Ville de naissance de Nicolas Copernic, Toruń et l’histoire de l’écriture et du futur entre Bretagne, Anjou et Pologne

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Les relations entre l’Anjou et la Pologne, vieilles de plus de 600 ans, sont historiques et profondes, débutant au XIVe siècle avec la dynastie angevine de Hongrie. Elles se sont consolidées par des unions royales (Hedwige d’Anjou), l’élection d’Henri de Valois, et plus récemment, l’accueil du gouvernement polonais en exil à Angers (1939-1940). A l’occasion des 10 ans du jumelage entre Angers et Toruń en 2026, l’histoire de l’écriture et du futur continuent de se réinventer, en prévision de l’émission en 2027 du timbre-poste Marie-Françoise Jeanneau (1927-2020), femme de lettres du Maine-et-Loire qui avait consacré une conférence magistrale à Miłosz, prix Nobel de littérature en 1980, auteur de La Pensée captive publié en 1953, qui interrogeait la place des intellectuels au sein des régimes autoritaires.

Toruń est une ville historique polonaise, célèbre pour être le lieu de naissance de Nicolas Copernic et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Précurseures du jumelage entre Angers et Toruń, les premières relations connues entre l’Anjou et la Pologne s’ouvrent au XIVe siècle et sont la conséquence de l’accession des princes angevins au trône de Hongrie.

Au Moyen Âge (XIVe siècle), Louis Ier d’Anjou, roi de Hongrie, devient également roi de Pologne. Sa fille, Sainte Hedwige (Jadwiga), est couronnée reine de Pologne et épouse Jagellon, marquant l’histoire polonaise. Ensuite, à la Renaissance (1573), le duc d’Anjou (futur Henri III), frère de Charles IX, est élu roi de Pologne, scellant une alliance politique importante. Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre 1939 et 1940, Angers est devenue de facto la capitale de la Pologne, accueillant le gouvernement polonais en exil et ses institutions, notamment au château de Pignerolle. Pour préserver et développer des liens modernes : Angers maintient des relations étroites, renforcées par l’association Amicale France-Pologne de l’Anjou et de nombreuses échanges culturels et politiques.

Pour célébrer le mois de l’Europe, la Maison de l’Europe du Maine-et-Loire accueille à Angers mardi 19 mai 2026 une conférence pour (re)découvrir l’histoire des relations entre la Pologne, l’Union européenne et la France grâce à l’analyse de Michel Dorin, Consul émérite de Pologne et Président de la Maison de l’Europe de Rennes, et de Jacek Rewerski, docteur en géographie et historien. Cette conférence permettra également de découvrir l’histoire des liens entre Angers et Toruń, à l’occasion des 10 ans du jumelage.

Angers et Toruń (Pologne) sont officiellement jumelées depuis le 9 mai 2016, une relation scellée après plus de 40 ans d’amitié et d’échanges, initiés dès 1980. Ce partenariat porte sur des coopérations culturelles, éducatives et associatives, notamment gérées par l’association Angers Jumelages. Signé en 2016 par Christophe Béchu (ancien ministre et maire d’Angers) et Michał Zaleski (président de la municipalité de Toruń), ce pacte a renforcé des décennies de rapprochements informels. Les échanges se concentrent aujourd’hui sur la culture, la jeunesse et les échanges associatifs. Toruń, ville polonaise médiévale sur la Vistule, est célèbre comme lieu de naissance de l’astronome Nicolas Copernic en 1473. La ville honore son savant avec un musée dans sa maison natale, un planétarium et une statue.

La célèbre femme de lettres, Marie-Françoise Jeanneau (1927-2020), originaire du Maine-et-Loire dont le centenaire philatélique sera célébré en 2027, a consacré une conférence exceptionnelle à la culture plurielle et polyglotte de Czesław Miłosz et ses désillusions politiques.

Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939) était un cousin éloigné et un mentor essentiel du lauréat du prix Nobel Czesław Miłosz (1911-2004). Ils se rencontrèrent à Paris en 1931, où Oscar, poète et mystique franco-lituanien, influença profondément les débuts poétiques de Czesław, sa vision philosophique et sa compréhension spirituelle, agissant comme un guide spirituel.

Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939), poète et mystique lituano-polonais, entretenait une vision singulière de Nicolas Copernic, souvent perçue à travers un prisme métaphysique et spirituel plutôt que purement scientifique.

Voici les points clés reliant Milosz à Copernic d’après les éléments disponibles :

  • Réinterprétation de la découverte : Dans son œuvre Ars Magna (notamment dans la « Nuit de Noël 1922 »), Milosz réinterprète la révolution copernicienne. Il suggère que les découvertes scientifiques de Copernic ne sont que des « confirmations mathématiques d’une immémoriale [vérité] ».

  • Approche mystique : Pour Milosz, Copernic n’est pas seulement l’homme qui a placé le Soleil au centre, mais un initié qui a perçu l’ordre divin et l’harmonie de l’univers, une vision qui dépasse la simple astronomie pour rejoindre une forme de connaissance mystique.

  • Contexte polonais : Bien que Milosz ait écrit en français, sa connexion avec la culture polonaise (partagée avec Copernic, né à Toruń) et son intérêt pour les grandes figures intellectuelles de cette tradition marquent sa réflexion sur l’astronome.

En résumé, Milosz voit en Copernic un « voyant » dont les mathématiques confirment une réalité spirituelle plus profonde.

A la suite du centenaire philatélique Marie-Françoise Jeanneau, l’Exposition universelle spécialisée de Belgrade « Jouons pour l’Humanité » (Play for Humanity) est le thème de la prochaine Exposition universelle spécialisée de Belgrade qui entend mettre en avant l’importance du jeu, de la créativité, de la musique et du sport pour le développement humain et la connexion entre les peuples. La Pologne est confirmée parmi les plus de 117 pays et organisations internationales participant à cette exposition spécialisée. Sa présence s’inscrit dans la continuité de ses participations actives aux expositions internationales précédentes. Cet événement est la première exposition universelle organisée dans les Balkans.  La Pologne utilisera probablement cet espace pour présenter des innovations culturelles, technologiques, culturelles ou sportives en lien avec le thème de l’Exposition universelle spécialisée de Belgrade.

Kevin LOGNONÉ

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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2 réponses à “Ville de naissance de Nicolas Copernic, Toruń et l’histoire de l’écriture et du futur entre Bretagne, Anjou et Pologne”

  1. Henri dit :

    À l’époque de Copernic, on ne disait pas « Torun », mais « Thorn » (ville allemande fondée par les Chevaliers Teutoniques au XIIIèmde siècle). Idem pour les villes voisines d’Elbing, Marienburg et Kulm. Mais les Polonais détestent qu’on leur rappelle le passé allemand de ces villes annexées par la Pologne en 1945 et l’expulsion des habitants allemands !

  2. PL44 dit :

    C’est litigieux, la région a été colonisée par les Allemands mais n’était pas allemande à l’origine.

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