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02/02/2016 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Cassis, dos d’âne, coussins berlinois, plateaux surélevés… les ralentisseurs se sont multipliés ces dernières années dans les rues de Nantes et des communes avoisinantes pour contraindre les automobilistes à rouler plus doucement dans les rues et aux abords des groupes scolaires. Il y a cependant des dommages collatéraux : suspensions des véhicules mises à dure épreuve, conducteurs – surtout pour les bus – lassés d’être secoués comme un petit pois dans un sifflet de policier, et des coûts importants supportés par le contribuable.
Selon un recensement réalisé par la CFDT de la SEMITAN pour le CHSCT de novembre 2015, 2000 ralentisseurs de tous types ont été recensés sur les communes de Nantes Métropole. Parmi eux, 732 sont des plateaux surélevés. Le syndicat estime qu’il y en a « une centaine à reprendre pour non conformité de signal [étique] et de géométrie ». C’est plutôt rassurant – en 2013, le magazine spécialisé Auto Plus avait passé au crible plus de 300 ralentisseurs dans 23 villes de France. Résultat : un tiers d’entre eux n’étaient pas conformes, notamment car ils étaient trop raides ou pas signalés.
Il existe de nombreux types de ralentisseurs qui partent tous du même constat : pour diminuer les accidents et leur gravité en ville – essentiellement des collisions entre véhicules, ou entre véhicules et piétons, aux abords des passages cloutés – il faut diminuer la vitesse des voitures. Réalisé en caoutchouc recyclé le plus souvent, le coussin berlinois coûte près de 1000 € TTC à l’unité ; sachant qu’il en faut deux, un par voie de circulation, pour traiter une rue.
Tout autre sont les coûts des plateaux surélevés : il faut compter plusieurs dizaines de milliers d’euros. Dans les rues de nos villes, des plateaux surélevés peuvent faire plusieurs dizaines de mètres de long pour longer le parvis d’un collège, traiter tout un carrefour ou une rue longée par des écoles. On peut trouver quelques chiffres sur le web : ainsi à Saint-Nizier du Vercors, un plateau surélevé de 15 mètres de haut va coûter plus de 50.000 € TTC – la commune avait refusé la création d’un plateau surélevé de plus de 60 mètres (72.000 € TTC). A Fay aux Loges (Loiret), un plateau surélevé avait été installé dans une rue pour 14.500 €. A Locoal-Mendon (Morbihan), trois plateaux ralentisseurs ont été installés dans le bourg pour 39.000€ (HT), soit 13,000 € par plateau. Cependant, l’installation des ralentisseurs peut être subventionnée par les conseils généraux, à condition que les communes s’accordent avec les directions départementales des territoires lors de leur installation – à Locoal-Mendon, une subvention départementale permettait ainsi de couvrir 22,5% du coût des travaux.
Crédit photo : DR
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2 réponses à “Plus de 2000 ralentisseurs sur le territoire de Nantes Métropole”
Qui tient le marché de ces aménagements ?
A qui profite le crime ?