Des fées, des sirènes, des saintes et des déesses, passons plusieurs d’entre-elles en revue :
— Mélusine, fée serpentine, amante surnaturelle et déesse de la Terre.
— Morgane, reine d’Avalon, guérisseuse et souveraine de l’Autre Monde. Femme fatale qui guérit ou détruit.
— Viviane, gardienne des eaux et du savoir. Elle a capté la science de Merlin.
— Dahud, princesse d’Ys qui passe de Dame de la mer à créature démoniaque.
— Yseut la blonde, magicienne, sa passion amoureuse est une arme.
— Guenièvre, reine et amante disputée par les rois du monde et de l’Autre Monde.
— La Vouivre, serpente ailée, gardienne de trésors et de savoirs enfouis.
— Les Vierges noires, trônant dans une crypte ou une grotte, archétype de la déesse-mère, de la Terre-Mer, de la matrice d’où surgit la lumière.
Ces dames du temps jadis ont deux ou trois millénaires. Comme l’écrit Bernard Rio : « La matière féérique est composée d’histoires où se croisent la mythologie et la religion, ainsi que l’Antiquité gréco-romaine et l’hagiographie chrétienne. »
Les romans médiévaux puisent dans un ensemble de légendes et de mythes préchrétiens pour délivrer des archétypes toujours en filigrane en dépit des variations, des transformations. Des mythes découlent les contes, la vêture est chrétienne, la chair est païenne.
Dans une forte introduction, Bernard Rio dit tout ça, mieux que moi. L’appareil critique de son essai en dit long sur l’étendue et le sérieux de ses références. Il écrit avec prudence, clarté.
Il existe bien un féminin souverain qui perdure pour structurer l’ordre du monde. Même lorsqu’il est folklorisé, diabolisé, effacé. Des forces sacrées qui soupèsent, jaugent et mettent au défi les humains.
Jean Heurtin.
* Bernard RIO, Les Dames enchanteresses, éditions Vega, 2026.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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