Route du rhum 2018 : Le grand chambardement continue

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 40 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

25 200 € réunis sur 60 000 € (42 %) — il manque encore 34 800 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

60 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information ASPA : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

Quatre-vingt-treize solitaires de la Route du rhum étaient en course ce mardi soir puisque nombre d’entre eux sont repartis après escale de Bretagne, d’Espagne et du Portugal, alors que sept ont refait demi-tour. Les conditions météo sont favorables des Canaries à la Guadeloupe, mais un front est attendu demain pour ceux qui n’ont pas encore passé Madère. Or ce front va générer une dépression devant le Portugal…

La route est encore longue pour la majorité des 93 solitaires en course : Christophe Bogrand (Sterec Aile Bleue) a en effet dû rallier Brest suite à son démâtage lundi, et sept autres skippers sont revenus sur leurs pas en raison de nouvelles avaries. Mais l’Atlantique est vaste et les conditions de navigation ne sont pas du tout les mêmes dans le golfe de Gascogne (où dix-sept voiliers font face à une brise de Sud à Sud-Est) et à l’approche de l’arc caraïbe, où les leaders en Multi50 et en IMOCA profitent d’un alizé d’Est musclé avec des grains.

route_rhum

© Sealaunay

Une dépression en formation

De fait, les partants du week-end dernier ne doivent pas traîner pour déborder le cap Finisterre avant l’arrivée d’un front prévu pour jeudi au large du Portugal et qui va normalement se transformer en perturbation. Quelque part une bonne nouvelle pour eux puisqu’ils pourront alors passer par-dessus avec un flux d’Est, puis de Nord 20 à 30 nœuds qui devrait leur permettre de glisser rapidement ensuite vers le Sud afin de connecter les alizés. Clairement, il vaudra mieux être au minimum à la latitude de Madère le week-end prochain, au risque de se faire prendre par une nième dépression qui va balayer les Açores, puis la péninsule ibérique !

Et pour ceux qui naviguent encore entre Lisbonne et Madère, autant prendre le plus de Sud possible pour éviter de s’engluer dans une dorsale qui précède ce front. Mais il ne sera pas aisé de se dépatouiller de cette alternance de vents faibles et instables avec un flux de Sud qui court devant cette perturbation. Emmanuel Le Roch (Edenred) l’indiquait ce mardi matin : il avait dû traverser une zone de molles avant de retrouver un peu de consistance avec une brise de Nord-Est. Et ceux qui auront le plus de difficulté à s’extraire de ce nouveau phénomène météo sont malheureusement ceux qui ont dû faire escale en Espagne ou au Portugal tels Claire Pruvot (Service Civique) ou Carl Chipotel (Pep’ Gwadloup)…

Fracture alizéenne

Pour le peloton qui navigue au large de Madère et des Canaries, la solution semble venir du Sud : les brises portantes sont plus consistantes du côté du tropique du Cancer et ce, jusqu’à jeudi. Car à suivre, la genèse de cette dépression madérienne va provoquer une rupture d’alizés et il vaudra mieux se positionner sous le 25° Nord au risque de s’enferrer dans des calmes prolongés. Le parcours soi-disant paisible entre les archipels des deux côtés de l’Atlantique devrait se transmuter en cheminement laborieux dans un cocktail atypique fait de calmes et de brises improbables… C’est le grand chambardement : « la mer perd la boule et fait sauter ses houles… »

Heureusement plus à l’Est, les leaders et leurs poursuivants dans toutes les catégories de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe sont bien installés dans un flux de secteur Est à Nord-Est, caractéristique d’une bordure méridionale de l’anticyclone des Açores. Or celui-ci va se faire « écrabouiller » par l’arrivée de cette dépression dès jeudi : c’est plutôt favorable pour tous ceux qui ont déjà avalé la moitié de l’Atlantique, moins pour ceux qui n’auront pas franchi le 30° Ouest d’ici mercredi soir… Thomas Coville (Sodebo Ultim’) l’a bien compris, lui qui sur son trimaran ULTIME plonge plein Sud à l’intérieur des Canaries côté Maroc, pour tenter une voie probable par l’archipel du Cap-Vert ! Il peut se le permettre grâce à la puissance de son bateau, tout comme Thierry Bouchard (Ciela Village) en Multi50. Mais pour bien d’autres, la voie du Sud ne sera pas facile à atteindre…

Des leaders affirmés

Et si la Guadeloupe se remet doucement de ses émotions liées à ce final époustouflant entre Francis Joyon et François Gabart, elle va devoir se réveiller dès jeudi lorsque le troisième larron va pointer ses étraves devant la Tête à l’Anglais. Et ce troisième ne devrait être autre qu’Armel Tripon sur son Multi50 Réauté Chocolat : il possède près de 400 milles de marge sur Erwan Le Roux, soit quasiment une journée de mer ! Et il sera normalement suivi par le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) qui reste toujours le plus rapide des monocoques IMOCA dans ces alizés toniques, avec près de 200 milles de delta sur Paul Meilhat (SMA).

Et à un peu moins de la mi-parcours, Pierre Antoine fait cavalier seul parmi les Rhum Multi avec le leader des Class40 Yoann Richomme (Veedol-AIC) qui ne lui rend qu’une demi-journée ! Tandis que Sidney Gavignet (Café Joyeux) en Rhum Mono est aussi dans les parages à 1 900 milles de l’arrivée. Ces cinq premiers de leur catégorie n’ont donc pas trop de soucis à se faire puisqu’ils devraient bénéficier d’un alizé construit jusqu’à l’arc caraïbe, avec suffisamment de marge pour naviguer sans prise de risque. Ce que leurs poursuivants ne peuvent faire car ils sont tous groupés en grappes de trois ou quatre solitaires qui doivent se départager à l’occasion des nombreux empannages à réaliser avant la Guadeloupe et des grains à négocier dans ce flux tropical plutôt instable.

Toutes les informations et le classement ici

Crédit photos : © Sealaunay
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Sociétal

Jean-Claude Michéa dans Le Figaro : l’école, l’ignorance et la colère de la France périphérique

Culture, Culture & Patrimoine, Histoire

« Sacrifice royal » : Paul-Henri Jaulin fait raconter la guerre des Gaules par Vercingétorix lui-même

Politique, Sociétal

La Marseillaise : des paroles modifiées au Stade de France provoquent la polémique [Vidéo]

ST-BRIEUC

Sarah Knafo, un livre, la brasserie Kerfave et des galettes-saucisses : la gauche bretonne crie au fascisme

International

Immigration : sortir de la CEDH, clauses d’exemption… le rapport qui veut rendre aux nations leur politique d’asile

Religion, Société

Un Afrikaner lancé dans un périple chrétien de 10 000 km avec une imposante croix en bois sur l’épaule

champignons

Environnement, Santé

Champignons et immunité : une relation vieille d’1 milliard d’années

Insolite

Prix de la France moche 2026 : panneaux, enseignes et entrées de ville défigurées au palmarès

BREST, Economie

Brest-Séville : la nouvelle ligne directe inaugurée à l’aéroport de Guipavas

Santé

Candida auris : le champignon « superbactérie » qui résiste aux traitements et s’installe dans les hôpitaux

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Environnement

Tempête Austen : jusqu’à 140 km/h attendus sur les côtes bretonnes vendredi

Découvrir l'article

ST-MALO

À l’heure de la Route du Rhum, les étudiants bretons misent sur l’hydrogène

Découvrir l'article

Culture & Patrimoine, Histoire, Patrimoine

Route du Rhum : le Muséum national d’Histoire naturelle met l’océan à l’honneur à Saint-Malo

Découvrir l'article

A La Une, Sociétal

Laïcité : 53 % des Français opposés au voile dans la rue, 62 % des moins de 25 ans y sont favorables

Découvrir l'article

Sport

Route du Rhum 2026 : Pierre Leboucher prendra le départ de Saint-Malo aux couleurs de la recherche génétique

Découvrir l'article

Sport, ST-MALO

Saint-Malo. 118 bateaux, 13 jours de fête : tout savoir sur le Village Départ de la Route du Rhum

Découvrir l'article

Environnement, Sciences

Concarneau. La skippeuse Anne-Claire Le Berre transformera son trimaran en laboratoire flottant au retour de la Route du Rhum

Découvrir l'article

Concarneau

Concarneau. 150 bateaux et 20 000 personnes : l’immense hommage de la mer à Charlie Dalin

Découvrir l'article

ST-MALO

Route du Rhum 2026 : la course au large devient un outil pédagogique pour des milliers d’élèves

Découvrir l'article

Economie, Environnement

Nautisme. Ventes de bateaux en baisse mais envie de naviguer intacte : les chiffres de la filière

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.