Du nord au sud de l’Europe, l’actualité récente nous confronte à des décisions de justice qui défient l’entendement et menacent directement notre sécurité collective. En juin dernier, un juge de Pérouse ordonnait la libération d’un migrant gambien en situation irrégulière, pourtant lourdement connu des services de police, après une tentative d’enlèvement sur une fillette de 5 ans — une libération accordée au motif surréaliste que l’individu aurait simplement voulu lui éviter un accident de la route. Cette semaine, à Turin, le scénario de l’absurde s’est répété : un autre magistrat remettait en liberté un ressortissant bangladais auteur d’une agression sexuelle sur une adolescente de 13 ans, au seul motif que ce dernier s’était dit « désolé ».
Un homme de 42 ans, citoyen du Bangladesh employé comme commis dans un minimarket de Turin, est accusé de violence sexuelle sur une adolescente de 13 ans. Selon le récit de la victime, l’homme l’aurait plaqué contre un mur avant de l’agresser sexuellement. Retrouvée en état de choc, elle a immédiatement été amenée auprès du commissariat local pour déposer plainte.
Selon les enquêteurs, sa version est précise et est corroborée par les images de surveillance du magasin. Les enregistrements auraient aussi montré une autre agression, s’étant produit quelques minutes auparavant, au détriment d’une femme d’environ 40 ans que la police cherche à identifier.
Une décision qui a naturellement provoqué une vive polémique politique en Italie et atteint les plus hautes sphères de l’appareil étatique. Giorgia Meloni a pris la parole, critiquant « ce qui ne va pas dans la justice » :
« Une fille de 13 ans sort de chez elle pour acheter le goûter à ses frères. Elle entre dans un petit magasin. Elle en sort détruite.
PublicitéEn quelques heures, un homme est arrêté et accusé de cette violence. Le procureur demande l’incarcération. Deux nuits. Puis dehors.
La motivation du juge est : il était sans antécédent, il s’est montré coopératif, il a dit qu’il était désolé.
Désolé.
Nous parlons beaucoup, à juste titre, de sécurité. On demande, à juste titre, au gouvernement de rendre compte de ce qui ne va pas. Mais ici la question doit être posée jusqu’au bout. Nous avons écrit les lois, et elles sont plus sévères que jamais. Les forces de l’ordre ont fait leur devoir, en quelques heures, très bien. Le Parquet a demandé la mesure la plus dure. L’ensemble de la chaîne a fonctionné.
Et puis arrive une mesure qui la coupe en quarante-huit heures, et nous ne pouvons rien faire, sauf envoyer les inspecteurs du ministère, ce que nous faisons.
Qui va l’expliquer à la famille ? Qui va expliquer à ce quartier que cet homme est, ce soir, de retour là-bas et en liberté ? »
Le ministre de la Justice Carlo Nordio a annoncé l’envoi d’inspecteurs au tribunal de Turin, déclenchant l’habituelle levée de boucliers de l’Association Nationale des Magistrats qui ont immédiatement invoqué l’autonomie bafouée de la magistrature… comme il est d’usage dès que leur travail est contesté par les citoyens. Une posture récurrente, alors même que la justice devrait être rendue en leur nom…
Il semblerait que du nord au sud de l’Europe, rien ne puisse faire plier une corporation de juges manifestement persuadés que de dangereux criminels s’en prenant aux femmes et aux fillettes ne sont que des brebis égarées à protéger.
Ces verdicts ne sont pas de simples erreurs de parcours, ils témoignent d’une dérive idéologique où la compassion se trompe de cible, s’exerçant au détriment des victimes. Or, face à la barbarie qui guette nos enfants, le laxisme n’est plus une nuance judiciaire : c’est une complicité coupable.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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