Liège-Bastogne-Liège 2026 : Pogacar et Seixas, duel cycliste d’un autre siècle… ou duel automobile d’un autre monde ?

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Il y avait du soleil sur les Ardennes, mais c’est une autre lumière qui a traversé la course : celle, presque aveuglante, de la vitesse.

Dimanche, la 112e édition de Liège-Bastogne-Liège ne s’est pas courue, elle s’est arrachée. À plus de 44 km/h de moyenne sur près de 260 kilomètres, la Doyenne a pris des airs de course automobile, comme si les hommes avaient décidé de se mesurer aux machines. Dans ce vacarme silencieux des braquets trop lourds, un duel s’est détaché du peloton comme deux silhouettes dans un western : Tadej Pogacar et Paul Seixas. L’ancien monde et le nouveau, la certitude et la promesse.

La Redoute, théâtre d’un bras de fer irréel

La côte de la Redoute n’est pas une montée. C’est une confession. Un endroit où le corps dit la vérité. Et pourtant, dimanche, cette vérité semblait étrange.

Sur 1,6 kilomètre à près de 10 %, Pogacar a fait ce qu’il fait depuis des années : attaquer, trancher, faire exploser le peloton. Mais cette fois, dans son ombre, un gamin de 19 ans s’est accroché. Pas quelques mètres. Pas un instant. Tout du long.

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Seixas n’a pas cédé. Il a absorbé les accélérations, répondu aux relances, tenu la roue comme si la pente n’existait plus. Les deux hommes ont gravi la Redoute en 3 minutes 45 secondes, pulvérisant les références précédentes. Treize secondes de mieux que l’an dernier. Treize secondes gagnées sur une montée déjà réputée comme un juge implacable.

À ce niveau-là, on ne parle plus d’amélioration. On parle de rupture. Et n’importe qui a déjà fait du vélo, y compris avec les nouvelles bécanes, s’interroge. Se pose beaucoup, beaucoup trop, de questions.

Pogacar gagne, mais découvre son héritier

Au bout, Tadej Pogacar a fait respecter la hiérarchie. Une accélération de plus dans la Roche-aux-Faucons, et le Slovène s’est envolé vers une quatrième victoire sur la Doyenne, la troisième consécutive.

Mais ce n’est pas sa victoire qui restera. C’est ce qu’il a dit après.

Il a regardé derrière lui, vers ce jeune Français qui venait de tenir tête au meilleur coureur du monde, et il a lâché, presque incrédule : il n’avait « jamais vu un coureur plus fort ». Dans le cyclisme, les mots sont rarement innocents. Ceux-là résonnent comme un passage de témoin anticipé.

Une course qui interroge autant qu’elle fascine

Mais derrière la beauté du duel, une autre musique s’est installée. Plus sourde. Plus dérangeante. Quand une classique de près de six heures est bouclée à une moyenne record. Quand une ascension mythique est avalée comme une formalité. Quand deux hommes semblent évoluer dans une dimension différente du reste du peloton…

Alors, forcément, les observateurs s’interrogent.

Non pas pour accuser. Mais parce que l’histoire du cyclisme, elle, n’oublie jamais. Chaque génération porte avec elle ses fantômes, ses doutes, ses zones grises. La performance, ici, est hors norme. Et comme souvent dans ce sport, l’admiration marche main dans la main avec le questionnement.

Au fond, peut-être que tout cela n’est qu’un signe des temps. Le cyclisme moderne est scientifique, calibré, optimisé. Les jeunes arrivent plus tôt, plus forts, plus complets. Paul Seixas n’est peut-être pas une anomalie, mais l’avant-garde.

Reste cette image, presque irréelle : un champion au sommet de son art qui attaque, et un adolescent qui refuse de plier.

Dans les lacets de la Redoute, ce dimanche, le cyclisme n’a pas seulement offert un duel. Il a ouvert une question. Et comme souvent avec la Doyenne, la réponse viendra plus tard. Peut-être dans la prochaine montée. Peut-être dans les prochaines années. Le cyclisme restera-t-il le cyclisme, ou bien assiste-t-on à l’avènement d’un nouveau sport, automobile celui-ci ?

YV

Crédit photo : © A.S.O./Billy Ceusters
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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4 réponses à “Liège-Bastogne-Liège 2026 : Pogacar et Seixas, duel cycliste d’un autre siècle… ou duel automobile d’un autre monde ?”

  1. Louarn dit :

    Bonjour, si les coureurs cyclistes (tous!) comme beaucoup d’autres  »sportifs » et dans des disciplines qui en étonneraient plus d’un,  »marchaient à l’eau claire, il y a longtemps que cela se saurait. Tout cela est avant tout un spectacle et rien qu’un spectacle généré par la finance qui transforme chaque  »sportif » en gladiateur des temps modernes pour occuper le peuple à regarder ailleurs que là où il devrait plutôt veiller au grain. Décadence, toujours la décadence qui va emporter tout sur son passage…. Belle journée à vous.

  2. Brounahans l'Alsaco dit :

    Mettez tout ce joli monde du cyclisme (ou du marathon moins de deux heures sur 42 km) sur une ile et rien qu’à l’eau fraiche et le tout retombera dans les limites humaines ! Le grand vainqueur de tout le cirque du haut-niveau ? Le doping, bien évidemment, l’autorisé et l’interdit.

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Peut-être conviendrait-il que Pogaçar s’arrête avant de finir comme ce pauvre Simpson…

  4. André dit :

    Quand on voit le temps qu’il a fallu pour coincer Armstrong et que les erreurs des anciens enseignent les nouveaux, quand on voit la comparaison des performances, il ne faut pas se questionner, pas s’inquiéter mais s’effrayer.

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