À l’approche du Mondial 2026, l’Autorité nationale des jeux (ANJ) lance une campagne de sensibilisation aux risques liés aux paris sportifs, imaginée avec l’agence LIBRE. Le contexte est préoccupant : 41 % des Français qui comptent suivre la compétition envisagent de parier, les jeunes représentent 64 % des parieurs sportifs, et le football a généré plus de 6 milliards d’euros de mises en 2025. La Coupe du monde pourrait à elle seule produire jusqu’à 1,2 milliard d’euros de mises supplémentaires.
Le bandeau jaune détourné en signal d’alerte
Le parti pris créatif est simple et efficace. Le bandeau jaune des mentions légales — présent sur toutes les communications des opérateurs de jeux d’argent, si familier qu’il finit par ne plus être vu — est ici transformé en rubalise de chantier, ce ruban jaune et noir qui signale une zone dangereuse à ne pas franchir.
Derrière cette frontière symbolique, la campagne montre ce qui se passe concrètement quand un parieur bascule : les pertes qui s’accumulent, l’envie de se refaire, les mises qui augmentent, l’agitation, la colère, l’isolement progressif. Le plaisir du sport disparaît peu à peu. Le joueur finit par ne même plus regarder le match. La signature résume le propos : « Jouer avec excès, c’est entrer dans une zone à risques. »
Une installation grandeur nature à Montpellier
Pour donner corps au concept, l’ANJ a reconstitué un salon grandeur nature derrière une rubalise jaune sur la place de la Comédie à Montpellier. Pendant toute la durée d’un match, un comédien y rejoue en temps réel la progression d’un joueur qui perd le contrôle — de l’espoir initial à l’isolement final. Cette installation a également servi de décor au film de campagne d’une minute trente, diffusé sur YouTube.
Un dispositif large pour toucher les jeunes
La campagne, lancée le 4 juin, se déploie en affichage digital, presse écrite et contenus digitaux sur TikTok, avec trois micro-trottoirs ciblant directement les jeunes adultes. L’ensemble renvoie vers Evalujeu, la plateforme de l’ANJ permettant à tout joueur d’évaluer sa pratique et d’accéder à des dispositifs d’accompagnement.
La présidente de l’ANJ, Isabelle Falque-Pierrotin, justifie l’intervention : davantage de matchs signifie davantage de publicités et d’occasions de parier, dans un contexte où le nombre de joueurs excessifs est en hausse. Un avertissement utile à l’heure où les opérateurs de paris vont multiplier leurs offres promotionnelles pendant les six semaines de compétition.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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