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13/02/2014 – 09H00 Rennes (Breizh-info.com) – L’affaire des livres pour enfants, inspirés par l’idéologie LGBT ou la théorie du genre, continue à susciter des réactions. Alors que des militants, défenseurs de la famille, demandent à ce que ces livres ne soient plus proposés aux enfants sans l’accord de leurs parents, de nombreuses voix s’élèvent à gauche pour dénoncer cette » censure ». Oubliant au passage de parler de celle bien réelle exercée par les responsables de bibliothèques vis-à-vis d’ouvrages jugés « mal-pensants ». Enquête en Ille-et-Vilaine.
En accord avec les municipalités, les communautés de communes ou le département, les bibliothèques et médiathèques sélectionnent les ouvrages qu’elles vont proposer au public. Ces choix, décidés souverainement par les différents responsables des services concernés, d’acquérir ou pas tel ouvrage, sont-ils neutres ou orientés idéologiquement? Le principe est simple : les départements possèdent un fonds et les bibliothèques municipales s’y approvisionnent. Il y a donc une décision qui est opérée à deux niveaux, départemental et local. Est-elle discriminatoire par rapport aux auteurs qui ne sont pas dans la mouvance de la majorité politique de la collectivité concernée?
Qu’en est-il, par exemple, en Ille-et-Vilaine, département largement dominé par le Parti socialiste ? En faisant des recherches sur les catalogues de la médiathèque de ce département, on s’aperçoit vite que les ouvrages de certains auteurs, bien que célèbres, sont introuvables et que le choix des ouvrages concernant certains sujets apparaît pour le moins « orienté ».
Ainsi, inutile de chercher des livres d’Alain de Benoist. Ce théoricien de la Nouvelle Droite, auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages – dont « Vu de droite », Grand prix de l’Académie française, vendu à plusieurs milliers d’exemplaires et considéré comme un ouvrage de référence en politique – ne figure pas au fichier de la médiathèque 35. Inconnu au bataillon.
Par contre Bernard-Henri Levy, le « philosophe » hyper médiatique engagé récemment aux côtés des islamistes en Syrie ou en Libye, ami de nombreux politiques et médias de gauche comme de droite, voit 14 de ses ouvrages référencés. Pour mémoire, dans son livre « De la guerre en philosophie », BHL citait sans complexe Botul, un philosophe imaginaire inventé par un journaliste du Canard enchaîné.
Si Fiametta Venner, la compagne de Caroline Fourest, est au catalogue pour plusieurs ouvrages – notamment ses enquêtes à charge sur « l’extrême droite » ou les « intégristes catholiques ». (« Extrême France », « Chronique de l’intégrisme ordinaire ») – l’écrivain Richard Millet, récemment lynché par la critique pour ses ouvrages « Langue fantôme, suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik » (Pierre-Guillaume de Roux) ou encore « Fatigue du Sens » (2011), n’est présent que pour des romans ou écrits publiés AVANT la polémique le concernant. Après, plus rien.
Jean Raspail, célèbre écrivain auteur de très nombreux romans, en particulier du fameux » Camp des Saints » – dans lequel il décrit les ravages à venir de l’immigration de masse – apparait bien dans la base pour nombre de ses ouvrages. Mais inutile de chercher Le Camp des Saints, pourtant réédité récemment avec succès (plus de 40.000 exemplaires vendus).
La recherche « par sujet » est tout aussi édifiante et ne laisse subsister aucun doute quant à l’engagement « militant » des responsables de la médiathèque 35.
Ainsi, par exemple, « Front National » renvoie aux suivants : « le populisme du FN, un dangereux contresens« , d’Annie Colovard, « Le système Le Pen : enquête sur les réseaux du Front National » d’Abel Mestre et Caroline Monnot (journalistes au Monde et militants d’extrême-gauche) ou encore « Petit manuel de combat contre le Front National » édité par l’association militante « Raslfront ». Inutile de chercher des ouvrages de Marine Le Pen ou encore du journaliste Robert Ménard à ce sujet.
Introuvables également les ouvrages – une quinzaine – d’Aymeric Chauprade, écrivain, politologue et géopoliticien français. Il a sans doute, aux yeux de nos bibliothécaires-censeurs, le tort de prôner avant tout un retour à la « realpolitik », à une discipline désidéologisée, loin de la religion des « Droits de l’homme » qui prévaut dans le monde occidental.
« Les bibliothèques sont là pour former des citoyens », affirme Raphaëlle Bats, de l’Association des Bibliothèques de France (Le Monde, 12/02/14). Le problème, et l’exemple de l’Ille-et Vilaine est significatif, c’est que cette « formation » apparaît, aux yeux de plus en plus de personnes, comme étant pour le moins « orientée ». L’offensive menée par les militants pro-famille ne fait que mettre en lumière cet état de fait.
Comme le fait remarquer un observateur, « de bons apôtres feignent de s’indigner de ces actions. Mais ce sont les mêmes inquisiteurs qui hurlent après tous ceux qui ne pensent pas comme eux, qui ont fait virer Richard Millet de son poste aux éditions Gallimard et qui voudraient aujourd’hui interdire l’émission de Taddei. ». Les censeurs ne sont pas toujours ceux qu’on croit.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
4 réponses à “Ille-et-Vilaine. Dans les bibliothèques, les censeurs ne sont pas toujours ceux qu’on croit”
Il y a déjà quelques années, abonné à la bibliothèque de ma commune , je cherchais un CD musique.
Je suis tombé sur un CD du groupe « nique ta mère ».
Choqué, j’en ai fait la remarque à la bibliothécaire qui m’a répondu que c’était normal et qu’il en fallait pour tous les goûts.
Sa réponse m’a d’autant plus outré qu’il s’agissait d’une dame assez âgée…..
Je lui ai répondu que je ne mettrai plus jamais les pieds dans son gourbi.
J AI TENU PAROLE.
Quand on lit ce qu’il faut bien appeler ces courageux articles par les temps qui courent, comme nous en avons sur DREUZ, Boulevard Voltaire et très peu d’autres, bien qu’on en ait déjà une bonne idée, on peut se rendre compte ce que la France est devenue sous cette dictature gauchiste, en 18 mois ! La tête et les mimiques de VALLS et bien sûr les mots qu’ils emploient ne prêtent pas à confusion sur sa » mission » contrairement au » chef » tout en rondeurs et blagounettes. Il s’inspire de son modèle, l’horrible Mitterrand, venu du Gouvernement de Vichy avec le masque du » socialisme » car le socialisme est un masque, un leurre pour trop de français qui n’ont pour référence intellectuelle que le » 20 heures « …
Non, en 18 mois elle n’est pas devenue cela, elle l’était déjà après tant d’années d’infiltration par les gauchistes et d’absence de compétence à droite, la nouveauté est qu’ils ne s’en cachent plus. Ou disons plutôt que la nouveauté est que tout le monde commence à s’en apercevoir. Voilà pourquoi la seule stratégie valable doit être de nourrir ce réveil des gens, et de les laisser se rendre compte par eux : pas d’exigences, pas de jérémiades, juste des actions qui font sens pour soulever les tapis et ouvrir les placards, et rester vigilant pour ne rien lâcher et ne pas laisser des profiteurs détourner à leur profit. Ça n’est pas une tâche facile mais ça reste faisable.
L’école n’est pas obligatoire! c’est l’enseignement qui l’est ! l’école n’a AUCUN droit sur l’éducation, c’est le domaine des parents ! par conséquent l’école ne s’en tient qu’au stricte devoir de transmission de l’acquis
intellectuel, et c’est tout! l’école = tête bien pleine; la tête bien faite n’est pas de son ressort…