Au Pouliguen, le musée Bernard-Boesch propose jusqu’au 28 juin une exposition qui replace le costume breton à sa juste hauteur : non comme un simple décor folklorique, mais comme l’expression visible d’une histoire, d’un territoire et d’un mode de vie. Intitulée « L’habit fait la Bretagne », elle se déploie comme un voyage à travers la péninsule armoricaine, de la Haute-Bretagne au Morbihan, du pays guérandais à la Basse-Bretagne.
Le visiteur y découvre des costumes complets, des coiffes de cérémonie, des surcoiffes d’été, mais aussi des objets et des œuvres qui permettent de comprendre le monde auquel ces vêtements appartenaient. Le parcours entend montrer que le costume traditionnel ne relevait pas d’un pittoresque superficiel. Il traduisait au contraire des appartenances précises, des usages sociaux, une mémoire collective et tout un ensemble de gestes transmis de génération en génération.
Le vêtement témoin d’une identité ?
L’intérêt de l’exposition tient précisément à cette lecture du costume comme signe d’une société. Attacher une coiffe, ajuster un tablier amidonné, porter un plastron brodé : ces gestes du quotidien ne renvoyaient pas seulement à une esthétique, mais à une manière d’habiter un pays et d’en prolonger les codes. Le vêtement structurait l’espace social autant qu’il habillait les corps.
L’exposition retrace ainsi l’évolution de ces tenues entre le XIXe siècle et les années 1920, à une époque où leur usage commence peu à peu à reculer, notamment chez les hommes. Ce recul n’efface pas leur importance passée. Il rappelle au contraire qu’avant l’uniformisation contemporaine, les provinces françaises conservaient des formes visibles d’enracinement. En Bretagne, ces formes furent particulièrement riches et lisibles.
Une Bretagne vécue, puis regardée par les artistes
Le musée montre également comment la Bretagne est devenue, au XIXe siècle, une source d’inspiration majeure pour de nombreux artistes venus y chercher paysages, lumières, traditions et scènes de vie. Cette Bretagne intérieure et rurale, « l’Argoat », longtemps restée très authentique, a nourri un imaginaire puissant sans cesser d’être une réalité vivante.
Pour restituer cette profondeur, les costumes présentés sont accompagnés de tableaux, de céramiques et de petits accessoires liés au vêtement. L’ensemble permet de replacer l’habit dans son univers complet, et non dans une simple vitrine. Au Pouliguen, cette exposition rappelle avec justesse qu’un peuple se reconnaît aussi à travers les formes qu’il a su transmettre.
A noter que c’est la ville de la Baule qui l organise afin notamment de réaffirmer haut et fort son identité bretonne.
Informations pratiques
Exposition « L’habit fait la Bretagne », du samedi 4 avril au dimanche 28 juin 2026, au musée Bernard-Boesch, 35 avenue François-Bougouin, au Pouliguen. Ouverture de 14 h à 18 h 30 du lundi au vendredi, et de 10 h à 12 h 30 puis de 14 h à 18 h 30 le samedi et le dimanche.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
2 réponses à “Le Pouliguen (44). Le costume breton au cœur d’une exposition”
« Le musée Bernard-Boesch est situé au Pouliguen, 35 rue François-Bougoüin, mais la gestion en revient à la commune de La Baule-Escoublac. Il s’agit d’un édifice de style breton, situé face à la mer, dont l’architecte et artiste,mort en 2005, avait fait don à la Ville de La Baule (la donation incluant 1400 tableaux de l’artiste !). Le musée a ouvert ses portes en mai 2014. La maison « Les Tamarins » a été fortement rénovée durant dix-huit mois afin de créer les espaces d’exposition et d’aménager une résidence d’artistes ».
Merci à Wiki pour toutes ces précisons. Comme toujours je m’en tiens à ce que je sais. Oui très vite début XIXe le pantalon droit à pont (mais vous ne savez pas ce que c’est!!! en 1978 nous les avions encore sans doute fin des stocks! a remplacé le bragou bras). Les décors révélaient la richesse du porteur.