Evacuation du gymnase squatté à Nantes : 17 migrants clandestins transférés en CRA

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Lors du début de l’évacuation ce mardi des migrants qui occupent le gymnase de l’ex-collège Jeanne Bernard à Saint-Herblain, à 100 m des limites communales de Nantes (Beauséjour), 17 migrants ont été, selon nos informations, transférés vers des centres de rétention administratives. Ils sont en effet soit sous le coup d’obligations de quitter le territoire français (OQTF), soint interdits de territoire.

Parmi eux, onze ont été transférés au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, à l’est de Paris (77). « Personne ne voulait les accompagner, plusieurs d’entre eux ont la gale », relève un policier nantais. Les autres ont été emmenés notamment à Oissel (76), un CRA situé près de Rouen.

La contamination récente de deux agents pénitentiaires après avoir maîtrisé un détenu violent, lui-même atteint, à la prison pour mineurs (EPM) d’Orvault, est encore dans les esprits. Cette affaire, que la direction a d’abord tenté d’étouffer, a eu selon nos informations beaucoup de résonnance en interne et serait même remontée jusqu’au ministère.

Selon un bilan transmis par la Cimade et le Secours Catholique le 18 septembre sur les conditions de vie au gymnase, les occupants, à moitié erythréens, puis principalement soudanais, guinéens, somaliens, ivoiriens,marocains, tunisiens, vivent dans des conditions dantesques.

Les sanitaires « sont en nombre insuffisant et puent », selon des bénévoles que nous avons interrogés. Il y a aussi des bouteilles d’eau qui traînent et des toilettes improvisées. L’eau « fait peur et provoque des diarrhées », la distribution de repas par l’association d’extrême-gauche l’Autre Cantine donne lieu à « de fréquentes bagarres », relève encore une bénévole ; un migrant nous a expliqué « ne plus y aller car ça craint, il n’y a aucun contrôle et c’est le bordel ». Le rapport signale aussi des cas de gale, de tuberculose, de dénutrition et d’atteintes psychiques sur le site. Des rats et des punaises infestent le gymnase, qui est par ailleurs amianté et dont le plafond menace de s’effondrer.

Depuis la prise de contrôle par la Préfecture et l’association France Horizon ce 8 octobre au matin, de menus travaux d’assainissement et de nettoyage ont été réalisés. Des sanitaires dans des Algeco devraient être installés et les cabanes construites de bric et de broc devant le gymnase retirées. Néanmoins, nombreux sont les riverains qui ne croient pas aux promesses du préfet de voir les lieux progressivement vidés d’ici le 31 décembre.

 « On nous a trop promis sans rien faire. On sait très bien que les migrants ici arrangent bien Johanna Rolland qui ne les veut pas en centre-ville de Nantes, et en même temps elle peut taper sur l’Etat qui ne fait rien et monter sur ses grands chevaux pour faire plaisir à ses électeurs. Elle fera tout pour qu’on continue à être sacrifiés, avec la complicité du préfet et des associations : elle ne vit pas ici, et nous on ne vote pas à Nantes ».

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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