Epreuve en langue régionale au bac : le syndicat gauchiste SNES-FSU fait une crise d’étatisme scolaire

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Alors que la mesure annoncée par le ministre de l’Education Edouard Geffray de permettre aux élèves des écoles en langue régionale de passer au moins une épreuve du bac dans leur langue a été salué par tous les acteurs du secteur, le syndicat gauchiste à fort héritage franc-maçon SNES-FSU prend une position inverse et se focalise sur le fait que cette réforme ne concerne que les établissements associatifs.

En effet, dans un communiqué diffusé le 26 mai, le syndicat déplore que cette mesure soit « une concession de plus aux établissements privés associatifs. »

Et le syndicat proche des partis de gauche de poursuivre :

« Si cette décision contribue à première vue à une meilleure reconnaissance des LVR (Langues vivantes régionales -Ndr), elle ne concerne, en réalité, que les élèves des lycées immersifs associatifs sous contrat avec l’État (Diwan, Ikastola, Skola Corsa…), c’est-à-dire des établissements privés ! En effet, les élèves des lycées publics ne peuvent pas passer ces spécialités car elles ne sont pas dispensées en langues régionales. Seules les matières du tronc commun peuvent être enseignées dans ces langues, les rectorats refusant d’ouvrir cette possibilité aux élèves du public. Ainsi, en accordant cette liberté uniquement pour les épreuves de spécialité, le ministère s’offre un affichage favorable aux langues régionales sans que cela ne coute quoi que ce soit à l’Éducation Nationale. Pire, il offre une sorte de privilège aux élèves et familles ayant fait le choix de ces lycées privés. »

Ce que le syndicat ne précise pas c’est que les écoles immersives associatives le sont par défaut car elles demandent à être reconnues, depuis leur création, comme « services publics breton, occitan ou corse », c’est à dire avec leur spécificité qui est d’enseigner dans la langue du territoire. Hors, en France jacobine, cette possibilité est bloquée par l’article 2 de la Constitution qui fait du français la langue unique de la République.

Plus loin, le SNES-FSU reconnaît tout de même que la réforme Blanquer a été une catastrophe pour l’enseignement des langues régionales mises en concurrence avec d’autres matières :

« Avant la réforme du lycée de 2019, les disciplines faisaient l’objet d’une épreuve terminale. Ainsi, les élèves du public bilingue pouvaient aussi passer au moins une épreuve terminale en langue régionale, le plus souvent, l’histoire-géographie en plus de l’épreuve de langue. Aujourd’hui, ni l’histoire-géographie, ni les langues ne sont concernées par les épreuves terminales. Par voie de conséquence, la réforme du lycée a contribué à invisibiliser les langues et cultures régionales. D’ailleurs, depuis 2019, l’enseignement facultatif des langues vivantes étrangères et régionales est bien mis à mal pour plusieurs raisons. La réforme Blanquer du lycée a complexifié les emplois du temps, ainsi, les LVC (enseignement facultatif des langues vivantes et régionales) sont dispensées sur des créneaux horaires peu attractifs pour les élèves ; de plus, elles ne bénéficient plus de points bonus comme cela était le cas avant la réforme 2019. Cette tendance a été confirmée par le rapport d’information du Sénat d’octobre 2025 Enseignement des langues régionales : agir pour la transmission de ce patrimoine immatériel. » 

Et le syndicat de poursuivre (l’écriture fautive inclusive est d’origine) :

« Dans l’interview d’Édouard Geffray au journal Ouest-France, il n’est, à aucun moment, fait mention des LVR au collège. Pourtant, à ce niveau-là aussi les différentes réformes ont porté des coups à leur enseignement. Le premier a été porté en 2016, lors de la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Éducation Nationale. Les enseignements dits complémentaires, parmi lesquels l’enseignement facultatif des langues régionales, ne bénéficient plus que de la moitié du financement spécifique. Dès lors, nombre de collèges ont vu ces options disparaitre. La réforme du « choc des savoirs » a été un nouveau coup de grâce car pour mettre en place les fameux « groupes de besoins », les chef·fes d’établissement ont puisé dans leurs marges d’autonomie, comme celles qui permettaient de mettre en place l’enseignement optionnel des langues régionales. Si cette réforme est partiellement abandonnée, rien ne laisse penser que ces marges sont suffisantes pour rouvrir des enseignements facultatifs. 

Ainsi, si le SNES-FSU souhaite que les politiques en faveur des langues et cultures régionales ne soient pas que de l’affichage, il est urgent que le ministre évalue les dégâts qu’ont produits les dernières réformes. Le SNES-FSU continue de soutenir l’abrogation des réformes du lycée de 2019 et du « choc des savoirs ». Il souhaite que des moyens spécifiques soient alloués à l’enseignement facultatif des langues régionales, qu’elles soient revalorisées aux examens nationaux, que leur enseignement soit assuré de la maternelle à la faculté en formant des enseignant·es en nombre suffisant pour éviter les ruptures dans le parcours bilingue. Pour que le vivier d’enseignant·es soit suffisant, il faut aussi une réelle revalorisation de nos métiers. » 

Le mot est lâché : facultatif et c’est bien là le noeud du problème. Si les langues régionales sont enseignées de manière facultative, elles mourront comme langues parlées. Les écoles immersives et, dans une moindre mesure, les écoles bilingues, sont leur seule chance de survie. Or l’immersif massif est interdit dans le cadre français, d’où l’existence des écoles associatives telles Diwan. Et, partant, l’existence de mesures spécifiques pour ces écoles spécifiques.

A noter également que les Basques de Seaska, fers de lance dans la revendication d’un bac en langue basque, ont, depuis l’annonce du ministre, annulé toutes les manifestations et actions programmées avant les épreuves. Alors que cette disposition ne sera effective que pour le bac 2028 ! Cette décision d’Edouard Geffray aura donc réussi à apaiser les esprits dans un contexte tendu, pourquoi alors chercher à revenir dessus pour des questions strictement idéologiques (écoles privées vs écoles publiques) ?

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “Epreuve en langue régionale au bac : le syndicat gauchiste SNES-FSU fait une crise d’étatisme scolaire”

  1. Daniel Brun dit :

    L’article 2 de la constitution dit peut être que la français est la langue unique de la république. Cela n’emppêche pas M. Macon de prôner « choose France », de voir se répandre un sabir anglo-arabe (au mieux), l’inepte écriture inclusive, etc. sans que cela n’émeuve outre mesure le SNE Sup.

  2. JCML dit :

    Quand est-ce qu’on supprime tous ces syndicats parasitaires autant que les chenilles processionnaires ?

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    C’est beau de rêver…il ne suffit pas de mettre des mots bretons sur une phrase en français sinon chezmoi on disait glupuch lakaet war ur frasenn franchichenn d’maoivlazh tout hep sillabenn ponner hep kurun!. ‘maomp aet da goll ni atav aet da vourzhajet!

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