Dans certains milieux de gauche, notamment proches de la France Insoumise (LFI) on affirme parfois que les écoles Diwan (écoles bretonnes où tout l’enseignement est en langue bretonne) sont « des écoles de riches » car, associatives, elles sont, de fait, de droit privé.
La réalité est tout autre. Les écoles Diwan demandent un certain investissement de la part des parents car si elles sont officiellement gratuites, les associations locales fonctionnant, au quotidien, avec l’argent récolté lors d’évènements festifs. Telles de APE/OGEC ou leurs équivalents du public, les AEP/Skoazell des parents d’élèves Diwan organisent quantité de festoù-noz, ventes de jus de pommes, de crêpes, vide-greniers, etc… et ce à un rythme plus soutenu que leurs homologues du privé catholique ou du public.
Diwan n’est donc pas une école pour les riches (certaines personnes peuvent avoir leurs enfants à Diwan sans jamais avoir dépensé le moindre sou), c’est une école pour les gens motivés par la scolarité de leurs enfants et la culture bretonne. Et qui sont prêts à donner de leur temps. Car, en plus de récolter de l’argent pour l’école, les actions des parents d’élèves Diwan ancrent la présence de la langue et de la culture bretonnes dans l’espace public.
Cependant, la géographie des écoles Diwan (il n’y en n’a pas partout comme les écoles publiques) fait que certains élèves doivent rester à la cantine car leur domicile est éloigné ou doivent, à partir de la 6è, rester à l’internat. Et c’est cela qui coûte cher aux ménages modestes !
C’est en ce sens que l’école Diwan de Lorient vient d’instituer la cantine gratuite pour les élèves de familles modestes et ce à partir de la rentrée prochaine. Ainsi, sur les 95 élèves de l’école, une dizaine pourront aller à la cantine sans que cela grève le budget de leurs familles respectives. Beaucoup d’élèves viennent de communes des alentours de Lorient (Lanester, Quéven, Ploemeur, Larmor-Plage, …) et ne peuvent rentrer chez eux le midi, d’où cette dépense supplémentaire.
Fidèle à sa mission initiale de « service public breton » et « d’écoles du peuple breton », Diwan lève ici un frein à la scolarisation de tous les jeunes du pays de Lorient dans leur langue traditionnelle.
Cet effort sera financé par des actions supplémentaires menées tout au long de l’année par l’AEP ou le Skoazell de Diwan An Oriant.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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