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28/02/2014 – 11H00 Salt Lake City (Breizh-info.com) – L’Utah, l’Etat du Grand Lac Salé aux Etats-Unis, a trouvé depuis huit ans maintenant une solution pour diminuer drastiquement le nombre de sans-abris dans la région : l’ancien gouverneur (républicain) John Huntsman, avait en effet lancé en 2005 le plan « Housing First » (le logement d’abord). Son objectif : qu’il n’y ait plus aucune personne sans logement en 2015 dans l’Etat, et il est en passe de réussir son pari puisque depuis son lancement, plus de 75% des SDF (2000 environ) ont été relogées dans l’Etat.
Le principe ? Partant du constat qu’un sans-abri coûtait plus cher à la collectivité en étant dehors – 16 670 dollars par an, notamment avec les visites multiples en prison et dans les hôpitaux découlant de la vie dans la rue – que dans un logement, l’Etat a pris l’initiative d’attribuer sans condition (aucun risque d’expulsion) des logements ainsi qu’un travailleur social à l’ensemble des personnes sans domicile fixe. Coût pour le contribuable ? 11 000€ dollars par an, soit moins de dépenses qu’en laissant ces SDF à la rue.
Devant le succès de cette initiative, de nombreux autres Etats, plus lourdement frappés par la pauvreté, envisagent également de la mettre en place. Pour se faire, des logements sociaux ont été construits ou aménagés dans des bâtiments vides, dans les endroits les plus touchés par ce phénomène. Cette politique volontariste permet donc de lutter contre la précarité qui a explosé ces 20 dernières années aux Etats-Unis, tout en faisant réaliser des économies aux contribuables américains, dans un pays où le mot « taxe » n’a pas vraiment la cote.
Cette politique est à mettre en parallèle avec celle préconisée par Cécile Duflot, ministre du Logement, qui avait annoncé en décembre 2012 – sans que cette annonce soit suivie d’effet – des réquisitions pures et simples de propriétés et de bâtiments appartenant à des entreprises ou des particuliers – sans parler des biens du clergé (!).
La ministre, il est vrai, avait préférer ignorer les nombreux logements sociaux déjà disponibles dans le parc immobilier français. Ceux-ci permettraient en effet de résoudre massivement la crise du logement en France et ne plus laisser un seul Français dans la rue, s’ils n’étaient pas occupés par bon nombre de demandeurs d’asiles, réfugiés et immigrés clandestins, au détriment des SDF français.
La différence entre la ministre du Logement et l’ancien gouverneur de l’Etat d’Utah réside, à n’en pas douter, dans des conceptions radicalement différentes de la solidarité régionale et nationale. Avec, au crédit du gouverneur américain, des résultats concrets et humains mais aussi économiques, résultats qu’on cherchera en vain dans le bilan de Madame Duflot.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
3 réponses à “Utah (USA). Une solution globale pour qu’il n’y ait plus de SDF”
Très gênée à la lecture de cet article. Sans parler des nombreuses fautes d’orthographe et de grammaire qui émaillent le texte, je déplore la conclusion. Cela partait bien, on nous présente une bonne initiative, mais cela m’étonne vraiment que Madame Duflot chercher à réquisitionner des lieux occupés par des immigrés etc… au profit des « SDF français » ? Cela me semble être tout simplement une réflexion xénophobe évidente. Pa
Je trouve que la démarche est choquante… En fait, ce qui est choquant c’est qu’on aide les SDF pour économiser de l’argent. Et si cela n’avait pas été le cas, on les aurait laissés dehors ? Bref, c’est une logique intéressée, mais ironie de l’histoire, les résultats sont positifs… En France, les politiques liées aux logements sociaux comme la loi Duflot restent efficaces dans les grandes métropoles comme Nantes ou Toulouse (cf http://www.loi-duflot.fr/loi-duflot-toulouse) tout en étant beaucoup plus éthiques que celle menée par le gouverneur de l’utah…
Même si la démarche est très critiquée, je trouve quand même bien que l’Etat de Utah décide d’aider les SDF.