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04/04/2014 – 08H00 Trignac (Breizh-info.com) –Coup de tonnerre ce 23 mars 2014 en Brière : Berlin-Est tombe. Enfin Trignac passe directement du PCF à l’UMP. Le nouveau maire de Trignac, David Pelon, a le triomphe modeste. Cinq ans de labeur acharné, de reconquête habitant par habitant, malgré les pressions – y compris de son propre camp politique. Maintenant, il met son nez dans les comptes de la commune, assez opaques du temps des communistes. Il y a quelques surprises. De taille.

Cela fait deux jours qu’il passe son temps à la mairie. Au fond des dossiers, mais aussi au fond des détails. « Ainsi, on a deux photocopieurs par étage. Un noir, un couleur. Et ils viennent d’être changés d’ailleurs. On est 8000 habitants et on a la capacité d’une ville de 30.000 habitants. Inutile de dire qu’il  a du y avoir beaucoup d’affiches communistes qui sont passées par ces machines », note le maire qui a détecté une source importante d’économies.

Il y en a bien d’autres. « Je comprends bien l’inquiétude des communistes. Une fois Trignac perdue, c’est un château de cartes qui s’écroule », précise David Pelon. En ce moment même, des tracts injurieux circulent dans la commune, décrivant le nouveau maire comme un fasciste et promettant « les heures les plus sombres de notre Histoire », ou quasi, aux trignacais. Des lettres de menace ont été déposées pendant la campagne, dans les boîtes à lettre du maire actuel et de plusieurs colistiers. Mais pendant  toutes ces années sous gestion rouge, les trignacais ont surtout été de bonnes vaches à lait.

Ainsi, la commune a beaucoup de prestations externalisées. Pourtant, ses salariés avaient les compétences nécessaires. Elle paie par ailleurs des prestations de même nature, bien moins chères. Un conseiller en nutrition et en formations pour agents administratifs est rémunéré 17.000 euros par an sur trois ans. « Quand on remonte la société, on constate une curieuse compatibilité avec la couleur politique de l’ancienne mairie », déduit David Pelon. Pourtant, la commune paie déjà – c’est obligatoire – une cotisation annuelle pour le centre de gestion de Loire-Atlantique, qui se charge des formations pour ses agents.

L’agent qui gère le parc informatique de la commune vit à Ancenis. « Pourtant, on pourrait payer ce poste à trois ou quatre communes, et faire un plein temps local », explique David Pelon. Il note encore des affinités politiques et l’oubli par l’ancienne municipalité du fait que les compétences dans ce domaine existent au sein même des personnels municipaux. Des subventions aussi posent question – ainsi d’une association intercommunale qui fait de l’animation pour les jeunes. Curieusement, ces animations ne sont pas très populaires au sein de la jeunesse locale, mais ces quelques communes de gauche bouchent le trou des danaïdes, à flots constants.

Bref : « entre les marchés publics qu’il va falloir dénoncer, les prestations qui sont facturées trois fois le prix ou avec des missions vagues, et les équipements que nous avons en trop grand nombre, il y a beaucoup de dépenses de fonctionnement qu’il va être possible de recadrer », estime David Pelon. Les Trignacais devraient sentir la différence… en voyant leur facture d’impôt s’alléger. A Saint-Joachim, le PS a lui aussi fait subir un régime strict à ces dépenses de fonctionnement. Un choix payant, puisqu’aux dernières municipales Marie-Anne Halgand, la mairesse sortante, a littéralement laminé les communistes dès le premier tour, à 70% contre 20%. « C’est fini, ils ne reviendront jamais plus au pouvoir », pense David Pelon. La commune de Trignac l’a échappé belle, ses (mé)comptes publics ont failli lui valoir un placement sous tutelle.

Last but not least. L’ancien maire de Trignac avait un directeur de cabinet. A mi-temps. Qui est aussi – et toujours – l’assistant (à mi-temps) du conseiller général du canton de Montoir de Bretagne, le dernier des communistes du Conseil général, Roger David. Son salaire – une fois comptés les avantages en nature, la voiture, le carburant, etc. correspondait à environ 41.000 euros annuels. « Dès le lendemain de mon élection,il est parti  vu que son contrat arrivait à échéance le 30 mars 2014 », relate David Pelon. « Avec l’économie réalisée, on va pouvoir monter un accueil périscolaire dans une école qui en avait beaucoup besoin et qui était la seule à ne pas en avoir : ça fait une économie pour la commune et un service public de plus ». D’autres sont à venir : après passage au peigne fin des dépenses et des marchés publics, il espère dégager entre 70.000 et 80.000 euros d’économies supplémentaires.

Crédit photo : DR
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7 Commentaires

  1. Allez voir le maire de Brest, avec ses constructions pour immigrés, son tram alors que les habitants n’en voulaient pas, ses impôts en hausse constante, ses « oeuvres d’art »…
    Question fraude, Cuillandre s’y connaît…

    • Que cela soit une ville de 7000 habitants, 70 000 ou plus quelqu’un connait une mairie où l’argent des actifs n’est pas gaspillé ?
      Après les mairies nous pourront passer aux préfectures, au pôle emploi, au conseil régional et autres estaminets monarchiques du vint-et-unième siècle, quelque soit la mouvance politique.

      Quelqu’un croirait encore au petit Jésus soviétique ici ?

  2. C’est bien connu, que les communistes sont toujours très « généreux » avec l’argent des autres!
    Il n’y a pas plus intolérants, il fallait voir au soir des élections, « leur démocratie communiste »!!!
    Bon débarras, on ne va surtout pas les regretter ces malhonnêtes!
    J’espère que notre nouveau maire va faire du grand ménage et dépoussiérer notre municipalité!
    Il nous a délivré de la peste, çà ne peut pas être pire!

    P.S.:Quand un régime totalitaire tombe, on déboulonne la statue.

  3. hè oui ha !! trignac !on nous dit pas « tout » a voir ( 18h politique david pelon tèlènantes vidèo-dailymotion du 24.04.2014 ) y’a de koi se poser la question ? qui est la bète….

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