La Bretagne figure parmi les régions les plus touchées par la maladie de Charcot, selon les données publiées par Santé publique France et relayées ces derniers jours. Cette pathologie neurodégénérative, encore sans traitement curatif, provoque une paralysie progressive et entraîne souvent le décès dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic. Les chiffres confirment surtout l’existence de disparités territoriales marquées, avec plusieurs zones bretonnes nettement plus exposées que la moyenne nationale.
Surincidence confirmée en Bretagne
D’après un article du Figaro du 17 mars, l’incidence des maladies du motoneurone atteint 3,77 cas pour 100 000 habitants en Bretagne, contre 1,06 en Guyane. À l’échelle nationale, elle se situe entre 3 et 3,5 cas pour 100 000 habitants par an, soit un niveau « proche des taux européens », selon Santé publique France.
Cette surincidence ne se limite pas au niveau régional. Radio Alouette évoque en Bretagne « une vaste zone s’étendant de Saint-Brieuc à Vannes et Lorient ». De son côté, Le Figaro précise qu’une zone de surincidence a été identifiée autour de Guingamp-Lorient, avec 520 cas observés entre 2010 et 2021 pour 417 attendus. Une zone de surmortalité a également été repérée autour de Lorient-Vannes, avec 463 décès observés pour 334 attendus.
Ces maladies rares, dont la sclérose latérale amyotrophique représente l’immense majorité des cas chez l’adulte, demeurent parmi les plus redoutables. Elles entraînent en effet une paralysie progressive puis le décès, souvent dans un délai très court.
Des causes encore mal comprises
Si les écarts territoriaux apparaissent désormais établis, leurs causes restent difficiles à expliquer. « L’hypothèse la plus vraisemblable, et la plus mise en avant, c’est une interaction gènes-environnement », a expliqué l’épidémiologiste Michel Vernay, cité par Radio Alouette.
Les chercheurs évoquent plusieurs facteurs de risque possibles : l’exposition aux métaux lourds, aux pesticides ou à la pollution atmosphérique, mais aussi le tabagisme, les traumatismes crâniens, certains aliments contenant des toxines ou encore certaines activités professionnelles, notamment dans le milieu agricole ou militaire.
Sur le plan national, il est fait état d’environ 2 250 cas et 1 840 décès recensés en moyenne chaque année entre 2010 et 2021. Malgré cela, des pistes nouvelles émergent. Une équipe franco-américaine a récemment identifié un mécanisme clé de la forme génétique la plus fréquente de la maladie. Une avancée encore préclinique, mais qui ouvre enfin une perspective dans un domaine longtemps marqué par l’impuissance thérapeutique.
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2 réponses à “En Bretagne, la maladie de Charcot frappe davantage qu’ailleurs en France”
Y compris l’un de mes amis qui était Suisse et habitait…Sainte Anne d’Auray! Au fait Nikolazik est mort de quoi?
Que l’on se garde bien d’inclure les vaccins ARNm dans les causes possibles et encore moins le taux de vaccination contre le Covid en Bretagne. « ça n’a rien à voir » dirons les spécialistes ; ce à quoi nous rétorquerons : chez les personnes vaccinées atteintes d’une pathologie, deux possibilités : soit le professionnel de santé est en mesure d’établir un diagnostic identifiant la cause de cette pathologie ; soit il le peut pas, et, dans ce cas, il existe une présomption d’imputabilité au vaccin. Dans tous les cas on ne peut se contenter du « on ne sait pas » ….