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J’ai pu constater que certains de nos amis, qui s’inscrivent dans une ligne nationale au sens large du terme, sont encore bien trop souvent influencés par des années et des années de propagande communiste, reprise par quasiment tous les médias du système. C’est essentiellement pourquoi j’ai pris la peine d’exposer l’ensemble des manipulations communistes, dans mon livre sur la désinformation autour du PC « F » (1), car je mets toujours le F de PC entre « guillemet », tant ce parti a trahi la France et les Français. D’ailleurs son actuel Secrétaire général, le fringuant Fabien Roussel, qui avait fait ami-ami avec Mélenchon, considère toujours avec bienveillance le régime totalitaire de Cuba, communisme oblige. Certains sites du PC « F », ont longtemps fait l’apologie de la Corée du Nord, ou d’autres régimes de cet acabit.
Ce que je vais écrire va sans doute surprendre, car le mythe perdure toujours, c’est le cas de Georges Guingouin, qui n’a jamais été un résistant de la première heure, mais un suppôt absolu et total du pacte germano-soviétique, et un militant communiste des plus orthodoxes. J’expose toute cette affaire dans mon ouvrage. Je vais présenter ce dossier, car il faut absolument, dans l’intérêt de la vérité historique et du combat nécessaire des idées contre le communisme et ses alliés, dont les socialistes et les lfistes, déboulonner une fois pour toute le mythe Guingouin, comme a été déboulonné le mythe des 75 000 fusillés, ou le mythe Guy Môquet. (2)
Pour écrire mon chapitre sur Georges Guingouin, je me suis basé sur les travaux d’un historien incontestable, Fabrice Grenard, agrégé et docteur en histoire, spécialiste de la seconde guerre mondiale, directeur scientifique de la Fondation de la résistance, auteur de très nombreux livres et notamment de cette publication fondamentale : Une légende du maquis, Georges Guingouin, du mythe à l’histoire, (3), qui a reçu le prix Philippe Vianney-Défense de la France. Ce livre a été publié en 2014 pour la première fois. Grenard a été insulté et attaqué par les communistes du Limousin, et a fait reparaître son travail en 2018, avec une longue préface, où il passe en revue toutes les avanies communistes qu’il a subies. C’est cette édition qu’il faut lire.
Guingouin, instituteur de formation, a adhéré très jeune au Parti et a toujours suivi la ligne stalinienne, avec une abnégation non démentie. Grenard démonte la « légende dorée » de Guingouin comme soi-disant « premier résistant de France », et il met à bas aussi, la « légende noire » du même Guingouin, fabriquée après 1945, par le PC « F », puis qui l’avait rejeté, car il ne suivait pas la ligne officielle de Maurice Thorez et Jacques Duclos.
Guingouin était un militant discipliné et stalinien convaincu. Grenard qui a étudié toutes les archives et notamment les journaux et tracts diffusés par Guingouin, démontre que ce dernier a accepté la ligne du pacte germano-soviétique jusqu’au bout du bout. Il s’est contenté de fustiger et le régime de Vichy et les Français de Londres, sans jamais écrire un seul mot contre les nazis ou les troupes allemandes qui occupaient alors plus de la moitié du territoire de notre pays. Cela est incontestable et résulte des pièces du dossier. Ses tracts et journaux n’ont fait que dénoncer la « guerre impérialiste », idéaliser l’Union soviétique, et cibler exclusivement le capitalisme et Vichy, totalement assimilés, ce qui était une hérésie historique majeure. Son texte d’août 1940 : « Appel à la lutte », que Grenard analyse et reproduit in extenso, ne contient rien contre les nazis. La responsabilité de la guerre est rejetée sur les anglo-saxons, et désigne la France et l’Angleterre pays « capitalistes » comme les seuls coupables de la guerre. L’armée allemande occupante n’est jamais citée ni ciblée, et l’appel ne contient aucune consigne de résistance patriotique ou nationale contre les forces oppressantes étrangères. Le texte se concentre uniquement sur le terrain politique intérieur français et la géopolitique soviétique. Il fait l’apologie de l’URSS, comme modèle à suivre pour la France, et appelle les militants à se réorganiser dans la clandestinité, non pas pour mener une guérilla militaire, mais pour préparer la révolution sociale et défendre la ligne du PC « F ».
En février 1941, il entre dans la clandestinité, car il est recherché par le régime de Vichy, mais aucunement dans une dissidence idéologique antiallemande. Il est un fait fondamental, être un clandestin n’a jamais été équivalent à être un résistant contre l’occupant. Exemple, Guy Môquet a été arrêté en octobre 1940, non pas par les allemands, mais par la police de Vichy, car il distribuait des tracts à la gloire de l’URSS, gare de l’Est à Paris, avec ses copains des Jeunesses Communistes. Il n’est jamais passé entre les mains des allemands alors car les autorités françaises ne l’ont pas remis aux allemands, car il n’avait enfreint aucune loi contre l’occupant, dans le cas contraire, elles en auraient eu l’impérieuse obligation aux termes de la convention d’armistice. Môquet a été relaxé par la justice française, car mineur au moment des faits et dès lors considéré comme immature, mais emprisonné administrativement par Vichy dans la foulée. Il sera ensuite fusillé comme otage en octobre 1941, et dans l’une des poches de son pantalon, l’on retrouvera un poème à la gloire du communisme et de l’URSS. (4). Guingouin est passé à la clandestinité, car il était recherché par Vichy comme militant communiste, Vichy continuant d’appliquer les décrets-lois Daladier de septembre 1939, sur l’interdiction des groupements politiques qui faisaient la promotion du pacte germano-soviétique. Daladier et son gouvernement de gauche, avaient fait interdire et la presse communiste et les partis de la IIIème internationale, pour avoir trahi la France. Ces textes avaient été avalisés par un gouvernement plutôt à gauche. D’ailleurs à la Libération, Daladier réélu député, fera l’objet d’une demande d’invalidation par le Parti, demande qui sera rejetée, et se défendra en rappelant toute cette trahison.
Il est capital de bien faire ce distingo entre des adversaires du régime de Vichy ou des lois de Daladier d’août et de septembre 1939, et des résistants contre les Allemands. D’ailleurs si Fabrice Grenard a été tant vilipendé par les communistes limougeauds, après la sortie de son livre, c’est qu’il avait visé juste et mis le doigt là où ça fait mal. Ces derniers ont très longtemps, trop longtemps prospéré grâce à ce mensonge de l’histoire. Honoré d’Estienne d’Orves, Henry Frenay, Marie-Madeleine Fourcade, le colonel Rémy, Georges Loustaunau-Lacau, Berty Albrecht, les frères d’Astier de la Vigerie etc. ont été eux de vrais résistants de la première heure contre l’occupant allemand, pas Georges Guingouin, même s’il a pris la clandestinité en février 1941 (5). Ses premières actions réelles contre les Allemands, n’interviendront pas avant décembre 1942, à savoir détruire des botteleuses, des presses à fourrage réquisitionnées par le Ravitaillement général de Vichy au profit de l’armée allemande, avec des bombes artisanales. Après la guerre le PC « F », qui avait besoin de blanchir ses noirs desseins de trahisons, va s’emparer de la figure de Guingouin pour en faire l’incarnation mythique du « premier maquisard de France », comme il va construire le super mensonge des « 75 000 fusillés ». On sait aujourd’hui qu’il y eu en tout et pour tout environ 4500 fusillés entre 1940 et 1944 (5), qui tous n’étaient pas communistes, loin s’en faut, et beaucoup de fusillés communistes ou autres, le furent comme otages et non comme résistants. À cette époque, le PC « F » est l’un des premiers partis de France, et il faut être très courageux pour s’opposer à lui, qui impose une chape de plomb mémorielle, les gaullistes étant devenus de surcroit leurs inféodés, alors que l’Humanité clandestine les avait copieusement injuriés entre 1939 et 1941, sans discontinuer, mais de Gaulle les a remis en selle pour s’imposer, en graciant Maurice Thorez, et en les faisant participer au gouvernement.
C’est le même mensonge communiste avec le soi-disant appel du 10 juillet 1940, « Peuple de France », signé par Jacques Duclos – (qui avait supervisé les contacts avec les Allemands pour faire reparaître l’Humanité en leur dénonçant « le juif Mandel ») -, et Maurice Thorez – (qui avait déserté aux armées en temps de guerre pour se réfugier en URSS) -. Ce pensum que j’ai reproduit intégralement en annexe de mon livre, ne porte aucune dénonciation contre l’occupant allemand, et cible le seul gouvernement de Vichy, les banques, et les « fauteurs » de guerre impérialistes, français et britanniques. Rien contre Hitler, les nazis, l’Allemagne qui nous occupaient et pillaient toutes nos richesses, obligeant les autorités à imposer les tickets d’alimentation qui perdureront jusqu’en 1947. (Les frais d’occupation s’élevaient à 400 millions de francs par jour, puis 500 millions à partir de novembre 1942, soit 45 à 55% du pib). Les Français n’ont jamais autant souffert la faim, qu’à cette période.
On retrouve la même entourloupe avec l’appel de Charles Tillon, curieusement daté du 17 juin 1940, qui aurait été diffusé à Bordeaux. On y découvre les mêmes thèmes communistes : dénonciation exclusive de la « bourgeoisie », apologie de l’URSS, la dénonciation de la guerre capitaliste, l’absence totale d’appel à la lutte contre l’envahisseur. Ce document a subi, après-guerre, le même lavage pour le rendre plus blanc que blanc. Des versions modifiées, réimprimées – (qui ont été exposées au Musée Jean Moulin) – ont été artificiellement expurgées de leurs mentions trop favorables à l’URSS, rajoutant des expressions plus patriotiques et explicitement anti-allemandes. Ensuite Charles Tillon sera l’un des premiers, en 1970, à dénoncer Georges Marchais qui était parti travailler volontairement en Allemagne, chez Messerschmitt, en décembre 1942. Cela fait aussi partie de mon livre.
Après la guerre, en décembre 1947, le PC « F », comme il en avait l’habitude, a fabriqué un faux « appel », diffusé à grande échelle. Le texte d’origine est tronqué, modifié, artificiellement complété d’un chapeau affirmant qu’il s’agissait d’un appel à la lutte « contre les envahisseurs ». Transformer des écrits idéologiques pro-soviétiques de l’été 1940, en actes fondateurs de la lutte patriotique, a été l’une des grandes mystifications des communistes, et il ne faut surtout ne pas s’y laisser prendre.
Par la suite, ayant fait indépendance d’esprit, Guingouin sera lâché par le PC « F », car plus dans la ligne, ce qui lui permettra d’apparaître comme une sorte d’anti-communiste avant la lettre. Certains me diront que tout cela n’est que de l’histoire ancienne, et qu’aujourd’hui le PC « F », ne représente plus rien. C’est faux. D’abord il est toujours allié aux socialistes et aux lfistes, et il a des députés et des élus, et veut nous faire croire à ses mensonges, alors que c’est un parti qui a trahi la France. Dans « Le communisme, une passion française », l’historien Marc Lazar a pu écrire qu’en France, « les braises étaient toujours chaudes ». D’autre part le Parti est soutenu directement ou indirectement par toute une kirielle d’hommes et de femmes politiques, comme Xavier Bertrand, Edouard Philippe, Amédée de Courson, Elisabeth Borne, Dominique de Villepin, qui soit se rendent à la fête de l’Humanité, ou soit appellent à voter communiste ou lfiste, contre des militants nationaux ou souverainistes, qu’ils exècrent et vouent aux gémonies. Amédée de Courson a préféré le lfiste mélenchoniste Éric Coquerel à Jean Philippe Tanguy pour la présidence de la Commission des finances, expliquant qu’il avait eu un grand père député qui avait refusé de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, cherchez l’erreur ! Beaucoup de centristes ou de LR inconsistants, n’osent toujours pas attaquer les communistes sur ce terrain historique, par méconnaissance totale de l’Histoire, ou pour ne pas apparaître comme proche d’idées de droite, horresco referens. Il est donc primordial et capital de toujours expliquer cette histoire qui est toujours d’actualité.
(1) Michel Festivi, La désinformation autour du Parti communiste « français », préface de Francis Bergeron, Dualpha, 2024.
(2) Michel Festivi, Le mensonge des 75 000 fusillés, RHE n° 25 août et septembre 2025 ; Guy Môquet résistant, un mythe toujours entretenu, RHE n° 26, octobre et novembre 2025
(3) Fabrice Grenard, Une légende du Maquis, Georges Guingouin, du mythe à l’histoire, Vendémiaire, 2018.
(4) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, L’Affaire Guy Môquet. Enquête sur une mystification officielle, Larousse, 2009.
(5) Alain Griotteray, 1940 : La droite était au rendez-vous, qui furent les premiers résistants, Robert Laffont, 1985.
(6) Claude Pennetier, Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty et Delphine Leneveu, 1940-1944, les fusillés ; dictionnaire biographique, Les éditions de l’atelier, 2015.
Michel Festivi
Photo d’illustration : DR
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6 réponses à “Un mythe à déboulonner : Georges Guingouin n’a jamais résisté avant la rupture du pacte germano-soviétique :”
Guingouin n’était pas qu’un suppôt absolu du communisme, il profitait de son statu de résistant pour appliquer sa propre loi en pratiquant le viole, la rapine la prise d’otage. Une de mes anciennes patientes n’a jamais pu oublier le viole qu’elle avait subit à Eymoutiers de la part de cet homme.
Très bon papier pour dénoncer l’imposture du parti communiste et les mensonges colportés encore aujourd’hui concernant la résistance. Ce parti s’est fabriqué une « histoire » pour masquer la vérité ! Rien de bien surprenant pour des marxistes !
Ne surtout pas oublier le massacreur Guingoiin, qui a présidé aux pires horreurs contre les supposés collaborateurs en Limousin et autres lieux.
Manouchian était il lui même un résistant de la première heure ? Quel était sa position pendant la guerre d’hiver ? (Aujourd’hui certains disent que c’était bien fait pour les Finlandais qui refusaient de céder des territoires qui auraient servi à la défense de Léningrad). Etait il au courant des sabotages staliniens pendant la drôle de guerre ?
« En même temps », à la fin de sa vie, il a donné une interview à un journal occitan d’extrême gauche. Avait il évolué ?
En Creuse, les commémorations de la Résistance sont confisquées par la Gauche et la Droite molle. Récemment, le député de la Creuse Lenoir qui fait partie du groupe d’Eric Ciotti s’est vu conspué lorsqu’il a déposé une gerbe au monument du maquis du Bois des Thourauds.
Oui il faut rétablir la vérité historique sur Guingouin et autres communistes et que leur successeurs (PC F, LFI. et Droite molle)adoptent un profil plus bas et arrêtent de travestir l’Histoire
Excellent article. Autre mythe qui commence à tomber : la guerre d’Espagne avec, d’un côté, les gentils républicains et, de l’autre, les méchants franquistes.