La préférence nationale au logement ne sera rien sans la préférence régionale ! [L’Agora]

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Marine Le Pen vient de relancer le débat sur la préférence nationale au logement. Effectivement, dans une France où 15 millions de personnes ont des problématiques de logement, le thème est porteur et urgentissime.

Mais Marine Le Pen a oublié une partie du débat.

Certains territoires sont beaucoup plus touchés que d’autres par cette question du logement. Et ces régions sont, comme par hasard, les plus belles, les plus emblématiques, les plus dynamiques culturellement, les plus touristiques et les plus identitaires : La Bretagne, le Pays Basque, la Corse, certains secteurs de l’Occitanie, de la Savoie, etc… . Pourquoi ? Parce que les habitants du cru entretiennent au quotidien ce qui fait le charme et l’attractivité de ces contrées. Si quelqu’un vient en Bretagne, ce n’est pas uniquement pour les côtes et le sable chaud mais aussi et surtout pour ses villages (entretenus par les Bretons), sa dynamique culturelle (entretenue par les Bretons), son authenticité (entretenue par les Bretons), son littoral préservé (grâce aux Bretons).

Si les Bretons ne se démenaient pas comme des damnés pour garder leurs langues, leur culture et leurs paysages, personne ne viendrait chez nous. Des belles plages, il y en a, par exemple, plein la Normandie maritime ou les Charentes. Mais la Normandie ou les Charentes, c’est moins dépaysant que la Bretagne. Et si les Bretons n’avaient pas lutté, il y aurait aujourd’hui une autoroute qui traverserait les Marais Salants de Guérande pour amener du parisien en ligne directe à La Baule (projet d’Olivier Guichard à l’époque du gaullisme immobilier), il y aurait un parking à la place du magnifique port du Logeo en Presqu’île de Rhuys, une centrale nucléaire dans la Baie des Trépassés au Cap Sizun et une autre dans l’estuaire de la Loire.

Toutes ces horreurs des 30 Glorieuses ont été évitées grâce aux Bretons. Mais les Bretons et leur esprit frondeur n’ont pas été jusqu’à aider leurs camarades vendéens a empêcher la monstruosité qu’est devenue Saint-Jean de Mont ou, plus au sud, les pyramides de laideur de La Grande Motte.

Pas de ça chez nous ou alors, juste à La Baule ! Il y a juste les éoliennes qui sont en train de détruire méthodiquement ce que nous avons préservé pendant toutes ces décennies.

Par contre, cet entretien quotidien du beau, ce n’est pas nous ou nos enfants qui en profitent. Les îles bretonnes sont superbes et pourtant, elles ne vivent que 2 mois l’été avec des taux de résidences secondaires allant jusqu’à 75% à Hoëdic. Idem pour nos côtes. Les journalistes parisiens ont été surpris de voir des tags anti-touristes cet été dans certains coins de Bretagne. Ont-ils regardé le taux de résidences secondaires dans les communes taguées ? Peut-être y a-t-il une relation de cause à effet.

Donc la mise en place de la préférence nationale par le RN au pouvoir résoudra, certes, une partie du problème à Rennes où nos jeunes étudiants ou nos jeunes ménages pourront enfin trouver où se loger à Villejean, Maurepas ou la ZUP sud comme c’était le cas il y a 40 ans de cela. Mais cela ne résoudra RIEN à Saint-Briac, Penestin, Pornic ou Trégastell. Car dans ces communes, ce ne sont pas des étrangers qui trustent les logements mais bien les fameux Bernard et Chantal, agents d’assurance à Chatou (78), qui ont acheté ce mignon petit penn-ti une bouchée de pain dans les années 70 et qui n’y viennent plus que 15 jours par an. Et encore !

Le reste du temps, la baraque est fermée et nos gosses sont obligés de s’installer à 50kms de l’endroit où ils ont vécu. Ca aussi c’est du Grand Remplacement !

Encore une fois, les Bretons ne sont pas contre le tourisme, ils sont eux-mêmes touristes quand ils vont dans les Alpilles ou en Lozère, mais le phénomène « volets clos » dû aux résidences secondaires abusives doit cesser ! Les habitudes des jeunes générations ont changé, ils ne vont plus passer leurs vacances dans la maison de Trégastell achetée par les parents en 1976. Maintenant, ils prennent un billet au dernier moment pour Bali ou louent une maison entre potes à Bandol et ne viennent dans la maison de Trégastel que pour les 80 ans de Mémé. En attendant, celle-ci reste fermée 350 jours sur 365 les meilleures années. Et nous nous passons tous les jours devant, les poings bien serrés !

Quelles sont les propositions du RN à ce sujet ? Est-ce que le RN saura dépasser sa vision jacobine ? Le RN est-il prêt à redonner la Bretagne aux Bretons et la Vendée aux Vendéens comme il veut redonner la France aux Français ?

Jean-Pierre Trédia

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

 

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7 réponses à “La préférence nationale au logement ne sera rien sans la préférence régionale ! [L’Agora]”

  1. vert dit :

    67 % des français sont pour la préférence nationale selon un sondage

  2. fabre dit :

    QUELLES sont les propositions , et non QU’ELLES sont !
    C’ est bien la peine d’ user de l’ IA pour faire une telle faute !

  3. guillemot dit :

    Il n’y a pas qu’en Bretagne où les locations saisonnières et les Airbnb sont une plaie . Mais pour que les gens renoncent à ce genre d’exercice pour revenir à un système de location  » normal » il faudrait peut être que le gouvernement revoie ses copies en protégeant efficacement le bailleur contre les impayés, les squats, les détériorations les impayés et en plus ne pleurniche pas avec toutes ces associations lorsqu’il s’agit de migrant

  4. bibi dit :

    Mais ce sont les Bretons eux mêmes qui louent leurs logements en RBnB et qui vendent leurs maisons des fortunes ! Ils sont bien contents de faire de la plu-value. Quant aux maison secondaires ce sont le plus souvent des Bretons de Paris !

  5. Rozven dit :

    Je cite : « ces régions sont, comme par hasard, les plus belles, les plus emblématiques, les plus dynamiques culturellement, les plus touristiques  » : et bien du coup la Touraine, le Centre, le Nord, la Provence, en somme toutes les régions sauf « La Bretagne, le Pays Basque, la Corse, certains secteurs de l’Occitanie, de la Savoie, etc » seront bien contentes de se savoir traitées de tout l’inverse. À savoir moches, sans intérêt, tristes et pauvres. Des ploucs quoi, c’est ça ? Sympa Breizh info !

  6. Hadrien Lemur dit :

    La vision « jacobine » fantasmée du RN commence à devenir aussi éculé que les référence au régime de Vichy. Pour info voici la définition du Larousse du club des Jacobins, aussi nommé « Le club Breton » : Formé à Versailles en mai 1789 par des Constituants bretons (→ Lanjuinais, Le Chapelier), auxquels s’adjoignirent des députés d’autres provinces et des hommes politiques en vue (→ duc d’Aiguillon, Pétion, l’abbé Grégoire, Robespierre, Sieyès, Barnave et les Lameth), le Club breton, venu à Paris avec l’Assemblée, s’installe, sous le nom de « Société des amis de la Constitution », au réfectoire du couvent dominicain de la rue Saint-Honoré, d’où le nom de « club des Jacobins » qui lui est donné par dérision par les royalistes.
    Donc vouloir attribuer une vision jacobine au RN revient à lui décerner une estampille révolutionnaire Bretonne.

  7. philippe dit :

    Je connais très bien Bernard et Chantal ! ils ont hérité d’une maison construite dans les années 3O par les grands-parents de Bernard. Ils y sont très attachés mais ne peuvent pas y venir souvent. Chantal a de graves problèmes de santés, elle est souvent hospitalisée à Paris ou elle également suivie par des spécialistes qu’elle ne trouverait pas dans le Trégor car nous vivons dans un désert médical. Bernand et Chantal font entretenir leur maison, ils paient des jardiniers, des peintres des électriciens, des plombiers dont il faut souvent attendre l’intervention pendant de longs mois. Comme cette maison est considérée comme une résidence secondaire ils paient de lourdent taxes foncières pour financer des services qu’ils n’utilisent pas ou peu que ce soit l’écoles ou le ramassage des ordures ménagères. Ceux qui les utilisent, souvent locataires ne contribuent en rien au budget de la collectivité locale depuis que la taxe d’habitation a été supprimée. Certain dont le revenu est considéré comme faible ne paient pas d’impôt sur le revenu Heureusement Chantal, Bretonne pure souche exilée en région parisienne, avait hérité d’un appartement à Perros qu’elle a vendu à la mort de ses parents. La taxe sur la plus-value et les droits de successions et de mutation ont été une contribution complémentaire au budget ders collectivité. Un investisseur Breton propriétaire d’une crêperie à Paris à racheté cet appartement pour en faire un Airbnb et compléter ses revenus le jour où il prendra sa retraite car il semblerait que d’ici là le pouvoir d’achat des retraites aura considérablement baissé. De plus il y a fort peu de demande de location à l’année sur a côte, en hiver les emplois sont pour la plupart dans les grandes villes à Rennes, Brest ou même à Lannion où il n’y a pas vraiment de pénurie de location.

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