Toulouse : la ruée sur les écoles en langue occitane

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Les écoles Diwan (immersion en breton) ou classes Div Yezh (public bilingue) ou Divaskell (catholique bilingue) sont souvent prisées en Bretagne avec, pour certaines, des listes d’attente et des pénuries de professeurs car le nombre d’élèves croit plus vite que le nombre de professeurs formés ou disponibles.

En Occitanie et notamment dans la région toulousaine, la tendance est encore plus importante pour les établissements en langue occitane selon un article récent du Journal Toulousain.

Ainsi la Calandreta (école où toute la scolarité se déroule en Occitan) de Garoneta à Toulouse ne prend plus de nouvelles inscriptions depuis février. Cet afflux d’élève s’inscrit dans une tendance générale, en effet, la filière bilingue occitane aurait progressé, selon le Journal Toulousain, de près de 47 % entre 2021 et 2023. Le tout représentant environ 4000 élèves sur l’ensemble de l’Occitanie linguistique (moins les Vallées occitanes italiennes et le Val d’Aran en Catalogne sud). Ce chiffre cache cependant de fortes disparités selon les régions. L’ancienne région Languedoc compte, par exemple, 24 école et trois collèges et lycées pour 1775 élèves en tout alors que le Limousin où la langue occitane est encore assez pratiquée par les anciens n’affiche qu’une seule école primaire (la Calandreta Lemosina de Limoges) qui accueille 20 élèves.

Et la tendance actuelle est également fort disparate avec une hausse conséquente en région toulousaine alors que dans l’Aude, les effectifs sont plutôt en baisse cette année par rapport à l’année dernière (420 contre 456).

Le problème du manque d’enseignants

Selon la Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc (FELCO), environ 3,3 % des élèves des territoires concernés par l’Occitan (sous toutes ses formes locales) suivent aujourd’hui un enseignement dans cette langue et ce quelque soit la nature de cet enseignement. Les effectifs globaux se situent autour de 26 000 élèves à l’échelle de l’Occitanie linguistique.

Hélas comme en Bretagne, le développement des écoles occitanes est freiné par le manque d’enseignants et le problème, toujours récurrent, des locaux.

Outre les filières immersives et bilingues publiques, les pays d’Oc testent également « l’enseignement renforcé » qui permet d’avoir trois heures d’occitan par semaine là où l’ouverture d’une classe bilingue n’est pas possible.

En Bretagne, cette option n’est pas encore mis en place même si une solution intermédiaire existe en Finistère avec l’intervention d’associations locales bien connues dans le milieu breton  (Mervent, Ti ar vro, KLT et SKED) afin d’initier les élèves à la langue et à la culture bretonnes pendant une heure.

La surprise du gallo

Nouveauté qui progresse lentement mais sûrement depuis quelques années : l’enseignement renforcé du gallo, à l’est de la péninsule bretonne, qui permet d’enseigner une matière dans la langue romane de Haute-Bretagne. Moins médiatique que les écoles en breton, cet enseignement renforcé s’inscrit petit à petit dans le paysage. Une poignée d’écoles test ont ainsi mis en place ce dispositif depuis quelques années autant dans le privé catholique que dans le public. Et la mayonnaise semble prendre avec une hausse continuelle année après année. A suivre…

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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