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La tentative de meurtre survenue lundi soir dans le nord de Belfast n’a pas seulement laissé un homme dans un état critique à l’hôpital. Elle a mis le feu à toute l’Irlande du Nord — et au-delà. Dans la nuit du mardi au mercredi, des émeutes d’une violence rarement atteinte ont secoué Belfast, Portadown, Newtownabbey et d’autres localités nord-irlandaises, tandis que des manifestations éclataient simultanément dans d’autres villes britanniques, notamment Bangor, Glasgow et Londres, où des manifestants anti-immigration ont affronté les forces de l’ordre.
Belfast Erupts After North Belfast Knife Attack 🚨 pic.twitter.com/MPTHr6OQwB
— A Troubled Land | Media | Archive | News – ATL (@ATroubledLand) June 9, 2026
Ce qui s’est passé
L’attaque s’est produite vers 22h30 lundi 8 juin sur Kinnaird Avenue dans le nord de Belfast. Un homme d’origine soudanaise, âgé de 30 ans, a maintenu une victime au sol et l’a poignardée à plusieurs reprises à la tête, au cou, aux yeux et dans le dos avec un couteau de cuisine. Des riverains sont intervenus physiquement pour maîtriser l’assaillant avant l’arrivée de la police — l’un d’eux armé d’un hurling stick, la crosse traditionnelle du sport gaélique irlandais. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a été hospitalisée avec d’importantes blessures aux yeux et de graves lacérations au dos et au visage.
Le Home Office britannique a confirmé que le suspect était un ressortissant soudanais titulaire d’un statut de réfugié accordé en 2023, arrivé au Royaume-Uni via Paris puis Dublin. Il a été inculpé de tentative de meurtre et a comparu devant la justice mercredi.
Une nuit de chaos
Dès le mardi soir, la colère a envahi les rues. Des centaines de manifestants, pour beaucoup le visage masqué pour ne pas être dénoncé par des journalistes friands de cela, ou arrêtés par la police, se sont rassemblés en plusieurs points de Belfast. Essentiellement dans des bastions unionistes, mais aussi dans quelques zones républicaines (l’agression a eu lieu dans une de ces zones, au nord de Belfast).
Un bus et des voitures ont été incendiés. Des habitants ont dû être évacués d’un immeuble en proie aux flammes. Dans le quartier de Cloughfern à Newtownabbey, des cocktails Molotov ont été lancés sur des véhicules de police. À Portadown, un véhicule de la PSNI a été incendié.
Migrant-owned businesses are being attacked by rioters in Belfast pic.twitter.com/DlG8WBI6hl
— Visegrád 24 (@visegrad24) June 9, 2026
Des hommes masqués se réclamant de l’intention de « virer les étrangers » ont été filmés en train de défoncer portes et fenêtres sur la Lower Newtownards Road. Un pasteur protestant du quartier, Jack McKee, a témoigné que des foyers avaient été ciblés uniquement en raison de l’origine ethnique de leurs occupants. Des familles ont été secourues par la police en urgence dans plusieurs rues de Belfast est.
BREAKING: 🇬🇧🇮🇪 A video showing migrants being escorted by the police after their home had been set on fire in Belfast, Northern Ireland pic.twitter.com/WG7rivoTnd
— Megatron (@Megatron_ron) June 9, 2026
The Irish have had enough of their country and people being violated. May the fires they light, show us the way. https://t.co/wIvxGHaVx6 pic.twitter.com/uWv7bmgYPA
— Buck Sombrero 🇺🇸 (@BuckWilde_) June 9, 2026
09.06.2026🏴🇬🇧Glasgow, Rangers mob & British loyalists are in Glasgow against migrants.
Protests ERUPTED all across the UK. Southampton, Manchester, Belfast, Glasgow, Liverpool, Mansfield, Leeds and many more after a Sudanese National tried to behead a man in Belfast, Northern… pic.twitter.com/AB5M7VgBnz
— Hooligans.cz Official (@hooliganscz1999) June 10, 2026
Au total, la Police a recensé 13 signalements de dégradations et 5 incendies criminels, traités pour certains comme des crimes à caractère raciste. Trois agents ont été blessés.
Un enchaînement qui se répète
Ce n’est pas la première fois que l’Irlande du Nord s’enflamme sur fond de tensions migratoires. En juin 2025, des émeutes avaient déjà éclaté à Ballymena après l’agression sexuelle présumée d’une adolescente par deux jeunes Roms, provoquant l’exode des deux tiers de la population rom de la ville. Et en 2024, les émeutes post-Southport avaient touché plusieurs villes britanniques et nord-irlandaises simultanément.
Just in!
Car gets attacked amidst riots in Belfast today. #belfast #protests #belfastnews pic.twitter.com/w1kU7XswkL
— irishcrusader (@irishcrusaders) June 9, 2026
Anti-immigrant protests erupted in Belfast following charges against a Sudanese man for a knife attack, leading to heightened tensions https://t.co/OIWqD92tez pic.twitter.com/Da0uOrEW3M
— Reuters (@Reuters) June 10, 2026
🇮🇪 De nombreux logements pour migrants incendiés à Belfast après la barbare tentative de meurtre commis par un somalien.
Les immigrationnistes nous mènent au chaos. pic.twitter.com/P0bJ0xMzvY— Damien Rieu (@DamienRieu) June 9, 2026
Le schéma est désormais rodé : un acte de violence commis par un individu d’origine étrangère, une vidéo qui circule, une classe politique qui appelle au calme, et une colère populaire qui explose parce qu’elle n’a plus d’autre exutoire. La semaine précédant les événements de Belfast, la diffusion de la vidéo corporelle montrant la mort d’Henry Nowak — cet étudiant blanc menotté par des policiers alors qu’il venait d’être mortellement poignardé à Southampton — avait déjà provoqué un tollé national.
Le rôle des réseaux sociaux
Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a joué un rôle central dans la diffusion des images et l’organisation des manifestations via la plateforme X. Sa vidéo sur l’attaque avait dépassé les 52 000 vues mardi après-midi. Elon Musk, propriétaire de X, a relayé ses appels à manifester auprès de ses 240 millions d’abonnés.
Le chef de la police nord-irlandaise Jon Boutcher a averti : « Le défi auquel nous faisons face avec la toxicité en ligne d’aujourd’hui, c’est que des gens sont incités par des individus sans visage qui ne savent rien de cet endroit brillant et vibrant. Ne vous laissez pas berner ou manipuler par des gens en ligne. » I
Une mise en garde qui évite soigneusement la question centrale : si des individus anonymes parviennent à mobiliser des milliers de personnes en quelques heures, c’est parce que la colère préexiste. Elle n’est pas fabriquée de toutes pièces — elle est nourrie, depuis des années, par le sentiment d’un abandon institutionnel face à une immigration de peuplement et de remplacement.
Les peuples européens à bout
Le discours médiatique mainstream et celui des autorités réduit la colère populaire à une manipulation de l’extrême droite, ; c’est commode. Il permet d’éviter la vraie question : pourquoi des populations entières en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord, en France, en Allemagne, en Suède, au Danemark, réagissent-elles avec une intensité croissante à des événements criminels impliquant des migrants ? Non par idéologie, mais parce qu’elles vivent au quotidien les conséquences d’une politique migratoire que personne ne leur a jamais demandé d’approuver, et dont elles subissent les effets dans leurs quartiers, leurs villes, leurs rues.
L’ancien Premier ministre d’Irlande du Nord Arlene Foster a reconnu ce malaise, tout en appelant à la désescalade : « Ceux qui participent à ces violences doivent comprendre que s’ils veulent vraiment avoir une conversation sur l’immigration non contrôlée, cela est entièrement contre-productif. » Formulation révélatrice : même les voix modérées admettent désormais que le débat sur l’immigration non contrôlée est légitime. C’est une forme de progrès. Mais il arrive trop tard, et il passe par les flammes plutôt que par les urnes — ce qui est le signe d’une démocratie qui a failli à entendre ses citoyens avant qu’ils n’aient plus d’autre langage que celui de la rue.
L’homme qui a plongé son couteau dans la tête d’un inconnu à Belfast lundi soir était arrivé au Royaume-Uni en 2023, via Paris puis Dublin. Il avait obtenu le statut de réfugié. Son permis de séjour était valable jusqu’en 2028. Les autorités britanniques n’ont relevé aucun antécédent alarmant. Des gens lui ont accordé le droit de venir et de rester.
Et pourtant. L’Europe brûle, lentement, d’une colère que ses dirigeants refusent encore d’entendre.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
7 réponses à “Belfast en flammes : après la tentative de décapitation par un réfugié soudanais, l’Irlande du Nord s’embrase”
L’agresseur aurait dû être lynché
On y va, tout doucement mais on y va.A force de laxisme et d’idéologie de la part des gouvernants, le peuple va finir par prendre en main le problème des migrants qui comettent des actes violents sans suites judiciaires.
Ce drame devient monnaie courante un peu partout en Europe et particulièrement en France. Bon nombre de nos adolescents diplômés envisagent de quitter la France au plus vite, comme les jeunes gens du récit romantique et idéaliste « les corps indécents » afin d’échapper au pire. Imaginez la France, l’Europe, dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans….Le face à face redouté par Gérard Collomb ancien ministre de l’Intérieur pourrait mettre le feu à la poudrière française plus vite que prévu, peut être avec les élections de 2027 ?
@ Maddy
Quitter la France pour aller où ? Costa Rica ? Russie ?
@Maddy Ce n’est pas aux Français de quitter la France. Les jeunes doivent reconnaître qu’ils sont manipulés et que « envisager », « se préparer à » quitter son pays est lâche.
Autre chose si l’on quitte son pays pour sauvegarder sa vie et celle de sa famille, par exemple dans le cas d’une révolution où sont commises des atrocités (1917 en Russie par exemple).
@PL44- Oui, c’est un drame terrible de devoir quitter son pays. Mais dans notre cas, notre France, nos jeunes n’ont plus aucun avenir. Quitter la France pour la Russie par exemple (comme un de mes proches) où la sécurité est assurée, où on ne risque pas de se faire trucider au coin d’une rue. Où On ne flambe pas les églises et où on ne caillasse pas les flics ! propreté parfaite dans les rues, dans le métro, dans les bus, dans les trains. Valeurs traditionnelles chrétiennes avec églises et monastères très fréquentés. D’autres pays comme le Japon ou la Hongrie sont des pays envisageables. En France sur 10 personnes, seulement 3 personnes produisent de la richesse. Les 7 autres sont soit retraités, chômeurs, assistés, immigrés, écoliers, étudiants, handicapés, fonctionnaires, responsables politiques ou encore s’occupent de services !!! La France n’a presque plus d’industrie. La France n’ a pas d’énergie (pétrole, gaz) Elle n’a pas de matières premières et une immigration extra-européenne massive imposée à charge + immigration clandestine + droit du sol + rapprochement familial + familles nombreuses d’origine extra-européenne. Comment voulez vous que l’on puisse envisager un avenir pour nos enfants autochtones ?? D’autant que les nouveaux venus ne s’intégrent pas et souvent nous détestent. Normal que le système fiscal soit une spoliation pour la classe moyenne laborieuse, pour ceux qui entreprennent et qui réussissent aux prix de gros efforts. Comment faire autrement ?
Partout ailleurs on défend les peuples autochtones, on proclame le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il n’y a qu’en Europe que les peuples autochtones ne sont pas protégés contre les migrations invasives, sources de désordre et d’insécurité. Revendiquons le droit des peuples autochtones d’Europe à disposer d’eux-mêmes et à être entendus par des dirigeants qui mènent contre eux des politiques suicidaires.