Plus de 15 mois que La Rabine n’avait pas vu son équipe perdre. La série s’est arrêtée samedi 12 septembre 2026 : pour son retour à domicile en Top 14, le RC Vannes s’est incliné 12-26 face à Montpellier, devant 12 505 spectateurs. Après le revers inaugural à Castres, les Bretons enchaînent une 2e défaite en 2 journées et pointent déjà au 13e rang, juste devant le Racing 92, lanterne rouge provisoire.
Le scénario a pourtant laissé entrevoir autre chose. Cueillis d’entrée par un essai de la recrue écossaise Adam Hastings, bien aidé par Rates dans le coin gauche, puis distancés au pied (0-8), les Vannetais ont répondu par Paul Surano. L’ailier a d’abord conclu une pénaltouche déviée jusqu’à son aile (21e), avant de s’offrir un doublé sur un énorme travail de Ray Nu’u, qui a cassé un plaquage au milieu du terrain avant de servir son ailier (12-11, 28e). Vannes menait alors pour la première fois du match, et une pénaltouche mal négociée juste avant la pause l’a privé d’un avantage plus consistant au moment de rentrer aux vestiaires.
La mêlée, point de rupture
Le fossé entre le finaliste du dernier exercice et le promu s’est d’abord creusé devant, en mêlée fermée. Santiago Medrano, le pilier droit argentin, a vécu un calvaire : dominé, sanctionné à répétition, sorti dès la 30e minute, revenu en fin de match après la blessure de Schonert, puis sanctionné d’un carton jaune à la 76e pour une nouvelle faute en mêlée. « La mêlée pèse énormément, évidemment, et rend le match injouable », a reconnu Jean-Noël Spitzer après la rencontre.
Le paradoxe du match tient en un chiffre : Montpellier a passé 3 fois 10 minutes à 14, après les cartons jaunes de Rates (21e), Erdocio (34e) et Vunipola (52e), les 2 derniers pour des chocs tête contre tête. Les Bretons n’en ont tiré aucun point. Pendant plus de 20 minutes en seconde période, ils ont assiégé le camp héraultais, choisissant systématiquement la pénaltouche plutôt que les points au pied, sans jamais trouver la précision dans le dernier geste. Desjeux, trop pressé d’aplatir (52e), symbolise cette impuissance.
Montpellier réaliste, Vannes stérile
En face, le MHR de Joan Caudullo, battu chez lui par Pau une semaine plus tôt, a fait preuve d’un réalisme glacial. Dès le retour des vestiaires, Arthur Vincent, entré à la pause, concluait un mouvement de transition de plus de 80 mètres (12-16, 44e). Puis Tom Banks enfonçait le clou en contre, sur l’une des rares incursions montpelliéraines dans le camp breton (12-23), avant une ultime pénalité de Stuart Hogg dans les dernières minutes (12-26).
Le technicien vannetais n’a pas cherché d’excuses, rappelant que pendant que son équipe bataillait en Pro D2, Montpellier disputait la finale du Top 14 avec des internationaux à tous les étages. Seul un match parfait aurait permis de rivaliser, et ce ne fut pas le cas.
Boulier touché au genou, Toulouse au programme
Au chapitre de l’infirmerie, la sortie de Léon Boulier dès la 27e minute inquiète. Le 3e ligne souffre du genou et le staff redoute une entorse du ligament latéral interne. Un diagnostic plus précis est attendu.
Le calendrier, lui, ne laisse aucun répit : le RC Vannes reçoit le Stade Toulousain dès la prochaine journée, avant un déplacement à Toulon, la réception de Pau et un voyage à Perpignan. Le promu breton sait désormais très précisément où il en est.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.