Tourisme et confinement. Les autocaristes en grande difficulté

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La Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) a récemment demandé à ce que les entreprises de transport par autocar bénéficient pleinement du plan de soutien de l’Etat au tourisme. Le secteur est en effet en crise.

Les dernières annonces de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, ne rassurent pas non plus les professionnels du transport. « [A cause de] la priorité donnée à l’enseignement au moment de la réouverture des écoles, certaines académies donnent instruction aux établissements scolaires d’annuler les classes de découverte et sorties scolaires jusqu’au mois de juin, ce qui créé une inquiétude supplémentaire des entreprises qui craignent de ne pouvoir reprendre ces activités avant la prochaine année scolaire, voire la fin de l’année civile ». explique la FNTV.

Aujourd’hui les autocaristes 100% tourisme parlent de 8 entreprises sur 10 qui n’auront plus de trésorerie au 15 mai. Cela représente sur la France 5000 a 6000 licenciements. « Les pertes sont sèches et 2020 est une année blanche » nous explique une conductrice de tourisme actuellement en difficulté. Notamment en raison de nouvelles normes, pour pouvoir pénétrer dans les villes, qui ont entrainé un renouvellement des flottes autocars (350 000 euros TTC en moyenne pour un autocar de tourisme neuf).

La saison débutait lorsque la pandémie s’est propagée en France, et les pertes mensuelles évoquées sont énorme. « A ce jour, tout est annulé sans date prévisionnelle de retour » poursuivent cette conductrice, qui nous alerte sur une pétition, lancée en ligne pour venir en aide à ce secteur, souvent moins évoqué lorsqu’il s’agit de parler du tourisme.

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Concernant les salariés au chômage technique certains encaissent une perte de 700 à 800 euros par mois car le salaire englobe certaines primes diverses et le salaire de base n’est pas élevé par rapport aux responsabilités du conducteur.

« Ne prévoyant aucune réouverture de restaurants hôtels etc… nous ne sommes pas en mesure de prendre en charge des groupes même si tous les moyens de sécurité sont mis en place dans les autocars puisque nos entreprises ont toutes désinfectées intégralement les flottes. Notre métier est aussi bien d’emmener des enfants en sorties scolaires que de faire voyager des retraités a travers l’Europe » poursuit cette entrepreneuse qui conclue : « Nous n’avons la aucune vue sur l’avenir et souhaiterions des réponses,  pour nos entreprises et pour nos salaires »

Voici la lettre adressée, via la pétition, au Président de la République et au ministre des transports (pétition en ligne ici) :

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire d’Etat aux transports,

Messieurs depuis le mois de mars 2020 nous faisons partie d’une profession complètement touchée par l’épidémie du Covid-19 et la totalité des parcs routiers dédiés au voyage touristique  et même scolaire et périscolaire sont à l’arrêt. Même si le confinement, qui a permis de sauvegarder des vies, va s’arrêter le 11 Mai pour beaucoup, nous savons que la reprise du travail dans notre secteur ne pourra se faire avant très longtemps.

Beaucoup des entreprises qui nous emploient sont des petites structures qui avant la crise avaient du mal à s’en sortir alors avec l’annulation de tous les voyages qu ils soient  linguistiques , en compagnie de nos anciens, ou scolaire et périscolaires les trésoreries sont au plus bas.

Vous et votre gouvernement avez pris de nombreuses initiatives afin de sauvegarder nos emplois par le chômage technique notamment mais après la période de confinement énormément de nos collègues et de nos patrons voient arriver le licenciement économique et le dépôt de bilan. 

Nous sommes les invisibles de cette crise, beaucoup de nos collègues en urbains, interurbains et scolaire transportent les personnes en prenant des risques et sans protection et sans reconnaissance, de nombreuses mesures sont prises pour sauver le transport aérien et les entreprises liées au tourisme et à la culture mais nous pour notre profession nous ne voyons rien venir. 

De plus avec la reprise des lignes scolaires interurbaines et intercités dites lignes Macron qu’elles seront les mesures d accompagnements et de sécurité sanitaire afin de préserver  la santé des conducteurs sachant en plus qu’une majorité de transport scolaire est effectué par des retraités.

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire d’Etat aux transports nous vous demandons au nom de nos patrons et de nous-même de vous pencher sur une profession qui étais d’avenir et qui va devenir une profession sinistrée et de nous donner des solutions pour sauver et pérenniser nos emplois 

Cette situation n’est pas que franco française mais européenne quand on voit que les mêmes problèmes auront les mêmes effets en Belgique notamment 

Nous nous permettons donc de vous joindre cette pétition afin de trouver des solutions afin que des garanties soit européenne soit française soit donne à un secteur complet de l’économie 

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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