Nantes. Les migrants squatteurs de Bréa dispatchés ailleurs dans la ville

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Occupée depuis le 8 mars dernier par des militants pro-migrants  et les clandestins qui jusqu’alors squattaient le château du Tertre – laissé dans un état désastreux – et un bâtiment de la fac de lettres, la maison de retraite Bréa avait été abandonnée, surpeuplée et dévastée par la délinquance, par l’extrême-gauche qui n’a jamais su s’en occuper aux pouvoirs publics. Depuis plusieurs semaines, les migrants illégaux qui y étaient hébergés sont transférés vers d’autres structures. Les 140 qui y étaient encore ont été transférés vers une autre maison de retraite désaffectée située rue de Malville, près du quartier multiethnique du Breil.

Les militants pro-migrants parlent d’une « expulsion », la préfecture de « transfert ». En l’occurrence, les 140 derniers migrants encore dans le bâtiment ce matin ont été transférés, la plupart (127) rue de Malville – dans un site lui aussi géré par France Horizon et financé par l’État, les autres à l’hôtel de police. Ces derniers refusent en effet toute démarche administrative et il s’agirait de vérifier leur situation et leur droit de se maintenir sur le territoire français.

La préfecture avait confié le site Bréa à l’association France Horizon et s’était engagée auprès de la mairie à libérer le site Bréa à l’automne pour qu’y soient enfin commencés les travaux pour y faire un foyer de jeunes travailleurs – et ce avec plus de six mois de retard. Près de 334 personnes qui étaient à Bréa ont été transférées ces derniers mois dans des « structures d’accueil de droit commun », c’est-à-dire pour l’essentiel des CADA (centres d’accueil de demandeurs d’asile), HUDA (hébergement d’urgence des demandeurs d’asile) et des PRADHA installé dans d’anciens hôtels Formule 1.

Ce que la Préfecture ne dit pas, c’est que d’autres migrants, déjà déboutés du droit d’asile ou « dublinables », c’est-à-dire qui peuvent être éloignés selon la procédure Dublin vers d’autres pays européens, n’ont pas été expulsés du pays mais seulement du site Bréa. Ils sont allés pour la plupart dans d’autres squats et surtout occuper le square Daviais, évacué ce 20 septembre… pour que les 698 migrants qui s’y trouvaient soient mis aux frais du contribuable dans cinq gymnases nantais et bientôt imposés à d’autres communes, notamment sur la côte.

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Ce matin à 10h30, le CRAN – collectif de réquisition et d’action nantais – d’extrême-gauche qui a été à l’initiative de nombreux squats de migrants (Beaux-Arts, Tertre, Censive, Bréa, Persagotière, Cap 44, ex-lycée Vial, ex-lycée Bouhier…) affirmait que «  une compagnie de CRS, une compagnie de CDI (compagnie départementale d’intervention] et flics de la BAC [étaient présents] en nombre. Le tri entre bons et mauvais [migrants] est en cours. Une cinquantaine de personnes sont remises à la rue à l’approche de l’hiver, une dizaine de camarades [migrants] interpellés par la BAC », finalement relâchés car ils avaient des récépissés.

Parmi les migrants emmenés à l’hôtel de police ce matin, deux majeurs et un qui se disait mineur, arrivés récemment à Nantes et avec des récépissés [de dépôt de demande d’asile], qui sont donc en situation régulière. Selon l’extrême-gauche, « une personne au moins sera enfermée en centre de rétention en vue d’une expulsion. Les autres subissent un interrogatoire de la police de l’air et des frontières ».

Soit bien peu de choses en comparaison des 150 migrants expulsables d’office qui se trouvent toujours parmi les « mis à l’abri » du square Daviais, ceux qui sont dans des squats, et les centaines d’immigrés clandestins venus du Maghreb qui vendent de la drogue et commettent de très nombreux vols (à la roulotte, à l’arraché, avec violence), attouchements etc. en centre-ville, au point que la CGT-SEMITAN a très récemment adressé une vibrante lettre ouverte aux élus sur ce sujet brûlant.

Mais rien de vraiment étonnant sous le soleil de « Jupiter » Macron, qui pose avec les braqueurs et voit fuir ses ministres d’État. Alors qu’un migrant sur deux présents sur le territoire français est immédiatement expulsable au vu de la procédure Dublin, l’État n’en fait rien et surtout n’améliore pas le contrôle des clandestins présents sur notre sol et qui peuvent en être expulsés. Et ce malgré des impératifs sécuritaires, sanitaires, politiques et sociaux de plus en plus forts. Pis, Macron a même continué la politique laxiste de Hollande et des socialistes : les crédits destinés à l’expulsion des clandestins ont été sabrés en douce, et continuent de baisser. Pourquoi s’étonner alors que les clandestins continuent d’affluer en France en général et à Nantes en particulier, et que rien ne portera la situation à s’améliorer ? A Nantes comme ailleurs.

Louis Moulin

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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