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À quelques jours de la visite du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) publie un rapport de 78 pages au titre évocateur : Souffrances et espérance de l’Église en France. Signé par le directeur de l’organisation, le juriste Grégor Puppinck, et par Constance Avenel, chargée de plaidoyer, le document dresse un tableau factuel et juridique de la situation des catholiques français — et le constat est rude : une Église devenue « résiduelle », placée sous la tutelle croissante de l’État, cible de violences en hausse, mais traversée par des signes de renouveau inattendus.
Un effondrement, pas un simple déclin
Les chiffres compilés par le rapport parlent d’eux-mêmes. 4 Français sur 10 seulement croient en Dieu, contre les 2 tiers en 1947. 92 % des Français étaient baptisés en 1961 ; ils ne sont plus que 42 % chez les 18-24 ans. La messe dominicale ne rassemble plus que 5 % de la population, contre 35 % en 1960. Le clergé suit la même pente : 12 000 prêtres en 2023 — dont 6 700 en activité — contre 65 000 en 1960, et 86 ordinations seulement en 2026, un plancher historique. Une église fermerait, serait vendue ou détruite toutes les 2 semaines.
Pour l’ECLJ, cet effondrement religieux, dont le point de bascule se situe au milieu des années 1960, va de pair avec une rupture anthropologique : chute des mariages (417 000 en 1972, 242 000 en 2023), fécondité au plus bas depuis 1918 (1,56 enfant par femme en 2025), record européen d’IVG (251 270 en 2024) — et une santé mentale parmi les plus dégradées d’Europe, avec 11 % de prévalence de la dépression et 1 Français sur 4 ayant déjà pris un antidépresseur.
Une laïcité « de combat » et une application à 2 vitesses
Le rapport retrace la généalogie de la laïcité française, née selon lui non d’une neutralité mais d’une volonté de « décatholiciser la France » — l’expression est de saint Pie X en 1906 — depuis le décret de 1790 dissolvant les ordres religieux, toujours en vigueur, jusqu’à la loi de 1905. Il pointe une application à 2 vitesses : crèches de Noël retirées des mairies par voie judiciaire — la commune de Beaucaire condamnée à 103 000 € d’astreinte en février 2025 —, croix et calvaires démontés, jours fériés chrétiens menacés de suppression, tentatives récurrentes de remise en cause du secret de la confession, pendant que l’islam s’épanouit de facto dans l’espace public. Le patrimoine religieux paie le prix fort : 2 500 à 5 000 édifices menacés, et jusqu’à 10 % du patrimoine religieux qui pourrait disparaître d’ici 2030.
843 actes antichrétiens en 2025, des auteurs identifiés
La France apparaît comme le pays européen le plus touché par les actes antichrétiens : 843 faits recensés en 2025 — dont 817 visant les catholiques —, soit 34 % de l’ensemble des actes antireligieux, selon le premier rapport national du ministère de l’Intérieur publié en mai 2026. Les violences contre les chrétiens ont doublé en 2025, les incendies criminels d’églises ont bondi de 112,5 % entre 2023 et 2024, et l’Observatoire de la christianophobie recense 2 à 3 fois plus de faits que les chiffres officiels.
L’ECLJ identifie 3 profils d’auteurs : musulmans radicaux — explicitement appelés par la propagande islamiste à cibler les chrétiens d’Europe —, organisations laïcistes procédurières et militants d’extrême gauche. Et souligne une asymétrie institutionnelle : contrairement à l’antisémitisme et aux actes antimusulmans, aucun dispositif ministériel dédié n’existe pour les victimes d’actes antichrétiens, d’où une sous-déclaration reconnue par le ministère lui-même. Le rapport consacre aussi des pages aux convertis d’origine musulmane, catégorie particulièrement exposée aux persécutions familiales et communautaires.
L’école et l’hôpital catholiques dans l’étau
Le rapport documente le resserrement progressif de l’État sur l’enseignement catholique, qui représente 96 % du privé sous contrat : quota informel de 20 % d’élèves alors que plus de 40 % des familles souhaiteraient y accéder, programme EVARS d’éducation sexuelle imposé sans dérogation dès la maternelle depuis 2025, prières jugées illégales par le ministère, 900 contrôles lancés après le scandale de Bétharram. Le hors contrat subit une pression plus frontale encore : la loi Séparatisme de 2021 permet au préfet de fermer une école sans juge, et un amendement de mai 2026 autorise désormais la fermeture immédiate sans mise en demeure. L’instruction en famille, passée en 2022 d’un droit à une dérogation, s’est effondrée de 62 000 à moins de 30 000 enfants en 3 ans. Paradoxe : les écoles hors contrat prospèrent malgré tout, avec 2 500 établissements à la rentrée 2025 contre une quarantaine en 1994.
Même étau sur le secteur sanitaire : les hôpitaux d’origine catholique, financés à 69,2 % par l’Assurance maladie, sont soumis aux obligations de neutralité du service public. Sur l’euthanasie, le texte adopté par l’Assemblée nationale ne laissait initialement aucune échappatoire aux établissements confessionnels — les contraignant, selon le rapport, à se renier ou à disparaître. Il aura fallu la mobilisation de 150 chefs d’établissements chrétiens, signataires d’un appel commun le 28 juillet 2026, et un combat juridique mené jusqu’à l’ONU par l’ECLJ aux côtés des Petites Sœurs des Pauvres, pour que le Conseil constitutionnel reconnaisse, le 14 août 2026, un droit d’objection institutionnelle — ainsi qu’une clause de conscience aux pharmaciens.
Les signes d’espérance d’une Église qui rajeunit
Le tableau n’est pas uniformément sombre, et c’est le second versant du rapport. Plus de 21 000 catéchumènes ont été baptisés à Pâques 2026, un record en 20 ans. Les entrées en propédeutique — l’antichambre du séminaire — ont progressé de 50 % entre 2023 et 2025. Le pèlerinage de Chartres a rassemblé plus de 20 000 jeunes en 2026, moyenne d’âge 22 ans. Et 60 % des 18-24 ans déclarent avoir une bonne opinion de l’Église catholique — la génération la moins baptisée est aussi la moins hostile.
C’est cette Église « éprouvée mais vivante » que vient conforter la visite de Léon XIV, conclut le rapport, en rappelant la question posée par Jean-Paul II au Bourget en 1980 : la France, fille aînée de l’Église, est-elle fidèle aux promesses de son baptême ? Le rapport complet est consultable sur le site de l’ECLJ (eclj.org).
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “« Souffrances et espérance de l’Église en France » : le rapport choc de l’ECLJ avant la visite de Léon XIV”
Combien de mosquées attaquées par le feu ou dégradées ? L’Islam des Frères Musulmans a envahit l’espace public sans aucune réaction des laïcards gauchistes….on débaptise les vacances de Toussaint, Pâques ou Noël mais on accepte le voile, l’abaya, la fête de l’aïd, la suppression du jambon dans les cantines remplacé par la viande halal ! Toute manifestation du christianisme est taxée d’extrême droite on lui préfère les allégeances au Hamas ou au terrorisme. C’est aux français croyants ou non à défendre leur identité avant que le nombre les submergent et interdisent notre religion historique.