Nombre d’observateurs avertis avaient remarqué que depuis quelques années des dealers parisiens étaient venus se mettre au vert à Nantes. Une ville reconnue pour son nombre de consommateurs, mais aussi sa justice moins répressive qu’à Paris. Un fait divers récent relève de cette réalité. Un dealer francilien a en effet été arrêté en plein trafic à Nantes.

Le jeudi 3 janvier dernier, la BAC était en planque rue des Feuillantines, près de la place Mangin sur l’île de Nantes, sur un point de deal. Le deal dans le quartier, notamment par des clandestins nord-africains place Wattignies, est source de désagréments, de nuisances et d’agressions que dénoncent les riverains.

La BAC a assisté à une transaction — un individu vendait sur le pas de sa porte des bonbonnes de cocaïne (de 0,5 à 1 gramme, 60 €) aux clients. Le logement a été perquisitionné : une vingtaine de bonbonnes, quelques centaines d’euros et du matériel pour peser la drogue ont été découverts. Déjà connu pour des faits de cession de stupéfiants dans les Yvelines d’où il est originaire, le jeune homme âgé de 19 ans était venu s’installer depuis peu à Nantes et y avait repris son business illicite.

Dans la nuit du 4 au 5 janvier vers 1 h 30, un autre dealer, vendéen celui-là, a été arrêté sur le parking d’une boîte de nuit rue Jules Launey près de la gare de Chantenay. Il dealait des cachets d’ecstasy, dix euros pièce. Une perquisition a été menée chez l’homme âgé de 28 ans — d’autres cachets ont été retrouvés.

LM

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