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14/02/2018 – 07 h 20 Rennes (Breizh-info.com) – Ce mercredi 14 février, aussi appelé mercredi des Cendres, marque le début du carême pour les catholiques pratiquants. L’occasion de faire le point sur cette tradition religieuse.
On appelle « carême » la période de quarante jours (quadragesima) réservée à la préparation de Pâques, et marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques. Depuis le IVème siècle, on commence à le constituer comme temps de pénitence et de renouvellement pour toute l’Eglise, avec la pratique du jeûne et de l’abstinence. Conservée avec vigueur dans les églises d’Orient, la pratique pénitentielle du Carême s’est assouplie en Occident, mais on continue à y observer un esprit de pénitence et de conversion.
Ce chiffre de 40 jours est courant dans la Bible: les 40 jours du déluge, les 40 années du peuple hébreu dans le désert avant d’atteindre la Terre promise, les 40 jours de Jésus dans le désert pour affronter la Tentation. Il symbolise le temps d’une vie ; c’est prendre le temps d’agir. Quand on parle de 40 jours, on ne compte pas les dimanches, car le dimanche est le jour de la Résurrection du Christ.
Le carême se termine par la semaine sainte qui conduit à la fête de Pâques.
En quoi consiste le carême ?
Un petit tour sur le site du diocèse de Fréjus nous en apprend un peu plus :
« Pendant les 40 jours que dure le Carême, il est proposé aux fidèles de se « convertir », au sens littéral du terme, c’est-à-dire de « se tourner vers » Dieu et vers autrui. C’est pourquoi ce temps de préparation à la fête de Pâques se fait dans la prière, le jeûne et le partage.
Le jeûne rappelle que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain : la Parole de Dieu est nourriture pour l’homme. Jeûner, c’est se donner le temps et la disposition d’esprit nécessaire à la prière. Le Christ lui-même a invité ses disciples à jeûner sans ostentation : « Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu’ils jeûnent (…) Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret « . (Matthieu, VI, 16).
Dans cette optique de cheminement spirituel vers Pâques, l’Église propose également le sacrement de réconciliation : Les paroisses font un effort particulier, au cours du Carême, pour faciliter cette démarche qui peut être vécue individuellement ou au cours d’une célébration communautaire.
Le partage est une des dimensions essentielles du Carême. Dans son message à l’occasion du Carême 2003, Jean-Paul II rappelait que « la prière et le jeûne doivent être accompagnés par des œuvres de justice, la conversion doit se traduire en accueil et en solidarité ».
Le Carême est une période de préparation à Pâques, fête de la résurrection du Christ. A ce titre, le Carême est vécu sous le signe de l’espérance, c’est-à-dire de la confiance en Dieu et donc de la joie.
Dans son message de Carême 2004, Jean-Paul II rappelait que « durant le Carême, nous nous préparons à revivre le Mystère pascal qui projette une lumière d’espérance sur toute notre existence, même dans ses aspects les plus complexes et les plus douloureux. »
Pour plus d’information sur les normes liturgiques durant le carême, nous vous invitons à vous rendre sur le site du journal Ar Gedour.
Crédit photo : DR
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