Rennes. Philippe de Villiers a raconté le roman de Jeanne d’Arc.

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03/04/2015 – 08h15 Rennes (Breizh-info.com) ‑L’association « Mémoire du Futur de l’Europe » , présidée par Reynald Secher organisait hier soir sa deuxième conférence de l’année. L’invité, Philippe de Villiers venait présenter son ouvrage Le Roman de Jeanne d’Arc.
Celui-ci conclue une trilogie commencé par Le Roman de Charrette, poursuivi par Le Roman de St-Louis et finissant donc par Le Roman de Jeanne d’Arc.

Ces trois personnages historiques qui ont disparu de l’enseignement national ont pourtant tous une symbolique forte. Charrette représente l’insoumission, la révolte contre la Révolution française. Saint-Louis représente le bien commun, la recherche du spirituel et Jeanne d’Arc représente l’espérance dans tous les moments tragiques.

De Villiers, ce conteur que les Rennais ont pu découvrir il y’a deux ans quand il était passé pour son premier livre sur Charrette, commença par raconter la belle enfance de Jeanne d’Arc. Son enfance fut bercée par la religion, des parents aimants, un jardin qu’elle aimait tant et son métier de fileuse. Cependant sa région est confrontée à de nombreux troubles entre les incursions des Anglais, des Bourguignons et de l’armée du Roi.

Puis dans son adolescence arrive les voix des Saintes qui lui demandent de bouter les Anglais hors de France et d’aller sacrer le roi à Reims. En effet le Roi de France n’ayant reçu l’onction royale de l’évêque de Reims, le peuple francais ne reconnaît pas sa légitimité. Elle rencontre pléthore de clercs, de gens d’armes avant d’avoir accès au roi. Celui-ci ne l’écoutera pas de suite non plus.

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Elle avait pour but de délivrer le duc d’Orléans, elle pensait tenir la tête de l’armée. Cette armée arrive bien à Orléans, mais sur l’autre rive. Jeanne d’Arc n’a aucune légitimité pour les maréchaux de l’armée. Ils font ce qu’ils veulent et ne l’écoutent pas. Cependant le premier assaut dirigé par Jeanne d’Arc est une victoire. Une fois la victoire d’Orléans, le roi accepte d’aller se faire sacrer à Reims. Première victoire pour Jeanne qui commence à prendre gout à la guerre.

Elle fait le siège de Paris, mais sera rapidement blessé par un trait d’arbalète. L’armée retourne sur la Loire.

Puis c’est l’errance, le conseil de guerre veut prendre son temps tandis que Jeanne veut continuer les batailles pour délivrer la France. On lui propose même de rentrer dans sa famille, parce qu’elle a déjà assez donné. Elle gêne, parce qu’elle n’est pas noble, parce qu’elle ne rentre pas dans le jeux des alliances et parce qu’elle est fougueuse.

Elle décide alors de fonder sa propre armée grâce à son charisme et repart délivrer des villes. Cependant l’une des batailles lui vaudra la capture.

La bataille de Compiègne sera fatale. En effet sortant de la ville avec son armée, elle est vite entourée par sa droite et par sa gauche par les Anglais et Bourguignons. Son armée rentre dans la cité et laisse Jeanne d’Arc seule. Les herses sont tombées, elle se rend donc.

Une fois capturée et cédée à l’Anglais, Jeanne garde confiance. Elle est une prisonnière de guerre. Et il est de coutume de payer une rançon pour récupérer un prisonnier de guerre de cette importance. Sauf que la ni ses amis, ni le roi ne paieront une rançon pour la délivrer. Elle est abandonnée. Les Anglais quant à eux transforment son statut de prisonnière de guerre en sorcière pour pouvoir la bruler ! Et puis en tant que sorcière personne n’a envie de l’approcher pour connaître la vérité.
C’est donc un simulacre de procès qui se tient pendant plusieurs jours dans Rouen. Devant la peur de faire une erreur, les Anglais décident la peine capitale. Jeanne d’Arc se retrouve donc sur le bucher qui s’embrase rapidement. Le bourreau retrouvera une fois le bucher éteint, le cœur de Jeanne d’Arc toujours intact, non calciné.

Le roman de Jeanne d’Arc est un appel à l’espérance. Ce livre prolonge  le travail d’historien de Philippe de Villiers. Il peut être lu aussi bien par les enfants/adolescents que par les adultes.

Le prochain rendez-vous de l’association « Mémoire du futur de l’Europe »  sera le 28 Avril et l’invité sera Bernard Lugan.

Crédit photo : breizh-info.com
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