Un procès s’est ouvert devant la Crown Court de Bristol impliquant quatre ressortissants afghans accusés du viol collectif d’une adolescente de 17 ans. Les faits présumés remontent au 30 novembre 2025. Trois des prévenus, majeurs, avaient tenté de fuir le Royaume-Uni clandestinement — dans le sens inverse du voyage qui les avait amenés en Angleterre.
Des faits d’une gravité extrême
Selon l’accusation, l’affaire débute dans un centre commercial du cœur de Bristol, où la victime, une jeune fille de 17 ans venue faire ses achats de Noël avec une amie, croise pour la première fois Mehrab Safi, 21 ans. Les deux échangent leurs numéros de téléphone. Dans les jours suivants, Safi entreprend de manipuler la jeune fille via Snapchat, avant d’organiser son transfert depuis son domicile du Somerset vers Bristol en taxi, au milieu de la nuit du 30 novembre.
Conduite dans une maison du quartier de St Werburghs, elle se retrouve isolée, loin de chez elle, entourée d’hommes qu’elle ne connaît pas. Selon le procureur, Safi aurait à plusieurs reprises tenté de la convaincre d’avoir des relations sexuelles. Malgré ses refus répétés, les faits ont eu lieu. Les trois autres coaccusés — Awal Ahmadzai, 19 ans, Salman Habibkheil, 19 ans, et un mineur de 16 ans dont l’identité ne peut être révélée — auraient ensuite, chacun à leur tour, contraint la jeune fille à des relations sexuelles dans une chambre. Durant plusieurs heures, alcool et cigarettes lui ont été fournis pour faciliter sa compliance. C’est l’intervention de la police, alertée par la mère de la victime, qui a mis fin à la nuit.
La fuite en sens inverse
Lorsque les policiers ont sonné à la porte de la maison, le mineur a ouvert — et a été immédiatement arrêté. Les trois adultes avaient déjà pris la fuite. Ils ont d’abord transité par Birmingham puis Londres, tout en consultant sur leurs téléphones des articles de presse relatifs à Bristol et des informations sur les relations sexuelles avec des mineures — indice retenu par l’accusation comme preuve de leur conscience d’avoir commis des faits graves.
Leur tentative de sortie du territoire a présenté un trait ironique que le procureur n’a pas manqué de relever : ces hommes ont choisi de quitter le Royaume-Uni exactement comme ils y étaient probablement entrés — cachés dans la remorque d’un camion. La traversée de la Manche à l’envers. Le 3 décembre 2025, ils ont été découverts par les autorités françaises à Calais. Sans papiers d’identité, ayant donné de faux noms, ils ont été immédiatement renvoyés vers l’Angleterre. Une vidéo récupérée sur le téléphone de Safi les montrait dans la remorque, riant et faisant des gestes à la caméra — images que l’accusation présente comme la manifestation de leur conviction d’avoir échappé à la justice.
Quatre prévenus, tous dans le déni
Les quatre accusés nient l’ensemble des faits. Safi est poursuivi pour traite d’êtres humains et deux chefs de viol. Habibkheil est poursuivi pour traite et viol. Ahmadzai pour viol et agression sexuelle par pénétration. Le mineur pour viol. Le procès, présidé par le juge Michael Cullum, devrait durer jusqu’à trois semaines.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte britannique de plus en plus tendu autour des agressions sexuelles commises par des ressortissants étrangers en situation régulière ou irrégulière. Elle illustre un mécanisme désormais bien documenté : le repérage de victimes mineures via les réseaux sociaux, l’isolement progressif, le déplacement vers un lieu inconnu, la violence collective. Et dans ce cas précis, la tentative de disparaître dans les mêmes flux migratoires qui avaient permis l’arrivée en Grande-Bretagne — avant que la coopération franco-britannique ne referme la trappe.
Photo d’illustration : Breizh-info.com (TDR)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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