Jeudi 16 juillet dernier, une quinzaine de maires de Corse étaient réunis à Corte pour plancher sur un « statut de résident » qui serait applicable dans leur commune. Le projet est de contourner l’Etat français qui, arc-bouté sur ses principes jacobins, ne reconnait pas les spécificités des territoires à forte pression immobilière et touristique. Attaques au tribunal administratif et intimidations préfectorales sont bien souvent le lot des maires qui essaient, de leur côté, de défendre le droit des habitants à vivre et travailler au pays.
A ce jour plusieurs communes corses ont voté en conseil municipal des délibérations en faveur de ce statut, le collectif nouvellement monté entend les accompagner dans leur démarche et inciter de nouvelles communes à suivre le mouvement.
Le 12 septembre, les édiles concernés sont appelés à se revoir, toujours à Corte, capitale historique du nationalisme corse.
La démarche est menée notamment par Alain Nebbia, maire nationaliste de Lopigna, petit village de 113 habitants dans la pieve de Cinarca (sud d’Ajaccio).
Sur les 360 communes que compte la Corse, une quarantaine serait d’ores et déjà intéressée par ce statut de résident. En septembre, les organisateurs espèrent faire le plein pour peser face à l’Etat en plein début de campagne électorale pour les élections présidentielles.
Cette question du statut de résident est l’une des questions phares en Corse où les appétits immobiliers ont souvent partie liée avec les intérêts mafieux et la bétonisation sauvage.
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