Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 40 000 euros
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Chers lecteurs, chères lectrices,
Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.
Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.
Pas un euro d’argent public
Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.
60 000 euros d’ici le 31 décembre
Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.
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5 ans et 5 mois. C’est la durée, à ce jour, de la procédure engagée contre Breizh-Info par Ouest-France et l’un de ses journalistes, pour une interview publiée le 3 juin 2021. Le 26 octobre 2026, la cour d’appel de Rennes a condamné notre rédacteur en chef et notre directeur de publication, à 1 500 euros d’amende chacun. Elle les a aussi condamnés à verser 3 000 euros au journaliste, solidairement avec la personne interviewée. Leur faute : avoir publié les réponses de quelqu’un qu’ils interrogeaient. Nous ne l’acceptons pas. Nous irons en cassation.
5 ans de procédure
Plainte en juillet 2021, puis près de 2 ans d’instruction. Condamnation en première instance en décembre 2023, relaxe en appel en septembre 2024. Nous pensions l’affaire close. Ouest-France et son journaliste en ont décidé autrement : ils ont saisi la Cour de cassation, obtenu un nouveau procès en décembre 2025, et l’affaire a été rejugée à Rennes en 2026, après 3 renvois.
Tribunal, appel, cassation, nouvel appel. À chaque étape, ils ont choisi de continuer. Devant la cour, le journaliste réclamait encore 4 000 euros de dommages et intérêts, et chacune des 2 parties civiles demandait 1 500 euros de frais à chacun des 3 prévenus.
Le premier quotidien de France contre un média associatif
Ouest-France est le premier quotidien de France. Son groupe perçoit plusieurs millions d’euros d’aides publiques, un fait que personne n’a contesté devant la cour. Il peut plaider pendant des années sans que son existence en soit menacée.
En face, Breizh-Info est un petit média associatif dont la survie dépend des dons de ses lecteurs. Pour un grand groupe, 5 ans de procédure représentent une ligne budgétaire. Pour nous, chaque audience, chaque mémoire et chaque honoraire d’avocat pèsent directement sur l’avenir du journal. Nous avons la conviction que c’est l’enjeu réel de cette guerre d’usure : nous épuiser financièrement. Nous avons déjà dépensé plus de 25 000 euros dans cette affaire en 5 ans, cela confine à une tentative de mise à mort médiatique.
Condamnés pour les mots d’un interviewé
Ni Yann Vallerie ni Philippe Le Grand n’ont prononcé les propos condamnés. Ces propos figuraient entre guillemets, dans la bouche de la personne interrogée. La cour a d’ailleurs relaxé nos deux responsables de la diffamation. Elle les a pourtant condamnés pour l’injure, dans le même entretien.
Si un journaliste doit répondre pénalement des réponses de ceux qu’il interroge, alors plus aucune interview n’est possible avec quiconque déplaît à la presse dominante. Les raisons pour lesquelles nous contestons cet arrêt seront exposées devant la Cour de cassation, pas dans nos colonnes.
Nous ne plierons pas
Nous aurions pu payer, nous taire et tourner la page. Ce serait accepter qu’un grand groupe de presse fixe les limites de ce qu’un média indépendant a le droit de publier. Depuis 2013, Breizh-Info donne la parole à ceux que les grands médias préfèrent ignorer ou caricaturer. Nous continuerons. Nous combattrons toujours pour la liberté de la presse, et nous ne nous laisserons ni écraser ni humilier.
Mais nous ne gagnerons pas seuls. Un pourvoi en cassation passe obligatoirement par un avocat aux Conseils, et il coûte plusieurs milliers d’euros. Cette somme, nous ne l’avons pas, alors même que notre campagne de dons annuelle est loin d’être suffisante pour assurer l’avenir du journal en 2027.
C’est là que vous intervenez. Si 300 lecteurs donnent 20 euros chacun, le pourvoi est financé. Chaque don, même modeste, est une réponse directe à ceux qui pensaient nous faire plier par l’usure. Ils ont les moyens. Nous avons nos lecteurs.
Comment nous soutenir
Les dons recueillis au titre de cet appel serviront exclusivement à financer notre défense : honoraires d’avocats et frais de procédure liés au pourvoi. Conformément à la loi, ils ne serviront en aucun cas à payer les amendes, dommages et intérêts ou frais auxquels les prévenus ont été condamnés, qui restent à leur charge personnelle.
Par Paypal, Carte Bancaire ou Apple Pay via ce lien
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Virement (Destinaire ASPA pour breizh information – mentionner le pourvoi en cassation)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604
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Chèque à l’ordre de ASPA – (mentionner pourvoi en cassation Breizh Info) : Chez Breizh information – BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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