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Après le choc de l’enquête de Cash Investigation sur France 2, diffusée le 29 janvier 2026 et révélant les dérives graves du périscolaire parisien, c’est au tour de M6 de lever le voile sur un nouveau scandale scolaire. Le constat s’avère tout aussi alarmant : une récente infiltration révèle qu’un homme, pourtant condamné pour détention massive de fichiers pédopornographiques, a non seulement continué sa carrière, mais a été nommé référent du programme d’éducation à la sexualité par le rectorat. Ce nouvel épisode balaie la supposée « hystérie collective » dont seraient victimes les parents d’élèves et interroge frontalement la passivité de l’Éducation nationale.
Trois DVD sur son lieu de travail — un établissement scolaire —, quatorze autres et sept disques durs à son domicile, tous remplis d’images à caractère pédopornographique. C’est le « butin » qui a valu à ce directeur d’école une condamnation à six mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer auprès de mineurs. 728 jours. Comme si le simple temps qui passe pouvait effacer la perversion de l’attirance sexuelle pour les enfants ou le risque de récidive. Plus aberrant encore : l’homme est ensuite devenu conseiller pédagogique, chargé de former les enseignants… à l’éducation sexuelle et affective. Si le sujet n’était pas aussi grave, on ironiserait sur le fait qu’au moins, il connaît son sujet.
Dans le documentaire de Zone Interdite (« Nous avons infiltré l’école »), il est démontré que contrairement aux affirmations de l’académie de Montpellier, cet homme entrait bel et bien en contact avec des mineurs. Mais après tout, le cadre légal actuel présente des failles béantes : si le contrôle du casier judiciaire est obligatoire pour les enseignants, son automatisation fait cruellement défaut. Surtout, ces vérifications épargnent d’autres catégories de personnel : administratifs, conseillers, animateurs, chauffeurs ou agents de cantine…
On apprend également dans ce reportage qu’en plein scandale du périscolaire — une période où les projecteurs sont pourtant braqués sur l’école —, être recruté reste d’une facilité déconcertante. Sans même évoquer leur manque de formation, les journalistes infiltrés ont pu intégrer des établissements sans qu’aucune vérification de leurs antécédents n’ait été effectuée. À l’ère de la surveillance généralisée, le citoyen est en droit de se demander si on ne se moque pas de lui.
Outre les dysfonctionnements crasses d’une administration pointilleuse sur des détails insignifiants mais aveugle sur l’essentiel – à savoir la sécurité des écoliers – le problème de fond demeure judiciaire. Une doctrine qui mise tout sur la réhabilitation individualisée – sans toujours s’en donner les moyens qui plus est – permet à des profils dangereux de graviter à nouveau autour des enfants. Si la présence de prédateurs sexuels là où se trouvent des mineurs n’est pas nouvelle, l’ampleur systémique de la faille l’est : on recrute n’importe qui, les signalements sont souvent ignorés et la formation reste à désirer.
Pour donner une idée de l’ampleur de la menace qui pèse sur les enfants, rappelons qu’en avril 2026, la Haute-commissaire à l’Enfance déclarait que 4 800 profils dangereux avaient été écartés des métiers de la petite enfance et de la protection de l’enfance. 4 800. Mais combien sont passés entre les mailles du filet ? Combien en reste-t-il encore ?
4 800 profils dangereux travaillant dans le secteur de la petite enfance à un instant T ; un détenteur de fichiers pédopornographiques nommé référent EVARS, prouvent une chose : ce que l’administration et des juges balayent souvent comme une « hystérie collective » de la part des parents est en réalité une lucidité salutaire face à une menace bien réelle.
4800 profils dangereux écartés rien que dans la protection de l’enfance et la petite enfance.
Voilà pourquoi la généralisation de la vérification des antécédents judiciaires à toute personne exerçant auprès des enfants est indispensable.
Protéger est urgent ! pic.twitter.com/eAKgJCJv2Q— Sarah EL HAÏRY (@sarahelhairy) April 18, 2026
(1) L’enfant interdit, comment la pédophilie est devenue scandaleuse, Pierre Verdrager, Armand Colin, Paris, 2013
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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6 réponses à “Un pédophile condamné est promu par le rectorat et devient référent EVAR [vidéo]”
Non seulement il fait proteger nos enfants en contrôlant les profils de ces prédateurs mais il faut aussi faire en sorte d’éliminer toutes possibilités qu’ils recommencent.Pas de quartier pour de telles pourritures!
La vaste campagne contre les abus sexuels dans le milieu catholique a permis de faire le point sur cette sombre affaire . Des condamnations ont été prononcées , des personnes ont été emprisonnées et montrées à la vindicte populaire et c’est tant mieux. Il serait maintenant nécessaire et utile que ce coup de balai soit fait dans l’éducation nationale et dans toutes les associations qui s’occupent des enfants. Mais , voila , il y a le risque de trouver des personnages « hauts placés » comme ce fût le cas dans l’affaire dit du CORAL ( 1982 ) où le nom d’un ancien ministre avait été sérieusement prononcé comme il l’a été dans l’affaire Eistein plus récente
Des faits troublants voir inquiétants semblent attester d’une omerta sur les abus sexuels en France. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a refusé d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur le volet français de l’affaire Jeffrey Epstein pourtant initié par son propre groupe parlementaire en invoquant le principe de la séparation des pouvoirs et l’existence de procédures judiciaires en cours. C’est pour le moins suspect et ça ne rassure pas sur les possibles implications à de hauts niveaux de l’état. La transparence totale devrait plutôt être la règle.
Que de pervers ! On a la nausée à lire ces horreurs ! Condamnation immédiate
les malades au pouvoir se protègent et sont protégés !
Quid de l’affaire Epstein en France où cet individu a séjourné ?
La Castration chimique au minimum devrait être appliquée à ce genre de personnages, et interdire aux hommes tout emploi dans les secteurs liés aux enfants.