En 2016, 12 000 millionnaires ont quitté la France

02/03/2017 – 07h45 Rennes (Breizh-Info.com) – C’est une information qui donne le tournis. 12 000 millionnaires auraient quitté la France en 2016. C’est 2 000 de plus qu’en 2015 (10 000), soit une augmentation de 20 % du nombre de départs. L’étude du cabinet d’analyse sud-africain New World Health est inquiétante car elle met en perspective ce départ des millionnaires français par l’attractivité d’autres pays qui voient arriver à eux des populations fortunées tandis qu’elles quittent la France.

Globalement, la mobilité des millionnaires a augmenté en 2016 puisque 82 000 d’entre eux ont décidé de quitter leur pays pour s’installer dans un nouveau territoire. En 2015, ils n’avaient été que 64 000.

La France, pays d’où les millionnaires émigrent le plus

Parmi tous les pays du monde, la France possède le triste record du nombre de millionnaires quittant un territoire. A nuancer, bien évidemment, par le nombre de millionnaires total dans chaque pays.

En 2015, cette fuite représentait environ 3 % des 323 000 millionnaires français comptabilisés par New World Wealth.
Selon une étude Capgemini, le nombre de millionnaires français avait augmenté en 2015 de plus de 6 %. La hausse des départs ne serait donc pas supérieure à la hausse du nombre total de riches français.
Problème, l’estimation large du statut de millionnaire pour Capgemini, qui en comptabilisait 523 000 dans son étude.

Quoi qu’il en soit, la France n’arrive pas à conserver ses riches, et encore moins à en attirer de nouveaux.

Les pays qui enregistrent le plus d’arrivées sont l’Australie, les Etats-Unis, le Canada, les Emirats Arabes Unis et la Nouvelle-Zélande.

Tous ces pays disposent de réglementations plus favorables aux affaires, d’un système éducatif performant et d’une image de pays sûrs, éloignés des tensions qui grandissent un peu partout en Europe.

Les raisons de cet exode des millionnaires

La fuite des millionnaires est un problème également rencontré par d’autres pays comme, par exemple, le Brésil et la Turquie. Dans ces pays où les tensions politiques et sociales vont croissantes, il ne semble pas compliqué d’expliquer le départ de nombreux millionnaires.

En France, plutôt qu’une simple explication sécuritaire, il semble opportun de prendre également en compte le climat fiscal et entrepreneurial.
Dans la zone Euro, la France est en effet le pays qui a créé le plus de nouvelles taxes au cours des cinq dernières années. C’est aussi le pays avec le plus haut taux de dépenses publiques (près de 60 % du PIB). L’impôt sur la fortune (ISF) est également une mesure fiscale vécue comme confiscatoire par les millionnaires français.

A ces considérations fiscales s’ajoutent sans doute la montée de l’islamisme et la multiplication des actes terroristes. L’effondrement de l’Education nationale française dans la plupart des classements mondiaux jouerait également auprès de ceux qui ont les moyens de choisir le meilleur pour leurs enfants.

Crédit photo : www.visualcapitalist.com / DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

  • cookie

    Meme les non -millionnaires font la même chose .
    Trop c’est trop !
    Lorsqu’on n’est pas entendu , qu’on se fiche de vous , qu’on méprise votre opinion , on considère que sa place est ailleurs .
    On les aura prévenus !

  • Frédo’

    La France est en phase de tiers-mondisation avancée avec sa fuite des cerveaux et des capitaux et son accueil de tous les losers de la terre.

  • psch

    L’ISF, une mesure « conservatoire » ? Vous voulez dire « discriminatoire », sans doute ? En tout cas, l’impôt sur la fortune n’a rien de conservatoire, tout au contraire ! C’est l’impôt idiot par excellence : quand une personne quitte la France pour échapper à l’ISF, la France n’y perd pas seulement l’ISF mais les impôts sur le revenu, la taxe d’habitation, la TVA sur les dépenses, un jour les droits de succession, etc. Heureusement, l’hypocrisie fiscale vient au secours des finances publiques : à force d’exonérations et d’exemptions, l’ISF épargne les plus riches, ce qui leur évite de déménager.

  • Alain

    Et si on ajoute à cela la carte de la corruption, on peut faire cocorico (ben oui, les Bretons font cocorico tellement ils sont fiers d’être Français)!

    Tout cet argent en moins pour nos enfants!

    Et dire que la Nouvelle-Zélande en grande parti peuplé d’Écossais et globalement de même dimension que la Bretagne récupère tout cet argent perdu!!!

    Mais bon, ils n’ont rien compris ces pauvre Écossais du bout du monde, ils sont enclavé et non pas de LGV (ligne à grande vitesse) pour aller à Paris!!!

    Nous les Bretons on a la chance d’avoir oublié que la Bretagne fut riche à ne plus savoir que faire et finalement on s’en fout si on nous pique un maximum d’impôts, détruit nos entreprises, casse notre pays et notre culture, nous on vote à gauche puis FN et nos élus sont devenus aussi corrompus que chez le voisin, on est heureux maintenant on est Français…!

    (PS : merci encore à Breizh-info, car les autres médias bzh n’ont pas donner l’info… trop occupé sur d’autres sujets…!)

    • Gwendal Pennanech

      Petite précision/correction amusante: la Nouvelle-Zélande est de même dimension que la Grande-Bretagne et de même population que notre Bretagne.
      En tout point d’accord.

  • Pingback: En 2016, 12 000 millionnaires ont quitté la France | Le Monde...()

  • Lámh Dhearg

    Pourquoi la rédaction occulte la troisième explication avancée par le cabinet sudaf pour expliquer l’exil des millionnaires français ?