3 jeunes d’Ille-et-Vilaine figurent parmi les 37 lauréats de la promotion 2026 des Rabelais des Jeunes Talents de la Gastronomie. Ils recevront leur trophée le 23 septembre à la Salle Gaveau, à Paris, lors de la 14e édition de la cérémonie organisée par la Confédération Générale de l’Alimentation en Détail (CGAD). Aaron Doré, 17 ans, boucher à Sens-de-Bretagne, Firmin Martin, 17 ans, boucher à Bruz, et Julie Lemoine, 19 ans, épicière à Châteaubourg, seront chacun distingués dans leur catégorie.
Le cercle fermé des meilleurs espoirs français
Créée en 2012, la distinction récompense chaque année des jeunes de 17 à 29 ans exerçant dans l’un des 13 métiers de bouche : boucher, boulanger, brasseur, caviste, charcutier-traiteur, chocolatier, crémier-fromager, cuisinier-serveur, épicier, glacier, pâtissier, poissonnier ou primeur. Reconnus par leurs pairs, les lauréats se sont illustrés dans les concours et épreuves de sélection organisés tout au long de l’année. Le trophée, remis devant plusieurs centaines d’invités, chefs d’entreprise et acteurs des filières professionnelles, les hisse au rang de meilleur espoir français dans leur domaine. Depuis la création des Rabelais, plus de 430 jeunes ont été récompensés.
Pour Dominique Anract, président de la CGAD, la cérémonie célèbre « la jeunesse, le talent, l’exigence et la passion » d’une génération qui incarne la transmission, l’excellence et la proximité — des valeurs d’autant plus précieuses face à la grande distribution.
Chasse, transmission familiale et circuit court
Les parcours des 3 lauréats bretilliens racontent l’artisanat par la voie de l’apprentissage. Aaron Doré est venu à la boucherie par la chasse : la préparation des viandes après les battues lui a donné le goût du métier, et une semaine de découverte chez son boucher a débouché sur un contrat d’apprentissage. Le jeune homme, qui revendique un profond respect de l’animal, vise désormais le titre de Meilleur Ouvrier de France et se verrait bien, d’ici quelques années, patron de sa propre boutique.
Firmin Martin a découvert la boucherie auprès de son grand frère, boucher et devenu son maître d’apprentissage, qu’il aidait déjà au sortir du collège. Adepte du travail primaire — désossage, parage, épluchage —, il insiste sur la transmission du savoir entre générations et ne s’inquiète pas de la baisse de consommation de viande : « au moins, ils viennent chercher de la qualité chez leur boucher », relève-t-il.
Julie Lemoine, Bretonne des environs de Rennes, a refusé tout stage en grande distribution après son bac pro commerce, préférant une petite épicerie, Au Temps des Cerises, à Châteaubourg. En BTS, elle y a développé la clientèle professionnelle et les événements, et défend les bons produits, « surtout du local en circuit court ». Elle aussi envisage de créer son entreprise.
La cérémonie se tiendra le mercredi 23 septembre à la Salle Gaveau, à Paris.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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