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Championne du monde 2023 avec l’Espagne et meilleure buteuse du dernier Euro féminin, Esther González vient de s’engager avec Al-Qadsiah, club saoudien de Première Division, pour un contrat d’un an extensible jusqu’en 2027. Une signature accompagnée d’un geste qui fait polémique : l’attaquante de 33 ans a supprimé de son compte Instagram l’ensemble des photos la montrant aux côtés de sa femme et de leur enfant, né en janvier.
L’annonce de son départ du Gotham FC, club américain qu’elle défendait depuis 2023, avait été présentée le 3 août comme relevant de « raisons strictement personnelles », l’ex-attaquante de l’Atlético et du Real Madrid évoquant alors la décision la plus difficile de sa carrière et un besoin de se consacrer à sa vie de famille en Espagne. Moins d’un mois plus tard, Al-Qadsiah officialisait son arrivée par une vidéo mettant en avant sa passion du football et son sens du but.
Un silence qui tranche avec des années de visibilité assumée
Esther González n’avait jusqu’ici jamais caché son homosexualité, l’assumant publiquement pendant toute sa carrière. Or l’Arabie saoudite, où les relations entre personnes de même sexe restent pénalement réprimées, constitue une destination pour le moins singulière pour une joueuse ouvertement lesbienne. Le contraste entre cette visibilité passée et l’effacement méthodique de toute trace de sa vie de famille dès la signature n’est pas passé inaperçu.
En Espagne, la polémique enfle particulièrement dans les milieux militants LGBTQ+, où l’on dénonce une capitulation pure et simple face aux règles du royaume saoudien, une concession consentie aux normes les plus strictes quitte à fouler aux pieds des droits jusque-là présentés comme fondamentaux et non négociables. Le quotidien El Mundo résume la chose sans détour en évoquant une reddition, simplement pour décrocher un contrat lucratif.
Le prix du silence
Le montant exact du contrat n’a pas été communiqué, mais plusieurs sources évoquent un salaire au moins doublé par rapport aux quelque 480 000 € annuels perçus au Gotham FC. Une somme qui, pour les commentateurs les plus sévères, éclaire d’un jour cru la rapidité avec laquelle des convictions publiquement affichées peuvent s’effacer dès lors qu’un chèque suffisamment généreux est mis sur la table.
Ni la joueuse ni son nouveau club n’ont pour l’heure confirmé une quelconque volonté de dissimuler son orientation pour se conformer aux lois locales — mais le silence, sur ce sujet précis, se suffit largement à lui-même. La Ligue saoudienne, fondée en 2021 et forte de 24 équipes et plus de 600 joueuses recrutées, multiplie depuis 2 ans les signatures de stars internationales, à l’image de la Brésilienne Adriana Leal da Silva, future coéquipière de González, de la Française Kheira Hamraoui (Al-Shabab) ou de la Portugaise Jéssica Silva (Al-Hilal), dans une stratégie assumée de soft power sportif.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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5 réponses à “Quand l’argent fait taire les militantes : le silence gêné d’Esther González en Arabie saoudite”
MDR
La TOLERANCE, des pays musulmans, qu’elle fasse attention, elle pourrait disparaitre ???
La TOLERANCE, l’argent, quelle mentalité de cette joueuse. Une militante qui se soumet aux lois islamiques, c’est pitoyable, pathétique
C’est une professionnelle du sport qui va là où on la paye le mieux et alors ? La carrière est plus courte que celle des fonctionnaires…..Quand on va à Rome on fait comme les romains et quand on va en Arabie Saoudite, on fait avec les coutumes du pays…..le vrai souci c’est lorsqu’on veut nous obliger à respecter ces coutumes et ces lois religieuses chez nous !
Elle va faire la connaissance du Prince héritier ben Salami et risque de finir en rondelles comme l’autre opposant dont j’ai oublié le nom!