L’Insee Bretagne a publié ce 7 juillet sa note de conjoncture pour le premier trimestre 2026, dressant le constat d’une activité économique à l’arrêt et d’un emploi atone dans la région.
Une activité économique au point mort
Après une progression de 0,2 % au quatrième trimestre 2025, l’activité économique bretonne n’a affiché aucune évolution (0,0 %) sur les trois premiers mois de 2026. Ce coup d’arrêt intervient alors que l’activité recule légèrement à l’échelle nationale, avec un repli de 0,1 % en France, après une hausse de 0,2 % au trimestre précédent.
L’emploi salarié stagne, l’intérim continue de reculer
L’emploi salarié breton est resté stable (0,0 %) par rapport au quatrième trimestre 2025, un chiffre identique à la moyenne nationale hors Mayotte. Ce résultat masque des trajectoires contrastées : l’emploi recule légèrement dans le privé (-0,1 %) tandis qu’il progresse dans le public (+0,4 %). Le tertiaire marchand hors intérim continue de perdre des emplois (-0,2 %), alors que le tertiaire non marchand renoue avec la croissance (+0,4 %). L’industrie, la construction et l’agriculture affichent, elles, une quasi-stabilité, avec des variations comprises entre -0,1 % et +0,1 % selon les secteurs.
L’intérim poursuit sa dégradation en Bretagne, avec un recul de 0,9 %, certes moins marqué qu’au trimestre précédent (-1,7 %), mais plus prononcé que la moyenne française hors Mayotte (-0,4 %).
Un chômage quasi stable, sous la moyenne nationale
Le taux de chômage breton s’établit à 6,6 % de la population active, un niveau resté quasiment stable et nettement inférieur à la moyenne nationale de 8,1 % hors Mayotte.
Le tourisme, signal positif de la région
Seul indicateur nettement à la hausse, la fréquentation touristique bretonne a progressé de 4,3 % sur l’année 2025, après un recul de 5,0 % en 2024 — une performance supérieure à la moyenne métropolitaine (+3,3 %). Cette reprise profite particulièrement à la clientèle non résidente (+10,5 %), la clientèle résidente progressant plus modestement (+2,9 %). Par mode d’hébergement, les campings tirent la saison estivale vers le haut (+7,2 %), devant les hôtels (+2,3 %), tandis que les autres hébergements collectifs touristiques reculent (-1,8 %).
Photo : breizh-info.com
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