précis ne sont pas toujours connus.
Selon les premiers chiffres diffusés par le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), les nouvelles réservations hôtelières ont chuté de 47 % le 18 octobre par rapport à la même journée en 2025. L’organisation fait également état de 27 % de réservations annulées pour les séjours programmés du 19 au 25 octobre. Le périmètre exact de ces relevés n’étant pas précisé, ces taux ne sauraient être généralisés à tous les hôtels français.
À Paris, le cabinet MKG Consulting constate aussi un ralentissement des réservations pour les six semaines suivantes. Didier Arino, directeur de Protourisme, estime pour sa part qu’une journée d’émeutes dans la capitale aurait entraîné l’annulation d’environ 1 % des réservations du mois.
L’image de la France à nouveau fragilisée
Plusieurs pays, dont les États-Unis et la Chine, ont recommandé la prudence à leurs ressortissants. Selon Le Parisien, certains voyageurs ont renoncé à venir à Paris, tandis que d’autres préfèrent éviter les quartiers concernés ou quitter la capitale avant les manifestations annoncées. D’autres touristes maintiennent toutefois leurs vacances.
L’inquiétude porte également sur la fin de l’année. Antoine Angeard, directeur général de France Hospitalité, indique au Figaro que certains de ses adhérents subissent jusqu’à 10 % d’annulations et redoute un effet sur Noël si les troubles se prolongent. À Marseille, des hôteliers estiment avoir perdu 6 à 7 % de leur activité prévue pour les prochaines semaines.
Le précédent des émeutes de 2023 rappelle combien la répétition des violences peut affecter l’attractivité du pays. Au-delà des établissements vandalisés, hôteliers, restaurateurs et professionnels du tourisme supportent déjà les conséquences économiques de troubles dont ils ne sont pas responsables. Une nouvelle flambée de violences risquerait d’alourdir encore la facture.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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