Conférence à Nantes : « comment être Breton indigné et musulman critique ? » par Thierry Magot

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01/11/2015 – 08H00 Nantes(Breizh-info.com) – L’Association Islamique de l’Ouest de la France (AIOF) et la mosquée Assalam de Nantes organisent le samedi 7 novembre prochain une conférence pour le moins étonnante intitulée « comment être Breton indigné et musulman critique ? ».

Elle sera animée par Thierry Magot qui est l’auteur d’un livre polémique publié sous pseudonyme et intitulé « comment peut-on être breton et musulman ? » (eéditions Coëtquen) .  Cet ancien professeur de l’université de Nantes, indigné par le massacre programmé des langues minorisées du monde, est un breton qui s’est converti à l’Islam, tout en étant particulièrement critique sur sa nouvelle religion. Il a été pendant une quarantaine d’années chercheur sur les relations entre l’alimentation et la santé cardiovasculaire dans des unités INSERM, CNRS et universitaires à Paris et à Nantes. Il est à la retraite depuis plusieurs années et habite dans le Marais Breton (Pays de Retz), dans cette Loire-Atlantique dont les structures contestent arbitrairement la bretonnité depuis 70 ans, véritable déni de démocratie à l’égard du peuple breton. Thierry Magot est locuteur du breton et du gallo, les langues (celtique et romane) de Bretagne, menacées de disparition du fait de leur non prise en charge par tous les systèmes de gouvernement en France depuis toujours.

A cet effet, l’Association Islamique de l’Ouest de la France, AIOF – Mosquée Assalam de Nantes, organise cette conférence, au caractère inhabituel mêlant l’identité linguistique, culturelle et traditionnelle d’un intellectuel breton avec la foi musulmane. En partenariat avec l’Agence Culturelle bretonne de Loire-Atlantique ACB44, la conférence se déroulera le samedi 7 novembre 2015 à 15h30 dans le centre culturel Abdullah Al Darwish, attenant à la mosquée Assalam de Nantes.

Le postulat principal de l’auteur sur l’Islam ? Que le Coran, texte fondateur de l’islam, a clairement édifié une éthique humaniste de la diversité et de la libération. L’islam des débuts était effectivement un islam progressiste, voire révolutionnaire, pour son temps, basé sur une lecture libératrice du Coran. Mais il faut reconnaître qu’il a bien changé avec les siècles et s’est éloigné de sa source par soumission au pseudo-clergé illégitime des oulémas qui bloquent toute innovation dans l’interprétation du texte. La Sunna, tradition du Prophète, pourtant simple envoyé, a ainsi été sacralisée et l’éthique initiale a beaucoup souffert de l’instauration d’un droit artificiel extérieur à l’esprit du Coran (charia) qui est même tristement devenu le symbole dévoyé de l’islam.

Ce propos  ne devrait pas trouver toutefois  de contradiction. Des intellectuels particulièrement critiques et argumentés vis à vis de l’essence de l’Islam n’ont pas été conviés pour ce débat, comme par exemple notamment  Guillaume Faye, auteur  de « comprendre l’Islam» ou encore  Majid Oukacha  d’ « il était une foi …l’islam ».

 Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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10 Commentaires

  1. Voilà un Breton de souche, et brittophone de surcroît, qui s’est converti à l’islam. Et il n’est pas le seul. Adsav qui prône le droit du sang ne peut nier la nationalité bretonne de ce sympathique monsieur et doit admettre que les gens sont libres de choisir leur religion, même si ce relativisme qui consiste à prendre une religion comme on veut est agaçant : après tout à Adsav, il y a bien des catholiques, des orthodoxes celtiques, des païens, des athées…

    Dans une Bretagne libre, les Bretons pourront devenir musulmans s’ils le souhaitent. C’est donc pour ça que j’ai trouvé grotesque toutes les manifestations contre l’islam et l’imam Houdeyfa et que je n’ai pas répondu à leur appel à manifester ; surtout à côté des laïcards républicains que je considère, pour ma part, bien plus nocifs pour la Bretagne et la spiritualité chrétienne et celtique bretonne que l’islam. Ce n’est pas l’islam le problème.

    À part ça, n’oublions pas toutefois que le catholicisme est la religion traditionnelle et majoritaire des Bretons et souhaitons à tous nos frères catho une bonne fête de la Toussaint.

    • Adsav serait bien en peine de prôner le droit du sang lorsque l’on sait que ses militants de sont pas nécessairement bretons de souche.

      Pour le reste, je comprends bien que la liberté de culte est difficilement critiquable, mais dans le cas d’Houdeyfa, le fossé est trop profond entre son prosélytisme et la société bretonne. Si les bretons souhaitaient que certains éléments de leur population récemment immigrés (les musulmans français de 2eme, 3eme génération ou les nouveaux arrivants musulmans) soient intégrées à leur société, ils devraient prendre conscience qu’Houdeyfa est un obstacle. Pour les bretons souhaitant le rejet pu et simple de ce qui n’est pas de souche, le problème concernant Houdeyfa ne se pose même pas.

    • Le problème n’est pas de se convertir à la religion X ou Y mais les conséquences sur le vivre ensemble de ce choix, sur l’identité culturelle d’une région, … surtout lorsque le but ultime, est de convertir TOUT une pays.
      Un Breton qui devient musulman ne peut pas être considéré comme Breton.
      Un Breton est avant tout chrétien que ça plaise ou non.
      Le droit du sang ne donne pas la possibilité de faire tout et n’importe quoi pour détruire une région, un pays.

      • Argument totalement fallacieux et irrecevable sur le plan juridique. Est Breton qui a un parent breton au moins ou qui est né en Bretagne, point. Quel que soit le choix fait pas cette personne par la suite. Demain, quelqu’un pourra dire qu’est breton qui mange des crêpes (« qu’on le veuille ou non »), quelqu’un qui porte un triskell autour du cou (« qu’on le veuille ou non »), quelqu’un qui a un menhir miniature dans son salon (« qu’on le veuille ou non ») d’après votre (il)logique : on nage dans le délire à mille lieues de ce qui fait la nationalité d’une personne qui repose, en occident, sur le droit du sang ou le droit su sol, sans considération pour le niveau de psychopathologie ou d’ethnomasochisme d’un tel ou d’un tel.

        Ces considérations politique irrationnelles et typiquement féminines, car basées sur l’affect, sont au plus haut point énervantes.

        Moi, je parle breton et vous ne le faites peut-être pas : dans ce cas, devrais-je vous considérer comme non bretonne ?

      • c’est vrai l’ennemi est la république francaise en terre bretonne, une priorité, l’immigration et le brezhoneg suivront en second plan .Si ADSAV aurait organisé une manifestation contre l’hexagone,elle aurait été interdite par la préfecture.l’invitation de résistance républicaine est absurde surtout qu’ils étaient peu nombreux et d’un age avancé. Vu qu’ ADSAV ne présente pas de liste il a plus servi d’ idiot utile du FN pour les éléctions régionales sur ce coup là qu’à autre chose.

      • Dans mes écrits, lesquels vous gênent ?
        Choisir une religion en Bretagne et opter pour l’Islam ! Je crois qu’il y a un gros problème, la Bretagne est une terre Chrétienne !
        Une Bretonne avec une coiffe, oui, avec le niqab, non.
        Vous êtes un drôle de Breton. Vous voulez l’indépendance de la Bretagne tout en acceptant les dérives Jacobines sur son sol.
        Des Bretons qui parlent Breton et qui acceptent que leur terre soit Islamisée, c’est trop pour moi.

      • Juridique ? La définition juridique n’existe pas puisque qu’il n’y a pas d’état breton. En plus la region historique ne correspond même pas à la définition administrative.

        Même l’irlande juridique a dû repenser sa définition (2003 – je pense). On favorise la naturalisation de gens qui ont des liens avec l’Irelande. Par contre on ne naturalise pas les naissances d’enfants étrangers en Irelande.

        Accessoirement si la Bretagne obtenait un statut juridique, on ne pourrait forcer tout ceux qui sont nés en Bretagne d’en adopter la nationalité ! Il faudrait une démarche volontaire. C’est une tendance en France de se croire désirable.

        Et inversement combien d’expatriés le revendiqueraient ? Pour moi Jack Kerrouac fut un breton célèbre, et pourtant il n’est pas né en Bretagne, ses parents non plus. Alan Stivell non plus, nul doute qu’il demanderait une hypothétique nationalité bretonne.

        Faute de droit. Il faut se rabattre sur une notion d’usage : les liens avec la Bretagne et la notion culturelle. Pour moi un breton a une culture bretonnne.

        Et pour moi la religion chrétienne bretonne ne peut être détachée de la culture bretonne. La Bretagne a été fondée par des missionnaires ou saints fondateurs, St Yves … C’est mythologique et fondateur. Je pense à Arthur en Angleterre.

        Le Finistère est l’endroit où il y a le plus de monuments religieux en europe. Freour ne créé par au hasard un calvaire breton à Charles de Potyze.

        Alors qu’on soit athée ou croyant ou même converti à l’islam ( comme ce monsieur qui plane à 100000 ), ou même protestant, catholique de Rome (je fais la distinction entre un catholique et un chrétien breton qui participe à un pardon ) , on est breton quand on adhère à la culture chrétienne bretonne …

        Comme d’autres états dans le monde, la Grèce par exemple ou même le Maroc ou UK avec la reine et l’église anglicane « Dieux et son droit ». Je ne vois pas pourquoi on détacherait l’église de l’état. Problème retourné : cette posture juridique parfaitement valable au niveau du droit international permettrait d’en faire fuir … au bénéfice de la France laïque par exemple.

    • Une conversion à l’Islam n’est qu’un symptôme de notre époque. Les « cas particuliers », les individus libres etc… Ca ne représente pas, et ça ne fait pas l’Histoire. Demain une guerre civile éclate entre différentes ethnies, il faudra choisir son camp et sa civilisation. Ce converti apostat parle t-il également Arabe ? Ne doit-il pas plutôt vivre en terre d’Islam comme sa religion lui ordonne ?
      Islam et immigration sont les deux faces de la même médaille et pour moi, Breton à sensibilité Catholique, il est évident qu’il faut lutter contre ces deux fléaux.

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