Avec la multiplication des épisodes de forte chaleur, l’hydratation des animaux de compagnie devient une préoccupation quotidienne pour bien des maîtres. Chiens et chats n’ont pourtant pas le même rapport à l’eau, et tous deux peuvent, faute de vigilance, s’exposer à une déshydratation dangereuse. Voici, en s’appuyant sur les recommandations d’Agria Assurance pour Animaux, comment reconnaître les signaux d’alerte et encourager nos compagnons à boire davantage.
Le chat, un buveur peu instinctif
Chez le chat domestique, boire à sa suffisance n’a rien d’un réflexe naturel. L’explication tient à ses origines : descendant d’ancêtres vivant en milieu aride, le félin s’est adapté à tirer l’essentiel de son hydratation de son alimentation plutôt que de la boisson. Résultat, il peut boire très peu alors même que son organisme en aurait besoin.
Ce comportement ne pose pas problème tant que l’animal consomme régulièrement des aliments humides. Mais dès que la chaleur s’installe, ou lorsque le chat se nourrit principalement de croquettes — très pauvres en eau —, ses besoins hydriques grimpent nettement, sans que son instinct ne l’incite pour autant à boire davantage.
Rendre l’eau plus attrayante pour le chat
Les chats se montrent sensibles à la manière dont l’eau leur est présentée : température, mouvement, odeur et emplacement pèsent sur leur envie de boire. Quelques gestes simples font souvent la différence. Il est recommandé de disposer plusieurs bols propres dans différentes pièces, et de choisir des récipients larges et peu profonds, afin que les moustaches ne touchent pas les bords — un détail auquel les félins sont étonnamment sensibles. L’eau doit être renouvelée au moins une fois par jour, car les chats fuient l’eau stagnante ou odorante.
Beaucoup se laissent par ailleurs séduire par l’eau en mouvement : une fontaine, plus proche de leur comportement à l’état sauvage, les incite souvent à boire. On peut aussi ajouter quelques cuillères d’eau à la nourriture, humide ou même sèche, pour augmenter l’apport hydrique sans effort, ou encore proposer de petits glaçons qui rendent l’hydratation ludique tout en rafraîchissant l’animal.
Reste la question de l’emplacement, souvent négligée. Les chats préfèrent les zones calmes, à l’écart de leur gamelle et de leur litière : ils évitent instinctivement de boire là où ils mangent ou font leurs besoins. Un bol placé dans un coin tranquille sera toujours plus attractif qu’un récipient posé près du réfrigérateur ou dans un lieu de passage.
Le chien, plus exposé encore en période de chaleur
Pour le chien, l’été représente un défi particulier. Ne transpirant pas comme l’homme, il régule sa température corporelle essentiellement par le halètement, ce qui entraîne une perte de liquides importante. En période de forte chaleur, ses besoins en eau peuvent presque doubler, tout particulièrement chez les chiens actifs, les jeunes, les animaux de grande taille et ceux nourris principalement aux croquettes sèches.
Là encore, plusieurs stratégies simples permettent de stimuler la consommation. Une eau propre et fraîche, changée régulièrement et disponible en plusieurs points de la maison ou du jardin, reste la base. Pour les plus réticents, un filet de bouillon pauvre en sel, quelques morceaux de melon ou de concombre, ou des glaces maison à base d’eau et de bouillon peuvent rendre l’eau plus appétente. Lors des promenades, une bouteille et un bol pliable permettent d’offrir des pauses hydratation régulières. Imbiber légèrement les croquettes d’eau tiède augmente aussi, mécaniquement, la quantité de liquide absorbée. Enfin, comme pour le chat, une fontaine ou un jeu d’eau dans un petit bassin séduit les animaux attirés par l’eau en mouvement.
Les signes qui doivent alerter
Chez l’un comme chez l’autre, certains symptômes trahissent une déshydratation qui ne doit pas être prise à la légère : gencives sèches ou pâteuses, yeux enfoncés ou ternes, apathie, perte d’appétit, urine peu fréquente et concentrée. Un test simple permet un premier contrôle, celui de l’élasticité de la peau : pincée légèrement, elle doit reprendre sa place immédiatement ; si elle tarde, c’est un signal d’alarme. Chez le chien, un halètement intense même au repos constitue un indice supplémentaire.
Dès l’apparition de ces signes, une consultation vétérinaire rapide s’impose : une déshydratation prolongée peut entraîner des troubles graves et révéler, parfois, un problème de santé sous-jacent.
Au-delà de la seule hydratation, quelques précautions limitent les risques liés à la chaleur, surtout pour les chiens. Mieux vaut éviter les promenades aux heures les plus chaudes, aménager des zones ombragées et fraîches, et rester attentif aux signes d’insolation ou de coup de chaleur — halètement excessif, faiblesse, salivation abondante. Un animal bien hydraté et au repos à l’ombre supportera toujours mieux les fortes températures qu’un compagnon actif privé d’accès à l’eau.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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