Angleterre. « Fuck Isis » considéré comme de l’incitation à la haine raciale

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13/07/2016 – 07H00 Londres (Breizh-info.com) – Tommy Robinson, ancien dirigeant de l’English Defense League, n’en finit pas d’être persécuté par la justice anglaise. Ce leader du combat contre l’islamisation de l’Angleterre , âgé de 33 ans, vient d’être poursuivi en Angleterre pour incitation à la haine raciale et interdit de stade de football pour plusieurs années. La raison ? Il a été vu, en juin 2016, à Lille, tenant drapeau anglais sur lequel on pouvait lire « fuck Isis » et portant un t-shirt représentant un homme urinant sur le drapeau de l’Etat islamique. Un message hostile au terrorisme islamiste donc, considéré par la justice anglaise comme de l’incitation à la haine raciale envers les musulmans. Une communauté musulmane d’Angleterre qui n’a jusqu’ici pas réagi au fait d’être, de facto, assimilée par la justice anglaise à l’islamisme.

Tommy Robinson – chez qui la police a débarqué afin de lui retirer son passeport et son droit de se rendre à l’étranger – a dénoncé la « persécution » dont il est victime de la part du gouvernement anglais. Il dirige actuellement la branche britannique du mouvement « Pegida », né en Allemagne et qui entend lutter contre l’islamisation de l’Europe « et non pas contre les musulmans » comme M. Robinson tient à le préciser. « C’est totalement ridicule. Ils disent que j’ai incité à la haine raciale à cause du drapeau et du t-shirt que je portais. Mais je n’ai rien fais qui ai causé un incident en France. Je suis resté loin de Marseille parce que je savais qu’il pouvait y avoir des problèmes, et je suis resté hors du centre ville de Lille », faisant référence aux différents violents incidents ayant éclaté à Lille et à Marseille.

Des incidents d’une violence inédite, qui n’ont pas empêché Bernard Cazeneuve d’exprimer son « soulagement » face à la réussite de l’Euro 2016 en terme de sécurité. Stupéfiant lorsque l’on sait que le bilan est, pour le seul Euro 2016, de 1 550 interpellations, 59 condamnations à des peines de prison ferme ou avec sursis, 64 reconduites à la frontière (des reconduites express qui ne sont appliquées que dans le cadre des supporteurs de football et pas lorsqu’il s’agit d’immigration clandestine) et 32 refus d’accès au territoire.

A leur retour de France en cette fin juin, plusieurs dizaines de supporteurs anglais ont reçu une interdiction de stade et une obligation de remettre leur passeport aux autorités, rejoignant ainsi la longue liste de ceux qui n’avaient déjà pas pu se rendre en France pour des faits antérieurs de violences liées au football.

Tommy Robison a écrit un livre « Enemy of the state » dans lequel il raconte son histoire, celle d’un jeune prolétaire anglais de Luton, banlieue de Londres bastion de l’islamisme radical. Il y raconte son soutien apporté aux soldats anglais revenant d’Afghanistan, la naissance de l’English Defense League contre l’Islamisation, mais également la façon dont il a été par la suite, traqué par les tribunaux et mis en prison. Les services secrets britanniques, ont fait pression, y compris par le chantage, pour qu’il travaille pour eux. Il a été maintes fois arrêté pour des motifs futiles, emprisonné pour des motifs dérisoires (condamné à 18 mois de prison le 23 janvier 2014 pour prêt d’argent en 2008 [avant l’EDL] à son beau-frère, que ce dernier a présenté comme apport personnel pour un emprunt immobilier – la maison sera revendu 6 mois plus tard, Tommy Robinson remboursé sans bénéfice). Mis en liberté conditionnelle, il sera ré-emprisonné 4 semaines pour l’empêcher de faire des révélations lors de son discours à Oxford, reporté d’octobre à novembre 2014. En prison, les services feront d’ailleurs le nécessaire afin de le placer aux côtés d’islamistes purgeant eux de longues peines, qui auront tout tenté pour mettre fin à ses jours.

Crédit photo : breizh-info.com
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2 réponses à “Angleterre. « Fuck Isis » considéré comme de l’incitation à la haine raciale”

  1. DAB dit :

    @pierre_1er L’allégeance judiciaire plutôt endémique par les temps qui courent.

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