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Ce dimanche 8 décembre vers 2h20, une nouvelle agression sexuelle a eu lieu dans le centre-ville ; on ne peut guère s’en étonner au vu de la clémence judiciaire, puisque l’auteur d’une autre agression sexuelle près de la Haluchère quelques jours auparavant a déjà été libéré, bien qu’en situation irrégulière.
Deux jeunes gens d’origine extra-européenne
Vers 2h20 près de l’arrêt de tramway (ligne 1) Duchesse Anne, à l’extrémité est du centre-ville, deux jeunes gens d’origine extra-européenne se montrent agressifs et malveillants envers un groupe de jeunes ; l’un d’eux plaque même sa main sur les fesses d’une jeune fille. Puis, alors que les jeunes gens prennent sa défense, les deux agresseurs les agressent et les menacent avec un tesson de bouteille. Ce sont les forces de l’ordre qui font fuir l’agresseur présumé, mais pas son complice en train de… mordre le doigt de la victime.
Ce dernier, âgé de 28 ans, a été déféré au tribunal de Nantes pour faits de violence volontaire ; l’agresseur sexuel est, lui, recherché. La victime a 10 jours d’ITT. « On a souvent des agresseurs qui sont dans un état second », commente un policier nantais, « notamment parce qu’ils prennent des médicaments anti-convulsifs, comme du Rivotril [Clonazépam) qu’ils mélangent à l’alcool, voire à des stupéfiants. Et ils s’en font prescrire car certains arrivent à avoir des attestations comme quoi ils sont atteints de troubles psychiatriques – ce qui leur donne droit à plus d’aides, des médicaments psychotiques, et judiciairement ils risquent moins car leur discernement est considéré comme altéré ».
Laxisme judiciaire
En attendant la prochaine agression sexuelle – elles se multiplient en ville, surtout le week-end, le laxisme judiciaire a encore frappé : l’auteur de l’agression sexuelle d’une femme ce mercredi 4 décembre sur le parking du centre commercial de la Beaujoire, un Tunisien en instance d’expulsion âgé de 27 ans, a été libéré sous contrôle judiciaire. Le procureur avait pourtant demandé son placement en détention provisoire.
L’auteur présumé, qui doit être jugé le 17 janvier – le délai est là encore du à une expertise psychiatrique – devra pointer chaque semaine au commissariat, ne pas se rendre sur les lieux de son agression et rester chez lui de 18 h à 8. « Ce qui lui laisse quand même de 8 à 18 h pour agresser, si tant est qu’on a vraiment les moyens de contrôler qu’il respecte son contrôle judiciaire », relève un policier nantais excédé. « On n’y arrive déjà pas dans les prisons ! Il faudra vraiment un drame pour que la justice sorte de son angélisme, on n’est pas chez les Bisounours ici ! ».
Louis Moulin
Photo d’illustration: DR
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