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Les fusillades à Nantes suivent un rythme presque aussi soutenu qu’en 2019 – à raison d’une par semaine, les pouvoirs publics pourront toujours affirmer que leur rythme ralentit, de 1.3 à 1 par semaine. Après la Bottière ce 5 janvier, c’est au Breil, épicentre des émeutes de 2018, que les armes ont parlé. Toujours sans que les autorités – tout à fait dépassées – puissent réagir efficacement.
D’ailleurs les deux mineurs et le majeur interpellé sur place, le 13 janvier peu après minuit, ne sont pas les auteurs des tirs entendus rue Jacques Feyder, au Breil, vers minuit. Entre trois et cinq coups de feu ont été entendus sur cette artère qui compte plusieurs points de vente de drogue, très juteux… dont l’un situé juste à côté d’une agence HLM de Nantes Métropole Habitat. Depuis juillet 2015, pas moins de 7 fusillades ont eu lieu dans la rue ou à ses abords immédiats.
« Un avertissement »
Sur fond de tensions entre jeunes délinquants des Dervallières et du Breil – et donc entre gangs de la drogue nantais qui instrumentalisent les uns et les autres – des échauffourées et des rixes avaient déjà eu lieu dans la rue. Elles se sont traduites par une nouvelle fusillade, « un avertissement » selon un policier nantais. « Les points de vente de la rue génèrent plusieurs milliers d’euros par jour, c’est un pactole qui attire les convoitises », relève un autre policier.
2020 plus fort que 2019 ?
Sur place, une arme de poing et un fusil ont été saisis par les policiers – ce qui participe à ouvrir le compte des armes saisies en 2020. « En 2019, on a battu des records avec plus de 50 armes. En 2020, tout porte à croire qu’on va les égaler », confie encore un policier nantais.
Par ailleurs, une autre fusillade s’est produite au début de l’année à Rennes, dans le quartier dit « sensible » de Cleunay, où un homme a été blessé. A Rennes qui jusque là ne connaissait qu’une ou deux fusillades par an, c’est la troisième en trois mois.
Louis Moulin
Photo d’illustration : DR
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Une réponse à “Nantes. Et hop ! Une fusillade de plus, cette fois au Breil Malville”
[…] les problèmes… « Dans la nuit du 12 au 13 janvier, une nouvelle fusillade a éclaté – la 2e de l’année – rue Jacques Feyder, épicentre de la vente de drogue dans le quartier très […]