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Il y a un peu plus d’un siècle, le breton était la plus parlée des langues celtiques, avec plus d’1 million de locuteurs — dont beaucoup de monoglottes — dans l’ouest de la Bretagne. C’est cette trajectoire hors du commun, de l’apogée au déclin puis à la renaissance, que raconte l’auteur irlandais Diarmuid Ó Breasláin dans A Short History of the Breton Language, un ouvrage en anglais qui retrace quelque 1 500 ans d’histoire de la langue bretonne, de ses origines brittoniques à sa situation contemporaine.
Un militant des langues celtiques venu de Belfast
Originaire de Belfast, où il a appris l’irlandais à l’école dans une ville alors en pleine convulsion politique, Diarmuid Ó Breasláin s’intéresse depuis son adolescence aux langues celtiques. Engagé à partir des années 1980 dans le mouvement de revitalisation linguistique, il a été rédacteur de The Celtic Pen, revue consacrée aux littératures des 6 langues celtiques.
Ce livre consacré au breton s’inscrit dans la continuité de 2 ouvrages précédents : A Short History of the Irish Language, publié en 1995 avec Paddy Dwyer, puis A Short History of the Manx Language, cosigné en 1996 avec le militant mannois Brian Stowell.
De la richesse au déclin, du déclin à la renaissance
L’ouvrage revient sur le recul historique du breton, mais aussi sur sa résistance et les efforts entrepris pour assurer sa transmission. L’auteur y évoque le rôle des écrivains — d’Anjela Duval à Pierre-Jakez Hélias —, de musiciens comme Alan Stivell, de l’enseignement en breton et des écoles Diwan, ainsi que des innombrables initiatives associatives qui portent la revitalisation de la langue.
Dans l’entretien qu’il a accordé au réseau Breizh Amerika, Ó Breasláin souligne les parallèles frappants entre le sort du breton et celui de l’irlandais : l’école de la République punissait l’usage du breton par le « symbole », quand l’école britannique infligeait aux petits Irlandais le bata scóir — le même bâton de la honte. Aux 2 guerres mondiales et à l’ouverture des campagnes s’ajoute, des 2 côtés, l’hostilité de l’État central : celle de Paris, endémique depuis la période révolutionnaire, répondant à celle de Londres envers l’irlandais, le gallois et le gaélique d’Écosse.
L’auteur se dit pourtant résolument optimiste. Le salut, explique-t-il, vient des écoles — Diwan, Div Yezh, Dihun — et surtout de l’initiative communautaire, sans laquelle rien n’est possible : il en veut pour preuve les quartiers populaires de Belfast, où il a lui-même participé au renouveau de l’irlandais. Le soutien des institutions régionales, inexistant quand il a commencé son engagement dans les années 1980, complète désormais le tableau, de l’Office public de la langue bretonne à l’île de Man en passant par l’équipe dédiée au cornique du conseil de Cornouailles.
Ouvrir l’histoire du breton au monde
Le choix de l’anglais n’est pas anodin : il permet de présenter l’histoire du breton à un lectorat international qui connaît souvent mieux l’irlandais ou le gallois que la dernière langue celtique continentale — diaspora bretonne comprise.
A Short History of the Breton Language est disponible auprès de la librairie An Ceathrú Póilí de Belfast (9 £) ou directement auprès de l’auteur ([email protected]), qui diffuse également l’ouvrage en Bretagne. Ó Breasláin travaille déjà à ses prochains projets : un recueil de proverbes des langues celtiques traduits en irlandais, une histoire linguistique et politique des 6 nations celtiques et une anthologie des littératures en langues celtiques.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Langue bretonne. Un Irlandais de Belfast publie une histoire du breton à destination des anglophones”
Le salut viendra d’authentiques enseignants s’exprimant en breton pas de charlatans proclammés ou autoproclammés enseignants! Arrête ton char Ben Hur!