La vague de chaleur qui écrase la France depuis près d’une semaine monte encore d’un cran ce mardi 23 juin 2026. Toute la Bretagne reste en vigilance rouge canicule, après une journée de lundi qui a vu tomber plusieurs records absolus de température. Le pic est attendu mercredi, et le bilan humain national s’alourdit.
Des records pulvérisés lundi dans toute la région
La journée de lundi a marqué les esprits. À la station de La Noë-Blanche, dans le sud de l’Ille-et-Vilaine, le thermomètre a atteint 41 °C, frôlant le record absolu breton détenu par cette même station (41,2 °C en juillet 2022). Surtout, plusieurs grandes villes ont connu leur journée la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques : 40,6 °C à Rennes, 40 °C à Ploërmel, 36,1 °C à Quimper. Au total, les records mensuels de juin ont été battus dans plus d’une vingtaine de communes réparties sur les cinq départements bretons.
Seuls quelques secteurs littoraux et insulaires ont échappé à la fournaise, restant sous les 30 °C : Ouessant, Batz, Bréhat, Ploumanac’h ou encore Saint-Cast-le-Guildo. Partout ailleurs, la nuit suivante s’est révélée tropicale, le mercure demeurant au-dessus de 20 °C sur une large partie du territoire, et jusqu’à 25 °C en Ille-et-Vilaine et en centre Bretagne.
Mardi et mercredi, le sommet de la vague
Loin de refluer, la chaleur gagne encore du terrain ce mardi. Les maximales devaient atteindre 36 °C à Lorient et Brest, 37 °C à Quimper, 39 °C à Dinard, et fréquemment 40 à 42 °C ailleurs, avec des pointes possibles jusqu’à 42 ou 43 °C. Les records de la veille pourraient donc à nouveau tomber. Un risque orageux est par ailleurs surveillé en fin de journée à l’est d’une ligne Saint-Brieuc – Saint-Nazaire, plusieurs départements étant placés en vigilance jaune « orage ».
Mercredi devrait constituer le point culminant de l’épisode, sous un soleil de plomb. Une amorce de baisse n’est espérée qu’à partir de jeudi après-midi par l’Atlantique, avec un temps plus instable et un retour sous les 30 °C qui ne se profile pas avant vendredi.
Une canicule « exceptionnelle » et un lourd bilan national
À l’échelle du pays, Météo-France parle d’un épisode d’une intensité exceptionnelle, comparable à celui d’août 2003 — qui avait fait près de 15 000 morts — voire supérieure en intensité sur la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, même si sa durée reste incertaine. Plus de la moitié de la France est désormais concernée : 54 départements en vigilance rouge, un niveau jamais atteint, et 35 autres en orange, soit plus de 90 % de la population exposée à des chaleurs extrêmes.
Le bilan humain s’alourdit. Deux enfants de 2 et 4 ans ont été retrouvés morts dans une voiture à Carpentras, trois personnes âgées sont décédées à leur domicile en Gironde, et au moins treize noyades ont été recensées sur le week-end. Les services d’urgence font état d’une hausse de 30 à 40 % des appels, et redoutent une multiplication des décompensations — cardiaques, rénales, psychiatriques — à mesure que la chaleur s’installe dans la durée. Le Premier ministre Sébastien Lecornu devait présider ce mardi une nouvelle cellule interministérielle de crise.
L’épisode perturbe fortement la vie scolaire : plus de 1 350 écoles et collèges étaient fermés lundi à l’échelle nationale. Les oraux du baccalauréat se poursuivent toutefois, l’immense majorité des candidats étant maintenus à l’horaire prévu malgré quelques reports. À Rennes, où un record absolu de 40,6 °C a été enregistré, les habitants, à défaut de climatisation généralisée, s’adaptent comme ils peuvent, volets baissés et ventilateurs en renfort, certains renonçant même à manger chez eux tant l’air y est étouffant.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
3 réponses à “Canicule en Bretagne : la fournaise s’intensifie, le pic redouté ce mercredi”
La canicule.
Face à la canicule qui sévit le premier ministre dit : « S’il faut fermer des écoles ma main ne faiblira pas… » et 1800 établissements scolaires ont fermé.
Il trouve acceptable que des fonctionnaires d’Etat renvoient des élèves dans leurs familles parce que les locaux scolaires qu’ils fréquentent ne sont pas à des normes qui auraient déjà dues être imposées depuis longtemps.
L’argument favori des élus en toutes circonstances est « pour la sécurité » parce qu’imparable et qu’instantanément il réduit au silence toute contestation.
Face à la canicule, certains élèves sont en danger dans leurs établissements scolaires. Qui est responsable de cette situation ? Les élus qui choisissent, des communes à l’Etat en passant par les départements et les régions. Curieusement, l’argument sécuritaire pour prioriser l’adaptation des locaux scolaires aux changements climatiques n’est jamais activé.
Quand bien même plus aucun véhicule à moteur thermique ne circulerait en France qui peut croire que les dômes de chaleur s’arrêteraient à ses frontières ?
Un pays qui met certains de ses enfants à la porte de leurs écoles parce qu’il y a du soleil est-il encore républicain ?
Il y a urgence, l’heure n’est plus à la prévention mais aux remèdes.
Parce qu’il fait plus chaud à Paris qu’à Dakar, pour sécuriser ses écoles, la France devra-t-elle demander aide et assistance aux pays africains ?
Pour vous détendre : Le soleil de Charles Baudelaire.
En consultation libre sur internet.
Les écoles primaires dépendent des communes. Là, on est au plus bas de la subsidiarité. Dans ces conditions, expliquez-moi donc pourquoi, vingt-trois ans après la canicule de 2003, il y a encore autant d’écoles où il n’y a pas – je ne parle pas de brumisateurs et autres joyeusetés – de cette chose curieuse, et vivante, qu’on appelle un arbre. La végétalisation des cours (voire des façades), c’est toujours pas à l’ordre du jour dans beaucoup de municipalités ??? J’ai connu un temps – lointain ! – où en juin les maîtres et maîtresses dispensaient des cours en extérieur, à l’ombre de quelques grands tilleuls… serait-ce interdit aujourd’hui par quelque mesure de précaution bikoz les pollens ?
Pourquoi, vingt-trois ans après la canicule de 2003, il y a encore autant d’écoles où il n’y a pas d’arbre ? Il ne vous aura pas échappé que le déni du réchauffement climatique par les politiques. La canicule de 2023 est encore décrite comme exceptionnelle alors que ce type de situation se produira de plus en plus souvent. Nous en avons la preuve cette année.
Un exemple, certes extrême : en 2002, Jean-Marie Le Pen qualifiait le réchauffement de « fable » ou d’invention de la gauche et des écologistes. En 2010, il affirmait encore que la thèse du réchauffement était un « complot mondialiste » destiné à imposer des taxes universelles. Ce n’est que récemment, avec de nombreuses années de retard, que le Rassemblement National a admis qu’il y avait un réchauffement.
Certes, l’extrême droite n’a pas été au pouvoir, mais ceux qui l’ont été (notamment les partis de droite et du centre) ont mis du temps à admettre ce réchauffement. Il suffit d’écouter Emmanuel Macron dire, en 2022, « Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? ». Quand les politiques n’écoutent pas les scientifiques, il ne faut pas s’étonner des conséquences.