Le FBI vient de dresser un bilan d’étape spectaculaire de son offensive baptisée Operation Summer Heat 2.0. À mi-parcours, l’agence fédérale américaine annonce avoir localisé plus de 120 enfants et arrêté plus de 1 500 délinquants violents, selon un message publié le 15 juillet sur le réseau social X.
Dans le même temps, les enquêteurs ont procédé à 850 saisies de stupéfiants et récupéré environ 590 kilos de cocaïne, pour une valeur marchande estimée à quelque 70 millions de dollars. « Nous sommes déterminés à écraser les réseaux criminels violents à travers le pays », a affirmé l’agence, assurant que « les résultats parlent d’eux-mêmes ».
Just halfway through Operation Summer Heat 2.0, this FBI has arrested over 1,500 violent offenders, conducted 850 drug seizures, recovered 590 kilos of cocaine, and located more than 120 children. We are dedicated to crushing violent crime networks across the country—and the… pic.twitter.com/7FCm2ARRMh
— FBI (@FBI) July 15, 2026
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Une opération lancée début juin
Operation Summer Heat 2.0 a été annoncée le 2 juin par le directeur du FBI, Kash Patel. Elle succède à une première édition menée du 24 juin au 20 septembre 2025, dont le bilan avait été particulièrement lourd : au moins 8 629 personnes interpellées, 1 053 enfants vulnérables localisés ou identifiés, 2 281 armes à feu confisquées, et près de 4 500 kilos de cocaïne ainsi que plus de 400 kilos de fentanyl saisis.
L’une des dernières opérations coup-de-poing menées dans ce cadre s’est déroulée dans le Kentucky. La police d’État a annoncé le 11 juillet une vaste offensive antidrogue ayant abouti à 197 arrestations et 490 chefs d’inculpation. Les autorités y ont saisi des milliers de grammes de fentanyl, de cocaïne, de méthamphétamine et d’héroïne, auxquels s’ajoutent 600 comprimés de fentanyl, 127 doses d’oxycodone, 97 d’hydrocodone et 67 d’hallucinogènes. À cela s’ajoutent environ 200 000 dollars de biens volés, plus de 181 000 dollars en liquide et 82 armes à feu.
Un bilan revendiqué face à l’administration précédente
Kash Patel n’a pas manqué de comparer son action à celle de ses prédécesseurs. Dans une mise à jour publiée le 25 juin, il affirmait qu’environ 7 200 enfants avaient été soustraits aux trafiquants et aux prédateurs depuis le début de l’actuelle administration, soit une hausse de 42 % par rapport à l’administration précédente. Le directeur du FBI revendiquait également 3 500 prédateurs et trafiquants incarcérés, un chiffre en progression de 102 %.
En mars, il avait indiqué que le FBI avait arrêté 1 700 prédateurs d’enfants et plus de 300 trafiquants d’êtres humains sur la seule année 2025. L’agence assure par ailleurs avoir fermé plus de 3,8 millions de comptes pédophiles sur le dark web et démantelé des réseaux liés au groupe de prédateurs en ligne 764. « Sous la direction du président Trump, nous restons implacables dans la protection des enfants », a déclaré Patel.
Des opérations à répétition pour retrouver les enfants disparus
Depuis un an, le FBI et ses partenaires multiplient les initiatives de ce type. En avril 2025, l’opération Restore Justice avait permis de localiser 115 enfants victimes et d’arrêter 205 suspects. En août, l’opération Enduring Justice, menée sur deux semaines, s’est soldée par le sauvetage de 133 enfants et 234 interpellations. En décembre, Relentless Justice a débouché sur 293 arrestations et 205 enfants retrouvés. Plus récemment, l’opération Iron Pursuit, conduite en avril, a permis de récupérer plus de 200 enfants victimes et d’appréhender plus de 350 individus, parmi lesquels des trafiquants sexuels, des ravisseurs et des détenteurs de contenus pédopornographiques.
Créé en 2005, le programme Child Abduction Rapid Deployment (CARD) constitue le dispositif le plus spécialisé du FBI face aux crimes visant les enfants. Ses équipes sont formées pour intervenir dans l’instant, tant le facteur temps est déterminant : selon l’agence, dans les affaires d’enlèvement suivies d’un meurtre, 74 % des victimes sont tuées dans les trois heures suivant leur disparition, et 90 % dans les vingt-quatre heures.
Les chiffres du National Center for Missing and Exploited Children donnent la mesure du phénomène : l’organisme a reçu l’an dernier plus de 32 000 signalements d’enfants disparus, dont un sur sept serait vraisemblablement victime d’un réseau d’exploitation sexuelle.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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